Other Worlds - Le forum de The X Phil

Le cinéma est plus harmonieux que la vie, il n'y a pas d'embouteillages dans les films. Les films sont comme des trains qui filent dans la nuit (François Truffaut)


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"Aujourd'hui c'est pizza, hier c'était pizza"*

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Phil


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* extrait de Seul et Célibataire des Fatals Picards

Les meufs étant parties au soleil pendant que je me tue à la tâche pour aider la SG à obtenir les bons résultats que vous connaissez peut-être depuis jeudi, je vais compenser comme d'habitude avec une bonne fournée de films avant de les rejoindre dans une semaine (la bonne excuse ! Smile).

J'ai commencé aujourd'hui par la revoyure du terrible PACIFIC RIM, sur lequel on s'étripe ici : http://thexphil.forumactif.org/t106-pacific-rim-de-guillermo-del-toro

En prévision pour la suite immédiate : après la geek attitude, je vais faire honneur à mon côté cinéphile ardu avec un diptyque Bunuel enregistré sur Arte; puis honneur à mon côté amateur de nanar avec la probable daubasse R.I.P.D. dont le titre rappelant P.R.O.F.S. ne pouvait que motiver Cyrille (qui vient le voir avec moi demain).

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Phil


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Phil a écrit:je vais faire honneur à mon côté cinéphile ardu avec un diptyque Bunuel enregistré sur Arte

Vu, donc, TRISTANA et LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE, deux des derniers films du réalisateur. Considérés tous deux comme de grands films par la critique et l'histoire du cinéma, je ne serai pas aussi affirmatif. Enfin, par Tristana, en tout cas - qui en plus d'avoir le gros inconvénient de faire penser à une chanson de Mylène Farmer qui trotte longtemps en tête ensuite, est surtout très proche du précédent Belle de Nuit de Bunuel itou. Qui lui est un très grand film, autrement plus pervers. C'est encore très dark ici, et la perversité est d'une nature différente, plus sous-entendue. Mais ça fonctionne moins bien à mon avis - même si Deneuve est encore une fois énorme dans le film.
Le Charme..., par contre, c'est vraiment très bien. Bunuel y retrouve son sens de l'absurde dans une histoire totalement surréaliste, où les rêves s'imbriquent les uns dans les autres et où on ne sait plus ce qui est réel de ce qui ressort des fantasmes de chacun. Dans une ambiance très étrange et oppressante, Bunuel s'en donne à coeur joie dans ses thématiques anticléricales, contre l'armée et l'ordre établi, et se livre à une charge féroce contre les petits-bourgeois médiocres et imbus d'eux-mêmes, gonflés de leur suffisance et renvoyés à leur vacuité.

Tristana = 4/6
Le Charme Discret de la Bourgeoisie = 5/6



Vu aussi THE MASTER, première incursion internationale de Tsui Hark, en 1993 (le film est hong-kongais mais tourné à Los Angeles avec une partie de l'équipe et une moitié d'acteurs américains). Et c'est aussi mauvais que ses futures purges vandamesques de sinistre mémoire. Où quand le réalisateur s'auto-caricature à l'extrême, allant jusqu'à bâcler une réalisation indigente - un comble pour celui qui a été un des grands créateurs de formes du cinéma d'action. Scénario pourri, acteurs merdeux, musique atroce, humour pataud à pleurer... Restent de beaux combats de Jet Li - toujours impressionnant. Mais 1/ on lui oppose des acteurs américains qui n'ont pas le dixième de son talent et sont ridicules, ce qui le tire vers le bas; et 2/ si c'est pour le voir se battre, on peut se tourner vers des films autrement meilleurs, même sans aller tout de suite chercher dans le monstrueux type Fist of Legend.

Note = 1/6

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Phil


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Ah ben finalement, à mon grand étonnement, c'était pas si mal, ce petit R.I.P.D. - Brigade Fantôme de Robert Schwentke ! Pas un chef d'oeuvre évidemment, pas vraiment un bon film non plus en termes de cinéma pur, pas le film du siècle, un peu poussif parfois... mais vraiment sympa, qui fait passer un bon moment. Et surtout : on s'est bien marrés, ce qui est quand même le principal !

Dans l'esprit comme dans le résultat à l'écran, ça fait pas mal penser à certains films des années 80 type Ghostbusters, et évidemment aux Men in Black. Surtout dans sa première partie, une mise en place peu longuette et qui fait craindre le pire. Heureusement, ça s'améliore ensuite, mais le déroulement du film ne sort jamais des sentiers balisés de ce type de comédie fantastique familiale, et le script ne réserve pas vraiment de surprise. Pas bien grave, on peut mettre son exigence au vestiaire pendant 1h30 et s'amuser aux aventures de cette brigade de flics morts ayant pour mission d'aller récupérer sur terre les morts récalcitrants qui ne veulent pas finir au paradis ou en enfer.
Si le scénario dans sa structure est banal, le concept du film est bien suivi tout au long et réserve pas mal de gags et de bonnes idées (le running gag sur l'apparence des morts aux yeux des vivants est énorme). Et plonge parfois allègrement dans le portnawak et le gros délire - malheureusement pas soutenu tout au long du film (qui aurait pu alors être vraiment excellent).

Les acteurs savent très bien qu'ils ne sont pas là pour gagner des Oscars ou faire un film qui restera dans les annales de leur biographie, mais ne prennent pas leur rôle par dessus la jambe pour autant, et semblent même se régaler et s'amuser comme des fous. Ryan Reynolds est toujours assez monolithique (Buried restera certainement une exception dans sa filmo - en plus on ne peut que haïr le mec qui a été marié, certes pas longtemps, à Scarlet !) mais il fait des efforts concluants. Face à lui, Jeff Bridges est à fond, et parfait, dans son nouveau rôle de gros bourru du cinéma américain. Kevin Bacon ou Mary Louise Parker sont très bien aussi.
A l'image du film, la réalisation est fonctionnelle, basique mais très efficace.

Un petit film sympa qui raffraîchit bien en cette pariode quasi caniculaire = 4/6

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Phil


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J'ai oublié de préciser qu'on l'a vu en 3D - ça nous arrangeait par rapport au lieu et horaire... Et qu'elle est plutôt moins inutile que la plupart du temps; il y a quelques effets sympas. Ca change toujours pas la nature du film (qui serait le même en plat), mais pour une fois qu'ils font l'effort de faire 2-3 effets...
Réutilisé mes lunettes de WWZ, et ça a très bien fonctionné - pour un ou 2 films par an subi(s) en tridi, ça fera toujours 1 ou 2 euros d'économisé, y'a pas de petit profit !

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Phil


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Arf, ce soir (enfin, après le boulot), on a voulu faire notre BA avec Cyrillou et aller voir un petit film français paumé au milieu des sorties de l'été que personne n'ira voir à notre place... A savoir :


(LANDES de François-Xavier Vives)

Ben on nous y reprendra pas de si tôt à faire notre BA : c'était assez nase. Très bien filmé, plein de belles images, d'autant plus impressionnant pour un premier film. Mais malheureusement, il y a bien que ça à sauver. Le gros problème, c'est que ça raconte absolument rien. On se demande bien ce qui a pu intéresser le réalisateur dans cette histoire avec un peu de social, un peu de drame, un peu de chronique d'époque, un peu d'histoire... à tel point qu'il ait envie de réaliser ce film tout vide. Forcément, comme ça raconte rien, ça se finit en couille. On ne comprend rien aux tenants et aboutissants des actes des personnages, à ce qu'ils sont au fond...
Comme téléfilm FR3 Aquitaine, c'est au dessus de la moyenne de par son esthétique; mais comme film de cinéma au milieu de l'été, c'est juste une purge.

Et on s'emmerde quand même pas mal, surtout.
Mais c'est beau...

Note = 2/6


Allez, vais me faire un petit DREDD (le remake/reboot, pas la méga daube avec Stallone) - je sais pas ce que ça va donner, mais c'est sûr que àa va être bien différent !

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On s'en souviendra quand même de Landes, tellement c'est naze !

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Phil


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Pourtant, "nous vous devons plus que la lumière" (et on cherche encore la lumière dans le film) !

Et "des hommes qui relient les hommes" - à part que je me relierais bien à Marie Gillain, y'a pas de quoi se connecter au film !

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Phil


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Phil a écrit:Allez, vais me faire un petit DREDD (le remake/reboot, pas la méga daube avec Stallone) - je sais pas ce que ça va donner, mais c'est sûr que àa va être bien différent !



