Other Worlds - Le forum de The X Phil

Le cinéma est plus harmonieux que la vie, il n'y a pas d'embouteillages dans les films. Les films sont comme des trains qui filent dans la nuit (François Truffaut)


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Les aventures de Klapisch autour du monde

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Phil


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Après les excellents L’auberge espagnole et Les poupées russes, Cédric Klapisch revient la semaine prochaine avec les nouvelles aventures de Xavier (Romain Duris) et autres - via CASSE-TETE CHINOIS.
Gros enjeu autour de ce film, non seulement parce qu'on espère que le réalisateur va renouer avec la réussite des deux autres - mais surtout parce qu'il sort de deux merdasses consécutives (Paris et Ma Part du Gâteau) dont il ferait bien de se relever ici !

Verdict demain soir en avant-première.

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Phil


Admin
Bon, c'est plein de petits défauts et clairement moins bien que les deux autres (surtout L'auberge...).
Mais Klapisch rassure après ses trucs tout pourris d'avant. Et ça fait bien plaisir de retrouver les personnages, comme des vieux potes perdus de vue avec qui on se marre bien pour une dernière fois.

(critique demain, ou ptet un peu plus tard, après un Utopia)

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Phil


Admin
Aller voir CASSE-TETE CHINOIS, c'est un peu comme passer une soirée avec de vieux potes du lycée qu'on n'a pas vu depuis des années. Au début, c'est un peu compassé, personne ne sait trop où est sa place, on ne sait pas trop où on met les pieds. On cherche à mesurer la quantité d'eau qui a coulé sous les ponts, où chacun en est aujourd'hui dans sa vie. On rapporte à soi, par comparaison ou par opposition. Et puis, petit à petit, tout le monde se déride un peu, puis beaucoup. Les rires se mettent à fuser, l'émotion aussi. Et à la fin, tout le monde s'est retrouvé et peut repartir vivre sa vie après une cure de jouvence.
Là, on retrouve à la fois Xavier et sa bande (réduite aux "filles du premier cercle" - Wendy, Isabelle et Martine) 10 ans après Les Poupées Russes, au bord de la quarantaine. L'heure n'est plus à l'insouciance, mais à la vie installée, aux enfants et aux problèmes de couples. On retrouve aussi Cédric Klapisch, qui nous avait manqué avec les daubes infâmes que sont Paris et Ma part du gâteau. Il y pour le réalisateur a une volonté manifeste (et quelque peu forcée) tout au long du film de retrouver ce qui fait l'essence de son cinéma, en retournant auprès de ces personnages tellement emblématiques.

Ce qui fait très plaisir, donc, à la vision du film, ce sont bien les retrouvailles avec cet univers et ces personnages. On rit à nouveau avec eux, comme on riait en 2001 et en 2005. On peut être ému par leurs cheminements personnels. On peut être entraînés dans leurs nouvelles aventures rocambolesques.

Mais dans ces réunions d'anciens combattants, il y a toujours aussi un moment douloureux où l'on se rend compte que les chemins des uns et des autres ont divergé; que machin a évolué dans une direction qui ne nous plaît pas; que bidule est devenu lourdingue... Il peut arriver qu'on s'aperçoive qu'on n'a plus rien à se dire.
Et c'est aussi le cas du film, dans ses côtés les plus poussifs. Je me souviens comme si c'était hier de la vision au cinéma de L'Auberge Espagnole. Le film sortait pile à un moment charnière de ma vie, et m'avait particulièrement touché, au delà même de ses qualités intrinsèques, parce qu'il semblait directement s'adresser à moi. C'est la force du cinéma de Klapisch depuis ses débuts, qui atteignait ici son apogée en ce qui me concerne. Dans ses deux derniers films, Klapisch avait déraillé parce qu'il ne savait plus trouver le bon angle pour aborder ses sujets - film choral futile pour l'un, démonstration gauchiste au bulldozer qui donne envie d'adhérer à l'UMP par surcompensation pour l'autre. Ici, le réalisateur/scénariste ne se vautre plus, mais il est tout aussi évident qu'il est vidé et n'a plus rien à nous dire. A la fois sur le monde tel qu'il est à ce moment t, mais aussi sur ses personnages quarantenaires. Thèmes qui ne sont pas maltraités dans le film, au moins, pour la bonne raison qu'ils ne sont tout simplement pas traités.

Après, il y a aussi les facilités de scénario - tout se passe un peu trop facilement dans le meilleur des mondes pour qu'on y croit vraiment. Il y a ce rythme vacillant d'un film trop long (les deux autres duraient 2 heures aussi, mais on n'avait pas l'impression que ça tournait autant en rond). Il y a ce recours trop évident au "fan service".
Mais malgré ses défauts et le fait qu'il ne parvient jamais à retrouver la magie de L'Auberge Espagnole et Les Poupées Russes, Casse-Tête Chinois est un film éminemment sympathique, qui fait passer un bon moment, et fonctionne de façon totalement subjective auprès du spectateur. Comme une soirée entre vieux potes.


