Other Worlds - Le forum de The X Phil

Le cinéma est plus harmonieux que la vie, il n'y a pas d'embouteillages dans les films. Les films sont comme des trains qui filent dans la nuit (François Truffaut)


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

SHINING, Ze Riteurne par Stephen King

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 3 sur 3]

Phil


Admin
L'intervention de King au Grand Rex samedi (apparemment le son est pas terrible, mais bon, ça se regarde quand même !)

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

Phil


Admin
Long article de Libé revenant sur la visite de King en France - avec un scoop à la fin sur son prochain bouquin.


En (hyper)activité depuis une quarantaine d’années, Stephen King n’avait jamais fait de détour promotionnel par Paris. C’est chose faite, à l’occasion du lancement de son roman Docteur Sleep . Loin de jouer les Greta Garbo, l’homme aux 330 millions d’exemplaires écoulés, dont Bret Easton Ellis dit qu’il «restera dans l’histoire comme la seule pop star de la littérature américaine», a trimballé sa grande silhouette voûtée de-ci, de-là, affable, vif, drôle. Pas de tension palpable, malgré le garde du corps qui le précède («Comme il traite beaucoup du mal, il pense que les gens pourraient lui en vouloir», a expliqué le PDG d’Albin Michel, Francis Esménard, sur RTL). Le marathon s’est achevé samedi par une soirée-débat au Grand Rex, avec 2 000 fans au taquet. Flash-back en trois étapes.

Joueur au Grand Rex
Stephen Edwin King porte plutôt bien ses 66 ans, malgré des phases d’addiction (alcool, dope), un accident en 1999 (il a été percuté par un van, alors qu’il se baladait près de chez lui, dans le Maine) et un rétrécissement de la rétine qui pourrait aboutir à la cécité. Sa production, 53 romans et 160 nouvelles (King écrit aussi sous le pseudo Richard Bachman), atteste une imagination crépitante. Sa conversation, elle, suggère le plaisir inentamé d’un gamin qui s’est découvert le superpouvoir de l’écriture. Devant un public acquis (pas mal de chevelus façon métalleux), la star en tee-shirt gris, jean, boots, en joue en facétieux. «J’ai un peu peur du noir, normal, non ? Vous, à un moment donné, vous allez rentrer chez vous et vous retrouver dans le noir… Savez-vous que d’après une étude conduite par les compagnies d’assurances américaines, 5% des gens oublient de fermer leur porte ? Pendant que vous êtes ici, quelqu’un s’est peut-être glissé sous votre lit - quoique la douche soit plus fréquente… Et si vous prenez votre voiture, jetez un coup d’œil dans le rétroviseur…»

Mais King dit aussi des choses très précises et justes. Par exemple, qu’influencé par des auteurs comme Ray Bradbury et Richard Matheson, mais aussi par Thomas Hardy ou Emile Zola, il allie réalisme et fantastique. Sa «technique» ? «Je ne comprends même pas le mot. Je ne suis pas un artisan qui fabrique une structure figée, je ne travaille d’ailleurs pas à partir d’un plan.» Sympa, mais «master and commander» : «Non, je ne m’interdis rien et je veux que les gens sachent qu’ils ont affaire à un auteur vraiment dingue, je ne veux pas que vous vous sentiez à l’aise, les gars !» Dans le sillage de son fils Joe Hill, également écrivain de fantastique et d’horreur, il pourrait se lancer dans un scénario pour BD, «mais l’idée n’est pas encore aboutie, j’en ai une partie, il en faut une autre pour que ça se tienne».A côté de lui, l’écrivain Maxime Chattam a l’air d’un petit garçon endimanché.

Rock au Mouv’
Une dizaine de fans polonais en polo «Docteur Sleep» font le pied de grue à l’entrée de Radio France. Pour rien. La star arrivepar une autre entrée, celle de la présidence. Seuls 12 fans triés sur le volet en amont pénètrent les lieux pour participer ce vendredi à l’émission spéciale du Mouv’.

L’horloge affiche midi au studio 134, Thomas Rozec lance l’émission. Une heure sur King, puis une heure avec. L’écrivain doit entrer dans le bocal à 13 heures. «Ses fans ont tous des têtes de serial killers», plaisante un technicien. Premier morceau de la programmation musicale : Dying Kings, de Christine/We Are Match. Une référence au film Christine, de Carpenter, d’après l’œuvre de Stephen King. 12 h 22. On aborde la Tour sombre, fresque colossale de huit tomes, saga entre western et fantasy, qui retrace la quête du pistolero Roland de Gilead. L’œuvre a une place à part pour l’écrivain, qui l’a amorcée à 22 ans et la poursuit depuis.

Hors studio, c’est le branle-bas de combat. L’auteur en chair et en os a fait son apparition plus tôt que prévu, flanqué de son garde du corps, de son agent et de son assistante.«Qui va traduire ?» L’interprète est encore coincé dans les transports. Lui, l’air amusé, serre la pince au petit attroupement qui s’est formé devant la régie puis s’assoit devant la vitre. Dans deux jours, sa semaine parisienne s’achève, direction Munich et Hambourg. «Après, je rentre à ma maison» (en français dans le texte). «Qu’allez-vous ramener dans le Maine ? «Ma femme[Tabitha King, épousée il y a quarante-trois ans, ndlr] m’a dit que rien ne lui ferait plus plaisir comme cadeau que moi…» Dans le studio, Thomas Rozec continue de sonder les 12 fans. Pierre, quadragénaire : «Malgré son pessimisme, Stephen King est un grand auteur humaniste.» Derrière la vitre, le roi du suspense lâche, regard pétillant : «It’s true !» 12 h 37. Stephen King, arborant un tee-shirt rouge «la Tour sombre», cadeau d’un fan mercredi, traverse le miroir sur Kids With Guns de Gorillaz, clin d’œil à son roman Rage, l’histoire d’un lycéen qui prend sa classe en otage. «Pas la peine de parler bouquins, on va parler musique !» lance celui qui est aussi musicien (il joue de la guitare). Sa saga la Tour sombre s’apparente à une playlist, «infusée de pop culture»… ZZ Top, Paint It Back des Rolling Stones, AC/DC… «L’écriture se fait en deux parties : téléchargement sur le papier de ce que contient le cerveau, puis réécriture… La musique, alors, accentue les choses, apporte du piment.»