En effet, cette nouvelle version signée de l’anglais Pete Travis avec Karl Urban sous le casque du Juge (casque qu’il ne quitte pas une demie seconde, contrairement à son prédécesseur) est bien meilleur que l’infâme daubasse de Danny Cannon avec Stalonne, qui avait fait bidonner tout le monde en 1996 par son ridicule totalement involontaire ! C’était pas bien compliqué, et ça donne pas un film génial pour autant, mais c’est toujours ça de gagné.
Au moins, cette fois, l’univers de la bande-dessinée publiée par 2000 A.D. est respecté, et même plus que respecté. C’est très violent, ultra agressif, sans pitié (le film n’épargne personne, encore moins les innocents) sauvage et malsain. Mené sur un rythme trépidant, le film dépote du début à la fin, dans une surenchère d’effets gore, d’explosions et de massacres dans la joie et la bonne humeur. Avec, en plus, une bonne idée, celle de la drogue « slo-mo » qui vaut quelques effets visuels décapants.

Après, le scénario tient sur un timbre poste, et les personnages existent encore moins que dans Pacific Rim. Le film enfermé dans un huis-clos au sein d’un immeuble futuriste où il s’agit pour Dredd et sa coéquipière de survivre aux gangs de trafiquants de drogue à leurs trousses s’apparente plus à un jeu vidéo géant. Et constitue en quelque sorte « juste » une aventure du Judge Dredd plus qu’une adaptation qui nous décrirait le personnage et son univers d’un point de vue général.
Il y a aussi quelques défauts dus à un budget étriqué, donnant un ensemble qui manque parfois d’ampleur.

Mais rien de bien grave pour un film qui se veut une série B sans autre prétention que de servir de défouloir et de proposer 1h30 de bourrinage intense qui font plaisir un soir d’été. Avec des acteurs pas mal du tout et une musique électro-indus à la NIN (en moins bien) pour accompagner le tout.
Ca a au moins le mérite d’être plus honnête que l’adaptation précédente de la BD, qui pétait bien plus haut que son cul et se foutait finalement de la gueule du monde.

Note = 4/6

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Phil


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Hier, j’avais prévu d’aller voir Insaisissables au ciné. Mais déjà que ça me tentait moyen à la base (à l’exception de l’intriguant casting à rallonge), mais en plus j’avais la flemme, et en plus en plus j’ai lu trop d’avis et critiques négatifs (sachant que même les positives soulevaient des points qui me faisaient peur).

Enquillage de deux films tranquillou à la maison, du coup, après junk food tex-mex made in Auchan… une vraie soirée « seul et célibataire », donc ! Smile

Jusque dans le choix de 2 films bien Philesques :

PIQUE-NIQUE A HANGING ROCK enregistré sur Arte la veille. Second film de Peter Weir réalisé dans son Australie natale en 1975, il s’agit d’un genre de drame victorien mâtiné de fantastique léger tiré d’une histoire vraie connue dans le pays aux antipodes. Ou la disparition mystérieuse de 4 jeunes filles issues d’un collège strict en 1900 lors d’un pique-nique organisé en montagne. Le film alterne les séquences dramatiques dans la pension des filles et des scènes oniriques et planantes en pleine nature. C’est très calme, très contemplatif, un peu chiant, mais toujours intéressant et intriguant. En plus d’être beau et bien interprété. Intéressant aussi de voir un des premiers films de Weir avant son départ pour les Etats-Unis et la carrière prestigieuse qu’il y connaitra. Même si pour le coup, j’aurais préféré revoir La Dernière Vague, qui est vachement mieux – ou quitte à voir un inédit, son premier film, Les Voitures qui ont mangé Paris

Note = 4/6



Après une petite pause Mario, j’ai enchaîné avec le terrible SCHIZOPHRENIA, alias ANGST, de Gerald Kargl.
Véritable film culte que j’avais pourtant jamais vu (en même temps, faut vraiment avoir envie de s’infliger ça), il est régulièrement cité parmi leurs films préférés par des cinéastes déviants comme Gaspar Noé ou Nicolas Winding Refn. Ca donne bien une idée du truc, et en effet au visionnage on voit bien ce qui peut avoir ici abreuvé leur cinéma – en plus de prouver que Michael Haneke n’est pas le seul réalisateur complètement chtarbé en Autriche ! Pas seulement dans le côté trash, d’ailleurs, mais aussi dans la manière de concevoir leurs films…

Angst, c’est donc la plongée hallucinante dans la tête d’un tueur en série complètement barré, 1h15 de descente aux enfers malsaine et putride, un trip bien dérangeant même s’il n’y a véritablement qu’une scène visuellement gore. Sorti de prison après avoir purgé sa peine pour le meurtre de sa mère abusive, le tueur se met immédiatement en tête d’assouvir à nouveau ses fantasmes sexuels et violents. Il tombe sur une grande maison isolée dans la campagne et va séquestrer et assassiner ses occupants, avant de mettre les cadavres dans le coffre de leur voiture et de projeter d’autres meurtres.
Le film est (quasi) entièrement raconté en voix off, celle du tueur qui nous détaille ses pensées, ses souvenirs, ses fantasmes. Ca met déjà extrêmement mal à l’aise (on se doute bien qu’il n’a pas une psyché très équilibrée) en soi, mais ça devient encore plus terrible sur toute la partie centrale du film, située dans la maison de la famille de victimes. Il se crée alors un décalage multiple entre les actes du tueur, le calme avec lequel la voix-off égrenne ses pensées, l’horreur ou la banalité de ce qu’il raconte… C’est dans cette partie qu’interviendra la seule scène sanglante, vraiment horrible – mais c’est glaçant et terrifiant de bout en bout (avec en plus un petit coup de nécrophilie légère pour faire bonne mesure).

Le film se caractérise aussi par sa réalisation : Kargl et son chef op polonais dont je ne me risquerai pas à écrire le nom ici ont eu recours à tout un système de grues et de harnais pour suivre constamment le tueur et donner l’impression d’un regard « démiurgique » sur ses actes. Ca donne une mise en scène impressionnante, constamment inventive, à grand renforts de plans séquences complètement fous où la caméra s’élève dans les airs, redescend au niveau du tueur, le suit ou le précède dans tous les recoins… En termes de pure mise en scène, le film est un des plus beaux que j’aie vus, égalant le génie d’un Kubrick et servant là encore de matrice à de futurs réalisateurs – des leçons dont se souviendra notamment Noé pour Enter The Void.
On notera que c’est l’unique film de Kargl, totalement disparu de la circulation depuis, ce qui en rajoute encore dans l’aspect mystérieux et unique de cet OVNI expérimental.

Note = 5/6

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Et après le boulot, Lone Ranger...
(ouais, j'y crois très moyen)

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Bon ben c'était pas mal ce LONE RANGER, en fait, dans son genre blockbuster débilo-spectaculaire. Comme on pouvait s'y attendre, c'est ni plus ni moins que Pirates des Caraïbes en western. Avec les mêmes qualités - scènes ultra spectaculaires, grand spectacle généreux, humour décalé, cabotinage savoureux de Depp... Et les mêmes défauts - trop long, exploitation facile de clichés, fatiguant et bruyant...
On notera quand même que c'est plutôt sombre et assez violent, pour un grand spectacle familial de ce type (les scènes de massacres d'indiens, le méchant qui bouffe le coeur de son ennemi, le héros ramené d'entre les morts, etc).

Et puis y'a quand même des lapins tueurs tout droits sortis des Monty Python et un cheval qui vole !
Note = 4/6

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(LES DERNIERS JOURS de David et Alex Pastor)

Los Ultimos Dias est le second film réalisé par les frères espagnols qui nous avaient déjà durablement impressionnés avec un Infectés bien dark et tendu du string. Ils reviennent ici dans leur pays d’origine et mais restent fidèles aux ambiances de fin du monde. Avec un concept de « virus » bien barré ici : une sorte d’agoraphobie à la puissance 1000 qui entraîne une panique menant à la mort lorsque les gens sortent de chez eux. Les réalisateurs dépassent rapidement ce pitch a priori débile et placent leur film dans une Barcelone souterraine oppressante où il s’agit de survivre dans le métro et les égouts devenus des jungles. Le « héros » doit retrouver sa petite amie à l’autre bout de la ville, escorté par l’ancien directeur du personnel de sa boite qui voulait le virer avant l’épidémie ; les deux ne pouvant pas se saquer mais ayant besoin l’un de l’autre.

Dès le début, on est plongé dans l’univers apocalyptique du film, le début de l’épidémie et des trajets de chacun étant racontés en flashbacks – ce qui permet quelques rebondissements bienvenus relançant régulièrement le film.
Moins puissant que le précédent, et moins frappant que les meilleures réussites du cinéma de genre espagnol récent, le film n’en est pas moins furieusement efficace et prenant. Son principal défaut est peut-être de rester assez classique dans son déroulement et ses enjeux, sans trop de surprises. Il compense avec une atmosphère oppressante et un rythme soutenu, de superbes visions de Barcelone ravagée, une mise en scène et une interprétation de qualité.

Et il y a surtout un petit je-ne-sais-quoi indéfinissable qui fait que le film fonctionne et m’a touché – un peu comme avait pu le faire l’anglais Perfect Sense récemment (mais moins, quand même). La fin du film, ainsi, réveille de belles émotions – après un happy end un peu convenu, balayé par une dernière séquence magnifique.

Note = 4,5/6

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Phil


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A propos de Los Ultimos Dias, lu sur le forum de Mad : "une version réussie de Phénomènes". C'est exactement ça; comme quoi il suffit de remplacer Chienmalade par des espinguoins à la tête d'un film pour que ça soit bien !

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Phil


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Et je termine cette semaine avec un dyptique de DVD perso - 2 films policiers des années 80 avec William Petersen bien avant Les Experts : POLICE FEDERALE LOS ANGELES (= To Live and Die in L.A.) de William Friedkin, et LE SIXIEME SENS (= Manhunter) de Michael Mann.
Deux films que je revois régulièrement et sur lesquels j'ai déjà eu l'occasion de m'extasier, et qui me trouent le cul à chaque fois. Donc, cette fois-ci comme les autres, c'était mortel.

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Phil


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Quelques jours tout seul à la maison encore, et l'occasion de faire à nouveau mon ado célibataire gavé de films et de junk food.

Avec aujourd'hui :



WRONG COPS, dernier film en date de Quentin Dupieux, alias Mr Oizo. Après Steak, Rubber et Wrong (pas vu ce dernier), le musicien/réalisateur (ici aussi scénariste, producteur, directeur photo, et certainement responsable aussi de la machine à café et de l'approvisionnement du plateau en drogues illicites) continue d'explorer la veine de son cinéma totalement absurde et planant définitivement à des hauteurs inatteignables du commun des mortels. Là, c'est conçu au départ comme 6 courts-métrages suivant chacun les aventures d'un flic pourri - assemblés pour donner un film. Autant dire que c'est encore plus décousu que ses films précédents; fonctionnant plutôt comme une suite de sketches autour d'un film narratif raconté de manière morcelée. Comme tous les films de Dupieux, l'univers délirant est assez fascinant, les personnages portés par des acteurs en roue libre (étonnant Eric Judor ! et l'acteur principal Marc Burnham est assez énorme) sont bons, quelques scènes barrées fonctionnent, on rigole de temps et on se laisse porter par moments... Mais c'est beaucoup trop brouillon et reposant uniquement sur le délire sans rien derrière, pour emporter l'adhésion.

Note = 2/6 (on notera aussi la présence de Marilyn Manson, hilarant)



Après, plutôt que d'aller subir le probablement nasebroque Noé au ciné, j'ai préféré me faire tranquillou à la maison le chef d'oeuvre de son réalisateur Darren Aronofsky, accessoirement un des meilleurs films du monde, l'immense REQUIEM FOR A DREAM. Ca faisait bien longtemps que je l'avais pas vu - et si forcément rien ne vaudra jamais le choc initial de la vision du film au ciné début 2001, j'ai cette fois retrouvé des sensations très proches; pris dans l'horreur du truc, jusqu'à l'apothéose finale, qui laisse toujours sur le carreau. Et puis, la musique de Clint Mansell, quoi - pas pour rien qu'on se la tape dans la moitié des bande-annonces et des pubs télé depuis !

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Phil


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"Rentrer fans une nouvelle maison, c'est comme rentrer dans le lit d'une femme. Ca fait peur"
"Déménager, c'est aussi faire les cartons dans sa vie"
"Un balai neuf balaie toujours mieux" (à propos d'une femme, pas drôle sinon)
"Le hasard a toujours du talent" (3 fois en 20 mn)
"Quand une femme fait le premier pas, elle veut avoir le dernier mot"

Simple échantillon des lieux communs du film de Lelouch, impossibles à recenser exhaustivement...

Et Eddy Michel qui a un scanner dans l'oeil.

Kaprisky avec l'accent espagnol (meilleur gag du film, énorme !)

Les animaux.

Moustaki.

La Dernière Séance revival (Rio Bravo inside)

Johnny en photographe de guerre qui fait des photos la nuit sans flash.

"Elle le savait pas ?"

Les pires acteurs/trices du monde (même ceux qui sont bons normalement)

Eloge du vide d'un gateux qui filme des trucs de tous les jours sans intérêt (les discussions au tel avec les enfants, des gens qui bouffent, un mec qui emménage...) comme si c'était su space opera.

Grand film !
(en fait, c'est encore pire que les précédents)
(même si on s' est bien marrés)
(j'aurais bien dormi mais j'avais peur de louper un gag involontaire. ou d'être réveillé par Francis Lai)
(j'ai préféré écrire ça, du coup)

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Phil


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Et la petite de 6 ans qui s' interroge sur la vie sexuelle de son grand-père !

Johnny sur Skype.

Une autre scène fondamentale : la meuf qui lave les carreaux.

Et allez savoir pourquoi la 72ème fille de Johnny c'est un drame pire que toutes ses autres saloperies...

La grosse toujours au second plan, Oscar du décor de diversion.

La morale hygiéniste à chaque scène.
Et les chasseurs gros méchants, mouarf.

La rando en forêt en jupe ras-la-moule.

Lelouch qui se prend pour David Hamilton.

"Prenez une corde"

Le twix qui rendra jaloux Chienmalade. (les twix multiples, même)

Agatha Christie ze riteurne.

La dernière demi-heure encore plus inutile que le reste avec Lelouch qui en rajoute trois tonned pour que dalle.

Les photos de vaches.


Et les dialogues, putain, les dialogues !!!

La purge ultime, peut-être encore plus con que sa trilogie en un film et demi.
J'en sors avec une nouvelle définition du mot "consternation".

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Que c'était bon !

Un génie, ce mec. Un génie.

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Phil


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(47 RONIN de Carl Rinsch)

Alors, évidemment, en abordant ce truc, on s'attend pas à voir un grand film ou un pur chef d'oeuvre du cinéma. Forcément : une légende fondatrice de l'histoire japonaise, réalisée par un américain, avec la star Keanu Reeves qui est persuadé depuis Matrix d'être l'image ultime du cinéma asiatique en Amérique, pleine de bébêtes et de dragons en CGI, de batailles de pieds et de japonais qui parlent anglais contre toute vraisemblance... On sait qu'on va voir un truc bien concon, et de ce point de vue là, on peut dire qu'on est pas déçu !
Mais en fait, c'est bien ce côté débilo décérébré qui fait tout l'intérêt du film, par moments assez jouissifs, il faut bien le dire. Les scènes d'action complètement crétines, les interventions surnaturelles kitschouilles hors de propos (la sorcière, mandieu !), Reeves qui nous rejoue l'élu pour la 100ème fois avec toujours le même ton monolithique, le romantisme exacerbé et l'extrémisme de l'illustration des traditions ancestrales japonaises (sont cons, ces samouraïs, avec leur code de l'honneur !), les gloumoutes, les méchants trop méchants... ben tout ça est plutôt sympa, en fait.

Le problème, finalement, c'est que le film ne s'assume pas en tant que gros machin crétin cherchant juste à divertir le bourrin. Trop souvent, réalisateur, scénaristes et acteurs croient faire un grand film d'aventures épique et sérieux, se font écraser par le poids de l'histoire des 47 Ronins - fondamentale pour l'identité japonaise aujourd'hui encore. Dans ces moments là, le film se plante dans les grandes largeurs, parce que c'est mal foutu, et qu'on s'emmerde sec en attendant la prochaine scène de baston conne mais éclatante. Et c'est peu dire que le rythme n'est pas soutenu. Sans compter que c'est plutôt inoffensif, au niveau de la violence - y'a du seppuku, de la décapitation, du combat de sabres... et pas une goutte de sang, que de la violence hors champ, un comble !
(un comble aussi, le fait d'avoir réussi à déguiser Hiroyuki Sanada de façon complètement ridicule pour lui ôter toute classe; le truc impossible normalement !)

Pas trop mal, quoi, mais s'ils avaient osé se vautrer dans le délire le plus total (et tourner en japonais !), ça aurait été tellement mieux...
Note = 3/6




Comme lundi, après un film récent en version albanaise, j'ai poursuivi avec un film extrait de ma DVDthèque. En l'occurrence, COUPABLE RESSEMBLANCE (True Believers) de Joseph Ruben, un de mes films culte des années 80 - que j'avais déjà exhumé des limbes sur l'ancien forum à l'occasion de passage sur une chaîne de merde de la TNT. Je trouve toujours le film très bon en soi, un superbe exemple de "film de procès" carré et d'une efficacité à toute épreuve, la démonstration éclatante du savoir-faire indéniable des américains dans ce domaine. James Woods dans une composition perchée d'avocat idéaliste amateur de joints est à son sommet, et prouvait là qu'il était définitivement l'acteur de la décennie finissante (le film date de 89). Et c'est super drôle de revoir Robert Downey Jr dans un de ses premiers rôles importants (et Kurtwood Smith alias Red Forman)
Mais de toute façon, ce n'est pas ça l'important; l'important c'est que ce film m'est cher et que ça me remue toujours les tripes de le voir. Un grand moment encore une fois, donc.

Note = 5/6

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Phil


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Fin de cette presque-semaine célib en apothéose avec TOM A LA FERME, dont je parlerai plus longuement dans le topic consacré à notre chouchou Xavier.

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Phil a écrit:
Mais en fait, c'est bien ce côté débilo décérébré qui fait tout l'intérêt du film, par moments assez jouissifs, il faut bien le dire....

C'est pas le concept de base de la majeure partie des films de batailles de pieds Very Happy

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Phil


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Des merdes commerciales qu'on se récupère chez nous, si, mais pas des vrais obscurs auxquels s'intéressent les gens de goût ! Smile

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Phil


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Oh putain, après le Lelouch, Halliday et Edi Michel se retrouvent sur scènes pour un concert "Viailles Canailles", avec Dutronc (qui a déjà joué chez Lelouch lui aussi me semble-t-il)... Mais achevez les !

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Phil


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Je suis pas en solitaire cette semaine, mais je parle ici du film que j'ai vu cet après-midi 1/ parce que je l'ai vu en solitaire sans les meufs (mais avec Melvillou qui a vu son premier film de batailles de pieds avant sa sieste) qui étaient parties voir Maléfique (très bien d'après elles, même l'adulte), 2/ parce que ça a un rapport avec 47 Ronins chroniqué plus haut.

Il s'agit en effet de MAN OF TAI CHI, film de bastons réalisé à Hong-Kong par... Keanu Reeves, dont c'est le premier film en tant que réalisateur. Pour ce galop d'essai, il embarque une grande partie de l'équipe des Matrix, à commencer par l'immense directeur de combats Yuen Woo-Ping, et le cascadeur Tiger Chen, ici dans le rôle principal. Probablement tourné pendant la préparation ou la post-production des Ronins, le film illustre à nouveau l'attrait de Reeves pour le cinéma d'action asiatique et les batailles de pieds avec câbles.
C'est en fait un pur "film de fan", Keanu s'amusant comme un petit fou à faire un film d'arts martiaux parce qu'il aime les films d'arts martiaux. On est ici dans le schéma hyper classique du film de combats clandestins avec une vague intrigue policière et un soupçon de philosophie orientale pour faire genre. Soit un film très eighties dans l'esprit, sorte de réactualisation des Bloodsport ou autre Kickboxer avec Vandamme patissier. L'intérêt du film ne réside évidemment pas dans son histoire, sa réalisation ou son discours - même si le scénario est pas mal foutu (progression de l'histoire, jeu avec les codes classique du "rise and fall", petit plus de par l'ajout d'une sorte de télé-réalité violente). On veut voir de la baston, tant qu'à faire sauvage et bien violente... et de ce point de vue, on est servis. Les scènes d'affrontement sont nombreuses et variées, multipliant les différents styles et nationalités d'arts martiaux. Pas la peine de parler des acteurs, ils sont juste là pour se foutre sur la gueule; mais Keanu Reeves dans un rôle inhabituel de méchant, est plutôt bien.

Note = 4/6 (quand on aime les films de tartes dans ta gueule, 0/6 sinon, j'imagine)

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Faut que je le vois celui-là, il me tente bien et j'aime bien les films de pieds

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