"Mets la moi bien profond"* / 6
(* private djoke rapport au film)

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Très bonne comparaison. Et pour moi, ce qui l'a emporté, c'est la gène de se rendre compte qu'on n'a plus rien commun, plus rien a se dire, et au bout de 30 mn on n'a qu'une hâte, que ça se termine.

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Phil


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Dans la critique de Télérama : "Visiblement énervé par le moralisme ambiant, Klapisch fait des amours chaotiques de ses héros un manifeste sur le droit d'aimer qui on veut, comme on peut, quand il faut".
Ben s'il a vraiment voulu dire ça, on a raison de dire qu'il loupe sa vision du monde avec ce film !

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Ca reste une critique de Télérama ...

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Phil


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Le problème, c'est que je crains qu'ils aient raison, sur ce coup là !

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Phil


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On a profité des 4 jours de Canal gratos pour revoir Casse-Tête Chinois... que j'ai trouvé cette fois très bien ! Toujours pas à la hauteur des 2 autres, toujours bien meilleur que les 2 merdes précédentes de Klapisch. Mais les quelques réserves que j'avais lors de la vision au ciné, sur le rythme du film notamment, se sont envolées.
Je crois surtout que je suis trop attaché à ces personnages pour ne pas me laisser embarquer dans leurs nouvelles aventures. Avec un plaisir ici moindre que par le passé, mais toujours bien présent.

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Phil


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Revu le début sur France 2 ce soir... et en fait, je reviens vraiment définitivement sur ce que je disais au-dessus : ça fait vraiment plaisir, finalement, de retrouver Xavier et les autres personnages dans ce troisième film. Même s'il reste moins bien que les deux autres, on peut toujours prendre le même plaisir à suivre leur évolution, cette fois dans les affres de la quarantaine et de la période de remise en question.

(et pour la peine, on va se refaire L'Auberge Espagnole, tiens !)

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Phil


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Sortie le 14 juin de CE QUI NOUS LIE, le nouveau Klapisch.

Vu par Cédric en avant-première :

Cbyt a écrit:Pour la première fois hier soir, j'ai assisté à une avant-première surprise afin de délivrer le label UGC. Pendant une demie-heure j'ai cru (avec une certaine angoisse) que c'était pour le dernier Malik qui passait en projection exceptionnelle mais ce fut finalement le dernier Cédric Klapisch, CE QUI NOUS LIE.
Pour le coup, ce fut une très agréable surprise car j'avoue que passionnante à ses débuts, intéressante par la suite, sa filmographie m'avait petit à petit un peu lassé. 
C'est avec un film assez intimiste (tant au niveau de l'histoire que du décor) qu'il nous revient (et en partie autobiographique), dans un vignoble bourguignon (comme son titre l'indique) autour de 2 frères et une soeur qui doivent assurer la succession du domaine après la mort du père. Le vin n'est d'ailleurs pas qu'un prétexte au film, ni un fond d'écran, on sent une vraie passion derrière tout ça et c'est traité avec beaucoup d'intelligence. L'autre sujet bien entendu, c'est la relation frères-soeur / parent-enfant et aussi le passage à l'âge adulte, les deux premiers thèmes étaient déjà abordés (moins frontalement peut-être) dans Un air de famille, d'ailleurs on pourrait trouver pas mal de similitude entre les deux films, notamment sur la vision du père. Enfin le temps est l'autre caractéristique du film, car si paradoxalement l'histoire est intemporelle, Klapisch joue beaucoup sur cette notion du temps qui passe, qui repasse, jouant habillement sur les flashbacks, jusqu'à les faire cohabiter (la dernière scène avec Pio enfant et adulte qui discute à la fenêtre en écho à la scène d'ouverture est de toute beauté).

C'est à la fois sincère, touchant, drôle, émouvant, jamais dans la caricature. Klapisch signe une très belle mise en image avec de belles idées de mise en scène, mais surtout Ana Girardot, Pio Marmaï et François Civil (dans le rôle des enfants) sont exceptionnels. Le rôle de Pio aurait d'ailleurs pu être tenu par Romain Duris (je ne sais pas si le rôle n'a pas été écrit pour lui au départ) mais Pio amène une légèreté, une fraîcheur, une spontanéité qui a presque disparu chez Duris. Donc pas de regret de ce côté là.

Seule déception : Il manque une dégustation de vin en fin de séance.

Sortie prévue le 14 juin. On verra si comme le bon vin, il vieillira bien avec le temps mais pour l'instant je le conseille sans aucune modération.


Et la bande-annonce :

,

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Phil


Admin
Cbyt a écrit:Pour la première fois hier soir, j'ai assisté à une avant-première surprise afin de délivrer le label UGC. Pendant une demie-heure j'ai cru (avec une certaine angoisse) que c'était pour le dernier Malik qui passait en projection exceptionnelle mais ce fut finalement le dernier Cédric Klapisch, CE QUI NOUS LIE.
Pour le coup, ce fut une très agréable surprise car j'avoue que passionnante à ses débuts, intéressante par la suite, sa filmographie m'avait petit à petit un peu lassé.
C'est avec un film assez intimiste (tant au niveau de l'histoire que du décor) qu'il nous revient (et en partie autobiographique), dans un vignoble bourguignon (comme son titre l'indique) autour de 2 frères et une soeur qui doivent assurer la succession du domaine après la mort du père. Le vin n'est d'ailleurs pas qu'un prétexte au film, ni un fond d'écran, on sent une vraie passion derrière tout ça et c'est traité avec beaucoup d'intelligence. L'autre sujet bien entendu, c'est la relation frères-soeur / parent-enfant et aussi le passage à l'âge adulte, les deux premiers thèmes étaient déjà abordés (moins frontalement peut-être) dans Un air de famille, d'ailleurs on pourrait trouver pas mal de similitude entre les deux films, notamment sur la vision du père. Enfin le temps est l'autre caractéristique du film, car si paradoxalement l'histoire est intemporelle, Klapisch joue beaucoup sur cette notion du temps qui passe, qui repasse, jouant habillement sur les flashbacks, jusqu'à les faire cohabiter (la dernière scène avec Pio enfant et adulte qui discute à la fenêtre en écho à la scène d'ouverture est de toute beauté).

C'est à la fois sincère, touchant, drôle, émouvant, jamais dans la caricature. Klapisch signe une très belle mise en image avec de belles idées de mise en scène, mais surtout Ana Girardot, Pio Marmaï et François Civil (dans le rôle des enfants) sont exceptionnels. Le rôle de Pio aurait d'ailleurs pu être tenu par Romain Duris (je ne sais pas si le rôle n'a pas été écrit pour lui au départ) mais Pio amène une légèreté, une fraîcheur, une spontanéité qui a presque disparu chez Duris. Donc pas de regret de ce côté là.

Seule déception : Il manque une dégustation de vin en fin de séance.

Sortie prévue le 14 juin. On verra si comme le bon vin, il vieillira bien avec le temps mais pour l'instant je le conseille sans aucune modération.


Nous, on a dû attendre la sortie - donc, voilou, vu ce soir Very Happy
Un très bon cru pour Klapisch, définitivement ressorti de son ventre mou (l'enchaînement Paris/Ma part du gâteau, qui nous avait fait très peur !), et qui nous revient avec un film qui rassemble tout ce qu'on aime chez lui. De l'humour, de l'émotion, de belles images, des supers acteurs, de la nostalgie pas lourde... Une profondeur inédite chez lui, aussi. Ce qui m'a le plus impressionné, c'est à quel point le fil est du "pur Klapisch". Vu le thème de base, j'y allais un peu à reculons, en me demandant ce qu'il allait faire dans ce vignoble a priori très éloigné de son univers. Et, en fait, il amène totalement tout ça dans son monde - et le film est finalement très semblable à Un Air de Famille, en effet, ou sa trilogie autour des aventures de Xavier. Même s'il s'intéresse au monde du vin, on voit bien que ce qui le botte le plus, ce sont bien ces histoires de filiation, de temps qui passe, de famille, de grandes réunions festives. Il y a toujours son côté social, aussi; et cette incroyable capacité à faire encore une fois un film ouvert au monde et cosmopolite, alors qu'on ne sort pas des vignes de Bourgogne.

On ressort de là avec cette sensation de légèreté propre aux meilleurs films du réalisateurs, en se disant que ça serait tellement plus simple si la vie ressemblait aux films de Klapisch...

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C'est marrant ta dernière phrase, c'est comme si tu occultais tout l'aspect dramatique du film.

Moi, je trouve que la vie est comme les films de Klapisch, avec les vieux dossiers, les tentatives de soumission familiale, les deuils, les difficultés à faire des choix, les déchirements qu'ils impliquent etc...


En tout cas, on est d'accord, j'ai adoré moi aussi

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Phil


Admin
C'est vrai, l'aspect dramatique est là (et plus que d'habitude).
Mais, malgré ça, j'ai bien ressenti une espèce de bien-être général - pas si éloigné de ce que j'avais ressenti à l'époque de L'auberge Espagnole. Qui était moins dramatique, mais dans lequel la dimension nostalgique et mélancolique m'avait frappé de la même manière.

Oui, les films de Klapisch sont comme la vie; d'une manière exacerbée (mais pas hystérique).

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Ça fait plaisir de voir qu'on partage le même engouement pour ce film Smile

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Phil


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Là, faudrait quand même être sacrément difficile !
(ce que sont la plupart des critiques "officielles", qui ne tombent pas des nues devant ce nouveau Klapisch)

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Y a quand même beaucoup de critiques "officielles" qui commencent par "un film sur le vin ..." et le compare aux autres films du "genre" en occultant assez largement le reste.
Et pour certaines qui ne supportaient pas Klapsich avant, on sent bien que c'était écrit à l'avance.

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Phil


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Oui, c'est sûr qu'en tant que "film sur le vin", c'est peut-être pas si bien que ça !
Après, comme c'est pas le sujet, ça tombe bien.

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Phil


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Revu Ce qui nous lie hier (en albanais Smile); pfiou, qu'est-ce que c'était bien, encore !

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Achat BR prévu pour bientôt

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