Stephen King, très pro, cool, enquille les anecdotes. Comme celle de la naissance de la Tour sombre, dans une salle de cinéma devant le Bon, la Brute et le Truand, sur BO d’Ennio Morricone. L’adaptation de la Tour sombre par Ron Howard l’enthousiasme. «J’ai quand même quelques doutes. Un film, c’est comme un enfant qu’on envoie à l’école : on espère que ça va bien se passer, mais on ne maîtrise plus rien.» 14 heures. Les douze se lèvent, entourent le King.

Chair de poule au Press Club
Mardi dernier, 200 journalistes venus de toute la planète se pressent à l’European American Press Club pour apercevoir Sa Majesté jetlaguée. Dont, à côté de nous, un ovni féminin envahissant, persuadé que King est cinéaste… Serait-ce par télépathie, plusieurs questions tourneront de fait autour du cinéma, de l’image.

«Ecrivez-vous en pensant au cinéma, à la mise en scène ?»

King, qui se dit par ailleurs fan des séries Breaking Bad, les Revenants, Sons of Anarchy : «Non. J’appartiens à cette première génération qui a grandi sans télé à la maison. J’adorais regarder des films, depuis que j’ai vu Bambi, à 3 ans. Quand la télé est arrivée, j’avais en fait déjà l’habitude de me nourrir d’images avec le cinéma. Mais le but d’une fiction télé ou cinématographique est de vous donner une expérience visuelle en vue d’une expérience émotionnelle. Ce qui m’intéresse, moi, c’est de toucher émotionnellement en tout premier lieu. J’ai envie de donner la chair de poule, de faire battre le cœur plus vite, de tirer des larmes.»

«Les jeux vidéo peuvent-ils inspirer des crimes ?»

King, démocrate, auteur de Guns, essai contre la prolifération des armes à feu (en 2012, il a aussi publié une colonne «Taxez-moi, bon dieu !» invitant le gouvernement à augmenter l’impôt des très riches) : «A mon avis, certaines personnes sont programmées pour être violentes. Elles peuvent s’inspirer de films violents, de programmes télé violents, de livres violents, mais elles trouveraient de toute façon un moyen. J’en parle dans mon livre à paraître l’an prochain, intitulé Mr Mercedes, sur un personnage planifiant une attaque similaire à celle du marathon de Boston. J’ai terminé l’écriture du livre à peu près au moment où l’attentat a eu lieu. Comme quoi… L’art influence-t-il la réalité ou l’inverse ? Les deux, mon capitaine !»

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

Phil


Admin
Sortie d'un Mad Movies hors série consacré à toutes les adaptations de King au ciné. Ca donne forcément un truc massif de 160 pages, indispensable poyr tout amateur du Roi.

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

Phil


Admin
Notre amie Nadine prend encore bien cher dans la critique de Doctor Sleep du dernier Bifrost - se concluant par "c'est bon, vous pouvez la renvoyer chez Harlequin maintenant" ! Smile

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

Phil


Admin
Le livre apparaît même dans la liste des déconseillés du trimestre, à cause de sa traduction.
(même si la critique en elle-même dit qu'il est "que sympa" à la base)

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org
Ouh là, c'est carrément au bazooka. Pauvre Nadine :-)

Voir le profil de l'utilisateur

Phil


Admin
On va pas la plaindre, hein ! Very Happy

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

Phil


Admin
Diane s'est mise à lire CA, constatant avec un grand soulagement qu'il est traduit par William Oliver Desmond, le "traducteur officiel" de King chez nous.
Du coup, j'ai vérifié tous les derniers par curiosité : Desmond a traduit jusqu'à Dôme, et c'est donc la terrible Nadine qui officie en fait depuis Nuit Noire, Etoiles Mortes, dont j'ai pas le souvenir d'une mauvaise traduction... Surtout, j'ai vu qu'elle en avait déjà traduit avant, notamment Histoire de Lisey - pareil, il me semblait pas que c'était une catastrophe.

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org
Fini hier soir.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu de King et c'était presque comme un deuxième dépucelage même si j'ai eu énormément de mal à rentrer dedans. Je pense que l'horrible traduction en français y est pour quelque chose. Si comme tu disais Phil, en anglais, on ne comprend pas tous les mots mais on saisit bien le sens global du texte, en français, le problème c'est qu'on comprend tous les mots mais pas toujours le sens global du texte !!
Au bout d'une centaine de pages, on finit (hélas) par s'y habituer et à s'intéresser vraiment à l'histoire!

Voir le profil de l'utilisateur

Phil


Admin
Tiens, ça peut être intéressant, ça (ou pas)...

http://livre.fnac.com/a7346181/Alexandra-Varrin-Une-semaine-dans-la-vie-de-Stephen-King

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

Phil


Admin
L'interview fleuve de King à Rolling Stone est disponible en ligne, youpiiiiii !!!

http://www.rollingstone.com/culture/features/stephen-king-the-rolling-stone-interview-20141031?page=3

(d'autant qu'il semblerait qu'elle soit excellente)

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

Phil


Admin
Je m'auto-confirme : super interview !

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 3 sur 3]

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum