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Le cinéma est plus harmonieux que la vie, il n'y a pas d'embouteillages dans les films. Les films sont comme des trains qui filent dans la nuit (François Truffaut)


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Statistiques films annuelles

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1 Statistiques films annuelles le Ven 3 Jan - 16:00

Phil


Admin
Vous ne croyiez quand même pas échapper à la démonstration annuelle de ma psychopathie chronique en matière de statistiques filmiques sur l’année passée ? Voici donc venu le temps, non pas des rires et des chantes, mais des chiffres et des faits concernant tous les films vus par Phil en 2013, et soigneusement répertoriés dans un tableau et de beaux graphiques que le monde entier de la critique cinéma m’envie en secret.



Le nombre global de films vus dans l’année est en légère baisse par rapport à l’année précédente, mais reste au dessus des 300 – qui est ma borne « de base » pour ne pas me sentir trop asocial tout en me gavant suffisamment de films pour survivre. 312 films, donc, contre 321 en 2012, ça reste tout à fait acceptable à mes yeux. On n’en est pas à un par jour, mais il faut bien avoir aussi des activités normales dans la vie ! (en fait, ça fait aussi des soirées séries ou des concerts… et parfois même des relations sociales avec des gens autour d’un verre et d’une assiette bien garnis).
C’est au mois de Mai que j’ai vu le plus de films – 32, mais sinon je tourne autour de « presque un film par jour en moyenne » à chaque fois, ce qui est logique. Seuls mois à ne pas tourner autour de 27-28-29 films, juin (25 – beaucoup de concerts), juillet et décembre (15 et 22 – vacances), août et septembre (25 dans les deux cas – chépa pourquoi). A noter que j’ai vu 29 films en octobre, mois de naissance de Melvil, ce qui fait un peu peur quand même…
Comme l’année précédente, le rapport entre les films vus pour la première fois et les films déjà vus tourne à l’avantage des inédits : 188 films jamais vus contre 124 revus en DVD, à la télé ou en Divx. Ce qui est parfaitement logique par rapport à mon mode de consommation des films : autant j’aime découvrir de l’inédit en allant au cinéma par exemple, autant j’aime revoir des films que j’aime (qui expliquent pour la plupart les bonnes notes à venir) ou faire découvrir des trucs aux enfants. Notons que cette année, cet axiome aura été contredit au moins 2 fois, puisqu’on a fait découvrir aux enfants les terrifiant Lasko Le train de l’Enfer et Michel Vaillant, qui ne sont pas des films que j’aime ! Very Happy

Comme d’habitude, j’ai vu en majorité des films récents de la décénie en cours : 173 films réalisés depuis 2010. Avec les 48 films des années 2000, ça fait quasiment les trois quarts des films vus datant de la période la plus récente. Ce qui fait toujours un peu « cinéphile à deux balles », mais je me console en trouvant que je m’en sors pas mal sur les films de la fin du siècle précédent. J’ai ainsi vu plus de films des années 80 que j’adore (29) que des années 90 que je trouve pas très intéressantes (26). 19 films des années 70, ce n’est pas assez vue la qualité du cinéma de cette époque, mais c’est plutôt bien. 11 dans les années 60, pareil. Après, oui, c’est la teuhon totale quand on regarde les années 50 (3 films), 40 (1 film !), 30 (2, mouarf)… et rien avant. Comme à chaque fois, je me dis que je vais faire des efforts en 2014, surtout pour être à la hauteur des moqueries qualifiant tout vieux machin austro-moldave en noir et blanc de « film pour Philippe »… (et comme à chaque fois, ça ne donnera rien, d’autant que je reste dans ce domaine pas mal tributaire des programmations télé et des ressorties en ciné clubs).

C’est un peu le même souci de l’offre et de la demande qui prévaut concernant la nationalité des films vus. Mais dans ce domaine, on peut dire qu’on est bien aidés par distributeurs et programmateurs qui permettent toujours dans notre pays de voir des films des origines les plus diverses. A condition de faire l’effort de la curiosité, ce que j’ai tenté au maximum en 2013 (et vais continuer de viser cette année). Parfois avec succès : 3 films en provenance d’Amérique du sud, 4 d’Europe du nord (Danemark, Suède), un iranien, un islandais, un libanais, un russe, 2 serbes. Ca reste encore timide, mais il y a du mieux.
Sinon, ce sont évidemment les films américains qui se taillent la part du lion, mais ils restent au dessous de la barre de la moitié des films vus (et il y en a moins que l’année dernière) : 146 films, donc 47% du total. La part des films français est en baisse – 19% - même si ceux-ci restent en seconde position. Et l’Angleterre stagne à la troisième position avec un score identique de 27 films (8%).
Pour le reste, les autres pays européens continuent d’être bien représentés dans mes statistiques, avec en 2013 une prime à l’Allemagne (7 films) et une légère baisse de l’Espagne (8 films), ainsi que le maintien de l’Italie (6 films). Bien qu’en baisse par rapport à la phénoménale année précédente, le Canada continue de bénéficier de son capital sympathie auprès de moi avec 9 films vus (dont la découverte Denis Villeneuve et seulement 2 Cronenberg) ; tout comme l’Australie et la Nouvelle Zélande (6 films), pas seulement présents grâce à Peter Jackson.
Du côté de l’Asie, ce n’est pas encore le grand retour d’une cinématographie chère à mon cœur, mais quand même : 18 films en provenance de Hong-Kong, ça faisait un paquet de temps que ça ne m’était pas arrivé (vive les batailles de pieds et les flingueurs romantiques) ! 7 films japonais, ce n’est pas terrible, mais mieux que l’année d’avant. La Chine et la Corée sont toujours honteusement suos-représentées (respectivement 4 et 2 films), et les autres pays asiatiques ont disparu de la circulation (sauf à considérer Only God Forgives comme un film thaïlandais).
Ces films étrangers sont évidemment vus en majorité en version originale : 56% des films en VO, contre 26% en VF et 18% de films francophones.

Concernant les genres des films vus, la grande guéguerre annuelle entre les drames et les comédies a tourné en 2013 à l’avantage des premiers : 56 films plombant le moral contre 48 trucs rigolos (ou censés l’être). A côté de ça, 17 films n’auront pas su choisir entre ces deux tendances en venant grossir les rangs des comédies dramatiques.
Ces genres arrivent donc bien devant, à condition comme à chaque fois de faire la séparation entre les sous-genres qu’on pourrait mettre dans le même panier : 27 films fantastiques, 18 films d’horreur et 28 films de science-fiction ; c’est comme toujours le cinéma de l’imaginaire à l’origine de ma passion qui se taille la part du lion dans mes statistiques. Pas loin vient tout aussi évidemment le genre Policier (et ses avatars : suspense et autres films d’espionnage) avec 35 films ; et même, encore plus Philesque, les 40 films qualifiés « d’action » vus dans l’année, où ça pète dans tous les coins. 20 films d’aventures, c’est aussi mieux que l’année précédente.
Pour ne pas changer, j’ai aussi vu pas mal de films d’animation l’année dernière – 19, toujours sous le bon prétexte des enfants (même pas besoin, en fait !).
Il ne reste plus alors que 4 westerns, pour les genres plus « mineurs » habituellement sous-représentés dans mes stats, et qui n’apparaîssent carrément pas en 2013 – à l’exception donc des histoires de cow-boys et indiens.

Après une baisse de ma fréquentation ciné en 2012, j’y suis plus allé en 2013 : 66 films vus dans les salles UGC (ou presque), ça fait du 1,2 par semaine. Je pourrais faire mieux, mais ça permet de conserver une vie de famille et une certaine paix dans le ménage Smile. Comme ça, Phil ne sacrifie pas tout au cinéma ? Tout fout le camp, j’vous jure… Par contre, en grande partie pour compenser, la consommation de films téléchargés plutôt moins que plus légalement a considérablement augmenté. Ca devient même le premier de mes supports de visionnage, avec 77 films vus en Divx – 25% du total ! Il faut dire que j’ai légèrement infléchi mon mode de consommation des films l’année dernière, en surveillant la disponibilité des nouveautés que je n’avais pas le temps d’aller voir au ciné, et aussi en piochant selon l’envie et l’inspiration du moment.
Logiquement, la part de DVD est en baisse – là aussi parce que j’ai un peu changé cette consommation : je ne prends plu systématiquement n’importe quoi à la médiathèque, mais uniquement ce qui m’intéresse quand je l’ai loupé au ciné ou que j’ai envie de revoir un truc. 58 DVD loués ou prêtés (18%), donc – et un de plus (59, pour ceux qui ne suivent plus cette avalanche de chiffres fascinants) pioché dans ma médiathèque personnelle. Ca vaut quand même le coup de me ruiner pour garnir mes murs de galettes, donc…

Du coup, comme c’est maintenant devenu la norme, je vois toujours moins de films diffusés à la télé – malgré mes conseils z’avisés chaque semaine dans le calendrier : 52, pour 17% du total.
Et toujours rien sur TF1, ça fait la quatrième année de suite ! Malheureusement, je n’ai pas réussi à échapper à 2 films sur M6, et je vois toujours des trucs que je ne devrais pas regarder sur les chaînes inutiles de la TNT (HD1 – 1 film, Numéro23 – 1 film, NT1 – 3 films !). Des « grandes chaînes », c’est évidemment Arte qui s’en sort le mieux – sur laquelle j’ai vu 30 films, donc 58% des films vus à la télé. France 3, notamment grâce au Cinéma de Minuit (mais pas que) s’en sort avec les honneurs et 11 films ; alors que France 2 dégringole à 2 malheureux films vus en 2013, et France 4 un seul. Reste un unique film vu sur les chaînes Canal+ ; ça vaut bien le coup que Free se décarcasse à nous tenter régulièrement pour un tel résultat !

Vient maintenant le moment le plus « subjectif plein de mauvaise foi Philesque » de ces statistiques, celui de la qualité des films vus. Cyrille me trouvera encore bien gentil en voyant que comme à chaque fois la note la plus représentée est le 5 (très bien), avec 123 films. Je continue d’expliquer ça par le fait que je sélectionne le plus rigoureusement possible ce que je vois, et que la majorité des films revus sont des films que j’ai aimés (sinon, pourquoi re-perdre son temps devant ?).
J’ai quand même essayé de faire des efforts pour être moins Bisounours en 2013 – ce qui fera rire les gens qui pensent que j’aime rien à la base (ce que ces chiffres contestent). Ainsi, j’ai noté « seulement » 23 films 6 – sachant qu’il n’y en a qu’un ou 2 au ciné, la plupart sont des trucs revus à la maison qui font partie de mes films culte que j’adore de toute façon. Et les statistiques sur les mauvaises notes sont toutes en augmentation : 13 fils notés 0/6, 13 itou pour les 1/6, 20 mauvais films à 2, 47 moyens… et 73 films à 4/6, dont je rappelle que ça équivaut en gros à l’appréciation « ouais c’est regardable, mais je le reverrai jamais ». Vais continuer de me dé-gentil-iser en 2014…

Dans le prolongement de mes goûts vient la dernière statistique, portant sur les réalisateurs dont j’ai vu 3 films ou plus dans l’année. Avec des constatations étonnantes pour 2013. Pas de gros carton à 7 ou 8 films comme ça arrive régulièrement d’habitude, déjà. Le seul réalisateur à émerger est une réalisatrice, Kathryn Bigelow, dont je me suis enquillé seulement 5 films en début d’année (4 très bons anciens, après avoir vu son dernier pas top au ciné). Peu de réalisateurs chouchous de Phil dont je me refais régulièrement les films en DVD. Guillermo del Toro et John Mac Tiernan sauvent les meubles à 4 films chacun ; on trouve bien du Spielberg, du Tarantino, du Alex de la Iglesia, du Stephen Chow à 3 films… Mais « mes 3 grands » sont absents (2 films pour Kubrick (au ciné !) et Cronenberg, un seul pour Hitchcock et encore c’était un mauvais) ; où sont passés John Woo, Carpenter, Cameron, les français Ozon ou Truffaut, et tous les autres ?
Bon, parmi les autres présents dans cette liste, on en trouve d’autres qui me passionnent souvent, comme Brian de Palma (4 films – dont son dernier à chier, parmi les pires de l’année), les frères Coen (3 films), Edgar Wright (dont je me suis tapé les trois comédies geeks dans l’année), ou George Miller. Au rayon des découvertes, le canadien Denis Villeneuve remporte la palme 2013 avec 3 films (et j’e vais continuer à remonter dans sa filmographie cette année). Woody Allen apparaît complètement par hasard avec 3 films (dont sa daube de l’année), tout comme Peter Weir et le hong-kongais Wilson Yip. Un autre natif de la péninsule, Wong Kar Wai, s’en sort avec 4 films vus dans l’année à l’aune d’un petit cycle organisé en début d’année.
Enfin, l’incongruité de l’année échoit à George Lucas, dont j’ai vu 3 films uniquement parce que j’ai voulu montrer les Star Wars à Lilith (quelle erreur j’ai fait là : elle ne jure plus que par Dark Vador et Yoda depuis !). Et encore, je n’ai pas eu le courage de m’infliger La Mélasse Fantôme



Et voilà, c’est fini pour cette année.
Et heureusement, parce que c’est toujours aussi effrayant ! On a un an pour s’en remettre avant les prochaines stats de 2014…



Dernière édition par Phil le Lun 5 Jan - 10:46, édité 1 fois

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2 Re: Statistiques films annuelles le Ven 3 Jan - 17:25

La mode des stats est maintenant aux minutes, aussi j'aurai attendu de toi un classement en temps passé plus qu'en nombre de films, histoire d'être toujours un psychotstat mais moderne Wink

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3 Re: Statistiques films annuelles le Ven 3 Jan - 17:31

Phil


Admin
Ah non, je veux bien passer pour un grand malade mental, mais certainement pas pour un mec qui sacrifie aux modes !

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4 Re: Statistiques films annuelles le Sam 4 Jan - 12:02

Autant savoir combien de films, quelle proportion de merde et de bon je comprends autant savoir d'où viennent les films, la taille du sexe des acteur la couleur de leurs tripodes, ça je crois que je m'y ferais jamais

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5 Re: Statistiques films annuelles le Sam 4 Jan - 16:39

Phil


Admin
Séba a écrit:la taille du sexe des acteurs

Mais puisque je vous dis que j'ai pas vu L'inconnu du lac ! Smile
(je voulais faire la blague avec La Vie d'Adèle, mais ça colle pas avec les lesbiennes)

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6 Re: Statistiques films annuelles le Sam 4 Jan - 17:04

Phil a écrit:(je voulais faire la blague avec La Vie d'Adèle, mais ça colle pas avec les lesbiennes)

Bah ça dépend j'ai connu des haltérophiles.....

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7 Re: Statistiques films annuelles le Lun 14 Juil - 19:18

Phil


Admin
Le retour du psychopathe  Laughing :

Je tiens évidemment un tableau consolidé qui rassemble chaque année le tableau annuel des films vus - et qui court depuis 2004. Malheureusement, j'ai tout perdu connement avant.
Je me suis donc mis en tête de rechercher (avec l'aide précieuse de Wikipédia et IMDB) tous les films vus au cinéma avant janvier 2004 (pas tous les films vus, ça frise l'impossible !). Et j'ai un brouillon de liste où je suis sûr qu'il en manque quelques uns (notamment des ressorties), mais probablement pas tant que ça. Dès que j'ai travaillé ça, j'en reparle... et ça va être effrayant - notamment grâce à certains trucs totalement improbables !

(on notera quand même que : perte des données avant 2004 + obligé de rechercher sur le net + pas capable de faire une liste de tous les films vus quel que soit le support... je suis pas si Psyman que ça, mouarf !)

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8 Re: Statistiques films annuelles le Mer 16 Juil - 15:47

... ou que ta psychose s'est déclaré tardivement ...

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9 Re: Statistiques films annuelles le Mer 16 Juil - 15:51

Phil


Admin
Houla non, malheureux !
A moins que tu considères que 5-6 ans, c'est tard... Smile

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10 Re: Statistiques films annuelles le Mer 16 Juil - 23:02

MAintenant que tu en parles....

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11 Re: Statistiques films annuelles le Lun 5 Jan - 22:00

Phil


Admin
Houla, y’a du challenge, cette année, au moment de publier mes traditionnelles autant que terrifiantes statistiques des films vus l’année précédente ! Parce qu’il faut que j’arrive à prendre de vitesse le frangin, qui s’apprête à être encore plus psychopathe que moi - si si, c’est possible ! Laughing
Donc, comme en plus les chiffres sont prêts depuis quelques jours, les voilà qui vous sont servis sur un plateau…

Au niveau des chiffres globaux, 2014 a ressemblé comme 2 gouttes d’eau à 2013. Autant de films vus (ou presque, un de plus en 2014, soit 313) ; et autant de films vus pour la première fois – 188. Donc, logiquement, si vous avez bien suivi et n’êtes pas déjà perdus (ou partis faire autre chose, ce en quoi je vous comprendrais aisément !), 125 films déjà vus et revus en 2014, contre 124 l’année précédente (oui, il est bien là le film en plus).
Je tourne donc toujours en gros à un peu moins d’un film par jour ; sachant que je regarde aussi des séries, et « m’oblige » à ne pas me faire plus de 2 films les week ends, vacances ou soirées – histoire de garder un semblant de vie sociale. Je sais, ça s’arrange pas… Et quand je vois ce que donnent les moments où je suis tout seul à la maison en m’enfile boulimiquement de l’image non-stop, je suis presque rassuré de voir que j’arrive à être quasiment normal le reste du temps !
Et je fonctionne toujours de la même façon dans le choix des films, essayant de voir pas mal de trucs inédits, mais me réfugiant aussi dans des valeurs sûres, des cycles choisis ponctuellement, ou des envie de revoir des trucs après que de l’eau ait coulé sous les ponts – pour le meilleur mais plus souvent pour le pire !

Logiquement, le nombre de films vus par mois court entre 25 et 29 ; avec des pointes à 31 (en mars et octobre), voire 33 en septembre (ce que je n’explique pas ; juste un mois où j’ai eu du temps pour ça). Et des chutes pendant les grandes vacances – 21 films en juillet, seulement 11 en août, notamment grâce à une semaine tout seul ; ainsi qu’au mois de décembre, comme chaque année (voilà ce que c’est de faire la teuf avec des gens au lieu de mater des films !).

Là aussi, les choses ne changent pas vraiment : j’ai encore vu principalement des films récents l’année dernière : 167 films datés de 2010 à 2014, soit un peu plus de la moitié. Auxquels il faut ajouter les 28 films des années 2000, ce qui n’est pas énorme en fait, mais fait gonfler le chiffre global. Je disais l’année dernière que pour ce qui est des films « plus anciens », on est quand même pas mal tributaire des programmations télé, des reprises, des ressorties en DVD, ce genre de truc. Ce qui est vrai ; mais mon année 2014 montre qu’on peut aussi maintenant facilement être son propre programmateur (pas toujours légalement, certes) et faire un peu ce qu’on veut. La preuve en est avec mon « revival années 80 » - pas moins de 52 films vus dans cette décennie qui m’est si chère ! Et 35 films des années 90, là aussi souvent dûment sélectionnés par votre serviteur. Forcément, sur les décennie précédents, c’est encore plus la misère que d’habitude : 12 films pour les années 70, 6 pour les années 60, 7 vieilleries 50’s, et j’ai carrément fait un groupire cette année pour tout ce qui date d’avant 1950, soit 6 pauvres malheureux films (mais le plus ancien avant 100 ans, quand même !)… J’ai honte. (mais à tous les coups ça ne changera rien à ma programmation de films de 2015  Shocked)

Par contre, concernant la nationalité des films vus, j’ai réussi à mieux m’en sortir. Enfin, oui et non, parce que je suis quand même revenu à une majorité de films américains (alors qu’il y en avait moins de la moitié l’année d’avant) – 169 ricaineries, c’est trop ! Après, 66 films français, c’est un peu mieux que l’année précédente ; et c’est toujours le Royaume Uni qui arrive en troisième position, même si moins de films cette année (18 contre 27 en 2013).
Mais bon, ce qui me fait plaisir, c’est que j’ai réussi à voir des films grecs, indiens, iraniens, palestiniens ou israéliens, de pays d’Amérique du sud, en 2014… Et même un film du Kurdistan et un autre de Mauritanie ! Clairement pas beaucoup à chaque fois, mais ça apporte une diversité fort bienvenue au sein de films plus souvent formatés.
A côté de ça, le cinéma asiatique continue de perdre des parts de marché chez Phil, même si le Japon fait encore de la résistance, principalement grâce aux films d’animation (et on en a eu pas mal de bons en 2014). Même les films de bastons dans ta gueule venus de Hong Kong ou de Corée (voire d’Indonésie, comme The Raid 2) ne s’imposent qu’avec des chiffres ridicules.
Les pays européens hors France et Angleterre & Co continuent d’être trop peu représentés - 5 films espagnols, autant de belges et d’italiens, 5 aussi pour la Hollande mais c’est juste grâce à Verhoeven ; c’est la misère. Le Canada est toujours bien présent (proportionnellement) avec ses 9 films, principalement réalisés par Cronenberg et Xavier Dolan (une certaine idée du grand écart !). La Nouvelle-Zélande peut dire merci à Peter Jackson (4 films, 4 adaptations tolkienniennes, dont une naze) ; les 6 films australiens sont plus variés et notables.

Evidemment, je vois ces films étrangers majoritairement en Version Originale (172, contre 79 en VF), merci les DVD et la VO chez UGC (ainsi que les fansubs, évidemment) !

On a beaucoup parlé de genre en 2014, donc parlons en encore ici... mais de genres de films, évidemment ! (je vous assure, cette blague est bonne, vraiment).
Sans surprise, c'est plus que jamais le cinéma de l'imaginaire qui s'en sort le mieux, encore une fois. Et même, les films classés « Fantastique » montent sur la première marche du podium, avec 47 occurrences. Si on y ajoute 23 films d'horreur de 33 de science-fiction, on atteint allègrement le tiers du total. En deuxième position vient le genre policier/suspense (39 films), auxquels on peut aussi rattacher les films d'action (22).
Les drames (37), comédies (33) et comédies dramatiques (30) ne viennent qu'après – et on peut donc dire qu'en 2014, j'ai bien été fidèle à mes genres de prédilection. C'est d'ailleurs lié à d'autres paramètres, comme les films des années 80, la grosse proportion de films américains, etc.
Avec 22 films, l'animation reste dans ses chiffres habituels, ce qui ne témoigne pas forcément d'une année exceptionnelle dans le domaine (mais on retrouvait cet élément dans mon classement de fin d'année).
Restent 17 films d'aventures divers(es), 6 westerns (un nombre assez élevé, en fait), 2 films de guerre et 2 comédies musicales.

J'ai vu un peu moins de films au cinéma en 2014 que l'année précédente – 62, contre 66. Ceci pour continuer d'avoir une vie de famille, tout en faisant chauffer malgré tout la carte UGC (plus d'un film par semaine en moyenne, ça reste bien rentable). Pour compenser ce chiffre relativement peu élevé, j'ai vu plus de films téléchargés et encore pas mal de DVD ! 98 Divx et 55 DVD loués ou empruntés - comptant aussi des coups de tête du type « tiens, si je regardais ça que j'ai pas vu depuis longtemps ? » ou « Allez, un petit cycle machin-bidule ! ». J'aurai aussi pioché 57 DVD dans ma collection perso (et dans les nouveaux titres qui l'ont rejointe en 2014) ; ce qui doit représenter un cinquième du total et pourrait laisser penser que je suis pas obligé d'avoir toutes ces galettes chez moi, mais bon...
Avec ça, évidemment, je vois moins de films à la télé. Faut dire que les programmations de nos chaînes de plus en plus nombreuses et de plus en plus merdiques ne font pas forcément très envie. M'enfin, 40 films, ça fait vraiment pas beaucoup (et genre la moitié de ce que je conseille chaque semaine:)). La majorité – 24 films – est bien sûr programmée sur Arte... et toujours rien vu sur TF1 (3ème année consécutive) ! Rien sur M6 non plus, chuis fier de moi. Après, pas la peine de détailler la misère vue sur chaque chaîne ; si ce n'est pour préciser que je profite très peu des offres ponctuelles de Free sur les chaînes Canal, Orange ou autre (3 films seulement, dont 2 merdes en fin d'année). Ce qui ne va pas m'inciter à m'y abonner demain, quand je vois comment leurs programmations m'intéressent peu...

Enfin, en ce qui concerne la qualité des films vus, on retombe dans les grands débats habituels sur la subjectivité de chacun, la tendance à noter « large » ou pas, la notion de choix délibéré de ce qu'on va regarder en connaissance de cause ou non...
Toujours est-il que c'est encore une fois les bonnes notes qui s'imposent dans mes statistiques annuelles – avec 98 films notés 5/6 (ça fait un tiers), mais « seulement » 36 films à 6/6 (dont 4 au ciné). Rappelons que les 88 films notés 4/6 sont en fait des trucs moyens à ne pas revoir.
Sur les notes basses, peu de films complètement nuls – 10 – mais heureusement que Lelouch, Besson et consorts sont toujours là pour nous navrer. 14 films très mauvais, 34 mauvais, quand même. Et 36 films ayant la note moyenne, qu'il serait facile de réévaluer à la baisse mais qui sont déjà de toute façon noyés dans le marasme de l'année (et que j'avais oublié 5 minutes après les avoir vus pour la plupart).

Dernier zouli graphique de mon tableau, celui des « réalisateurs dont j'ai vu plus de trois films dans l'année », toujours encore plus subjectif que le reste !
On y retrouve en effet David Cronenberg avec 4 films, Xavier Dolan idem... et en fait, c'est à peu près tout de mes « réalisateurs culte » ! Pas de Kubrick, pas d'Hitchcock, pas de Spielberg, pas de Cameron, et bien d'autres dont je n'ai pas eu spécialement envie de revoir l'intégralité de la filmographie en boucle l'année dernière. Mais du Peter Jackson à 4 films lui aussi, oui, forcément, vu que j'ai montré LOTR à ma fille et que j'ai subi son dernier Grossbit.  De l'espagnol Jaume Balaguero dont j'ai vu ou revu 5 films dans l'année (notamment parce qu'on s'est refait les REC avec Damien). Et c'est donc Paul Verhoeven qui arrive à la première place, avec les 8 films revus dans le cadre du cycle que je lui ai consacré dans la première moitié de l'année.
Ah si, tiens, Cameron se retrouve dans le lot des « réalisateurs à trois films vus ». En bonne compagnie avec Bryan Singer (merci les X Men), François Truffaut (dont c'était l'anniversaire de la mort, célébré à travers une superbe expo à la Cinémathèque), Michael Mann et Peter Weir. Ou en moins bonne compagnie, avec Harold Ramis (sa disparition a été l'occasion de revoir Un jour sans fin, mais c'est à peu près le seul truc qu'il ait fait de bien) et Robert Zemeckis (ben ouais, tu te fais les trois Retour vers le Futur, et le tour est joué!).
Personne de « honteux », remarquez, contrairement aux années précédentes, ouf ! (enfin, j'en vois venir certains, sur ce point...).



Sur ce, je vous laisse, il est (plus que) temps d'aller contribuer à mes futures statistiques de l'année 2015 en y ajoutant un film ! Very Happy
(en l'occurrence, un film franco-allemand (joué par des anglo-saxons) en VO des années 70 enregistré à la télé, sur Arte évidemment. C'est bon, ça !)

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12 Re: Statistiques films annuelles le Ven 8 Jan - 16:39

Phil


Admin
« J’ai honte (mais à tous les coups ça ne changera rien à ma programmation de films de 2015) », écrivais-je à un moment dans mes terrifiantes statistiques annuelles de 2014…
Et en effet, en travaillant sur mes graphiques et tableaux des films vus en 2015, je me disais que les grandes lignes étaient toujours les mêmes. Et que, à l’exception de quelques détails ponctuels, je ne tenais que très rarement compte des résultats d’une année pour influer sur la politique de visionnage de la suivante.
Signe d’un regain de santé mentale, indiquant que je ne suis pas (si) chtarbé (que ça) au point de planifier à fond mes visionnages sur un an pour coller à des standards que je me serais fixé arbitrairement ? (genre : cette année, tu te fais plus de vieux drames polonais des années 40, parce que bon, t’es un cinéphile, quand même !).
Pas sûr… parce qu’il faut quand même être sacrément psychopathe pour continuer de tenir année après année un tel décompte précis de tout ce que je vois.
Et encore plus pour m’amuser à pondre ce compte-rendu à l’aube de chaque mois de janvier, imperturbable dans le froid et le vent (et les attentats) !

C’est donc (re-)parti pour un tour Shocked :lol :


En 2015, j’ai vu moins de films que les années précédentes, revenant en dessous de la barre des 300, 290 exactement. Là encore, est-ce que je deviendrais moins sociopathe en vieillissant ? Pas forcément. En dehors des périodes de vacances/fêtes (et des soirées postés devant la télé ou l’ordi pour cause d’attentats ! Rolling Eyes), je sais qu’on a aussi fait plus de « soirées séries ». Mais c’est vrai aussi que j’ai diminué les films le week-end, et me suis calmé sur ma boulimie de visionnages à tout crin. Même s’il y a encore des périodes intenses, notamment quand je me retrouve seul et célibataire. Pour le coup, je pense continuer sur ce rythme dorénavant, sans chercher forcément à « faire du chiffre ».
Le nombre de films vus pour la première fois est toujours supérieur au nombre de films revus, 161 contre 129. Mais en proportion, la part des re-visionnages augmente par rapport aux années précédentes. Ça s’expliquera plus loin (car, oui, j’ai toujours une explication à tout, ou presque !).

Il est alors tout à fait logique que le nombre de films vus par mois diminue par rapport à 2013 et 2014 (puisque le nombre de films global diminue, faut suivre un peu !).
Ce qui est plus étonnant, c’est que ma pointe en 2015 se situe au mois de février, avec 29 films (c’est pourtant cette année 2016 qui est bissextile Very Happy). A part ça, on distingue une période assez fournie courant d’avril à juin, à 27 ou 28 films chaque mois. Le reste du temps, on est plutôt dans une fourchette entre 22 et 27 films. Et comme d’habitude, on repère bien le mois de grandes vacances – ici, juillet, avec seulement 11 films. Ainsi que les libations hivernales éloignant temporairement des écrans – 21 films au mois de décembre.

En nombre ou en proportion, ce qui est toujours pareil, c’est que je vois en très très grosse majorité des films récents. 155 films datant de 2010 à 2015, 42 films des années 2000… ça laisse moins de 100 films à se partager pour les décennies précédentes. Et écorne toujours l’image d’un Phil qui se voudrait garant d’une cinéphilie exigeante et nostalgique…
Quoique, de la nostalgie (plus que de l’exigence), il y en a encore dans la sur-représentation des mes années 80 fétiches et adorées . Même si on n’atteint pas la pointe à 52 films de 2014 (et de loin), 29 films dont la plupart des gens autre que moi n’auraient rien à battre, c’est bon ! 23 films pour les années 90, ça correspond à ce que je pense de cette période un peu sinistre pour le cinéma.
Et cette petite baisse sur les années « intermédiaires » permet une légère embellie sur le front des films plus anciens (ah ben le voilà, le Phil amateur de vieilleries !). 9 films datant d’avant 1950 (le plus ancien étant de 1922) et 11 films des années 50 ; ce n’est pas encore assez, mais c’est pas mal. On stagne toujours dans les années 60 (6 films) et 70 (14 films), et sur ce coup là, ça m’emmerde vraiment. J’adore le cinéma de cette période, et pourtant j’ai du mal chaque année à voir (et plus souvent revoir) des films qui en ressortent. Dommage.

En 2015, je n’aurai pas réussi à passer en dessous du seuil de la moitié des films vus en provenance des Etats-Unis. 156 films américains sur 290, ça ne laisse plus beaucoup de place aux autres pays. Les plus gros dégâts se ressentent du côté des films français, qui passent de 66 à 43 ! Notre cinéma, qui se partage souvent en ce qui me concerne entre très bons films (en 2015 : La Loi du Marché, Le Grand jeu et quelques autres) et gros navets (Les Profs 2, Lelouch…) ne m’a pas tellement attiré l’année dernière, même pour me moquer. Le cinéma anglais, par contre, arrivant régulièrement en troisième position (c’est encore le cas) est fortement remonté de 18 films à 31 – c’est même plus que 2013, qui marquait un record jusque là. Pour ce qui est du reste de l’Europe, l’Espagne retrouve des couleurs avec 11 films vus, l’Allemagne et l’Autriche (5 films), l’Italie (4 films) et la Belgique (3 films) sont moins bien lotis, mais ce n’est pas (trop) honteux.
Sur cette question de l’origine des films, ce qui me désole le plus en descendant la liste de ce que j’ai vu en 2015, c’est la nouvelle dégringolade du cinéma asiatique. Dont on peut même dire qu’il ne me motive plus du tout, quand on voit ses scores minables : 2 films en provenance de Chine et Hong Kong (là où je me tapais des intégrales John Woo et des films de batailles de pieds à la pelle il y a quelques années), 2 coréens (alors que ce cinéma a explosé depuis le début de la décennie), c’est pourri ! Le Japon parvient encore à sauver l’honneur, mais est lui aussi en baisse, à 8 films.
Par contre, je me réjouis encore de voir représentées des cinématographies « originales » et plus rare rares chez nous, même si à chaque fois, c’est seulement avec un ou deux films. Ça change de l’ordinaire, et ce cinéma exotique en provenance d’Afrique du sud, d’Argentine, du Mexique, de Grèce, d’Inde, d’Israël ou de Turquie (un des meilleurs films de l’année !) fait toujours un bien fou, au milieu de films plus formatés.
On trouve toujours aussi dans ma liste une bonne représentation de l’Australie et la Nouvelle Zélande –cette fois, pas grâce à Peter Jackson mais principalement (pas que) à George Miller . Et du Canada, qui pourrait faire mieux que ses 6 films, mais est toujours bel et bien là (y’a pas eu de Xavier Dolan ni de Cronenberg cette année, et Vallée a fait son film aux states, faut dire).

Et non seulement j’ai continué de voir ces films étrangers (surtout américains, ouais, je sais !) en Version Originale, mais la proportion a encore augmenté en 2015 : 191 films dans la langue de Shakespeare, Goethe ou Miyazaki, entre autres. Donc, c’est normal, diminution des films étrangers en Version Française (57). Et comme la part des films francophones est en baisse, diminution tout aussi normale des films dans la langue de Molière (42).

Du duel classique chez moi entre les Comédies et les Drames, ce sont les films rigolos (qui ne le sont pas forcément – il ne suffit pas toujours d’en afficher l’intention pour en voir les résultats – voir notamment mon flop de l’année) qui s’en sortent haut la main en 2015. Prenant même la première marche du podium, avec 38 secouages de zygomatiques.
C’est tout juste un film de plus que pour le cinéma Fantastique (37 donc, pour ceux qui sont arrivés jusque là et suivent encore). Auxquels on peut toujours ajouter les films d’Horreur (17) et de Science-Fiction (34) – tous ces genres pas toujours dissemblables qu’on regroupera sous la catégorie de « cinéma de l’imaginaire ». Et sont toujours mes types de spectacles privilégiés.
Tout comme son privilégiés les films Policiers (33), de Suspense (10) et les films d’Action (24) ; là aussi des genres aux frontières floues et pas très bien définies (même par moi lorsque je les catégorise ainsi). Des chiffres en hausse pour ces trois là, ce qui (me) fait bien plaisir.
Même perdant du match contre les « film hahaha », les Drames se maintiennent à 33 films, tandis que le genre hybride des Comédies Dramatiques subit une grosse chute à 18 films. En 2015, les films que j’ai vus avaient choisi leur camp (enfin, disons que je les ai choisis pour eux).
Le cinéma d’Animation se maintient à son niveau de 2014 (23 films) – sachant que dans ce domaine, je ne regarde pas tout ce que mes enfants se tapent, sinon ça exploserait les scores !
Pour le reste : 12 films d’Aventures, 4 Documentaires (qui reviennent après une trop longue absence), encore 2 films de Guerre, 4 films Musicaux, et 1 seul Western (quand je disais que 6 l’année dernière, c’était assez élevé).

J'ai vu autant de films au cinéma en 2015 que l'année précédente – un de plus, en fait, 63. Ce qui continue de rentabiliser (largement) la carte UGC à plus d’un film par semaine en moyenne, sans pour autant passer sa vie dans les salles obscures. Contrairement à l’année précédente, ce nombre bon-mais-pas-excessif n’a pas été compensé par la location ou le prêt de DVD : seulement 34 galettes empruntées à droite ou à gauche. Ce qui s’explique en partie par la fermeture de ma médiathèque du boulot les 2 derniers mois de l’année, mais pas seulement : l’offre de nouveautés en DVD a probablement été moins intéressante du fait du moindre intérêt de la production cinématographique récente. De même pour les Divx, en baisse aussi à 63 films – autant que de films vus au cinéma, donc. J’ai eu moins envie en 2015 de revoir tel ou tel film sur un coup de tête.
Et, en fait, tout ça s’explique aussi par une forte hausse des DVD revus dans ma collection personnelle. Et même, encore plus précisément : du fait de mon passage en début d’année au Blu-Ray, j’ai en partie refait ma vidéothèque tout au long de l’année, et en ai profité pour revoir plein de films (souvent pas vus depuis bien longtemps). Cette tendance devrait continuer sur 2016, même si je me suis un peu calmé ces dernières semaines sur ce front…

Restent les films vus à la télévision, comme toujours réduits à la portion congrue - la même que l’année précédente, 40 films. Je ne reviendrai pas sur la logique de la chose et sur le peu d’intérêt des programmations des chaînes, qui n’incitent pas forcément à la découverte, la curiosité, l’envie. Sauf Arte, bien sûr, qui se distingue toujours avec 27 films, encore mieux qu’en 2013 et 2014 ! Pour le reste, c’est la misère concernant France 3 (1 seul film), la misère (légitime) concernant la TNT (3 films) moins la misère mais quand même pour France 2 (7 films, surtout au Ciné Club). Mais l’événement de l’année, c’est que pour la première fois depuis 4 ans, j’ai vu 1 film sur TF1 ! Bon, mais ça valait le coup, c’était Les Profs. Et même deux films, en fait : une fois que j’avais cassé ma règle de ne pas regarder la chaîne, je pouvais y revoir Hôtel Transylvanie pendant les fêtes… Bon, faudra pas que ça se renouvelle, hein ! (et toujours rien sur M6, par contre)

Enfin, en ce qui concerne la qualité des films vus, les tendances décrites jusque là aboutissent logiquement à une bonne représentation des notes élevées dans mon classement (belle proportion de films revus – je suis pas maso au point de me retaper un maximum de merdes, piochage dans ma vidéothèque perso etc). On se retrouve donc avec plus d’un tiers de films notés 5/6 (111), mais « seulement » 38 films à 6/6. Logiquement, le nombre de films « bien mais bon on s’en fout un peu, en fait » (aussi appelés « films à 4/6 ») baisse, à 60 films.
Sur les notes basses, toujours peu de films que j’ai estimés complètement nuls – 9 – même si à chaque fois, c’était quand même des trucs bien gratinés (et toujours notre ami Lelouch, merci Claude !). Même au niveau des films « très mauvais » et « mauvais », ça baisse à respectivement 6 et 21 films. Hausse, par contre, du nombre de films « moyens », 45 trucs qui pourraient tout aussi bien ne pas exister sans que ça change la vie de quiconque (même pas ceux qui les ont fait, à tous les coups).

Pour terminer, une catégorie totalement subjectivo-Philesque qui me tient particulièrement à cœur : celle des réalisateurs dont j’ai vu plus de trois films dans l’année.
En 2015, c’est Guillermo del Toro qui remporte la palme, réalisateur dont j’ai vu 7 films, dont évidemment le dernier. Soit un de mes réalisateurs fétiches, apparus dans mon panthéon personnel au cours de ces 10 dernières années, et dont j’avais eu envie de revoir quelques films avant même la sortie de son Crimson Peak.
Autres réalisateurs fétiches qui montent sur le podium, même si plus anciens : le grand (enfin, jusque dans les années 90) John Carpenter (6 films revus cette année) et le non moins grand Steven Spielberg (5 films, même si son dernier était le moins bon du lot). Qui partage sa place avec les Wachowski (Andy et Larry pour les trois Matrix revus en BR, Andy et Lana pour Speed Racer en BR itou et leur étrange Jupiter Ascending au ciné), ce qui commence à faire du beau monde bien serré.
Ensuite, George Miller bénéficie de « l’effet Mad Max » : avant de me délecter au cinéma de son furieux Fury Road, je me suis retapé les trois volets précédents à la maison – avec un grand plaisir pour le premier, un bonheur incommensurable pour le second (un des meilleurs films du monde) et toujours la même circonspection pour le troisième.
Viennent pour terminer le lot des réalisateurs dont j’ai vu ou revu trois films tout pile : Alejandro Amenabar (dont le dernier film au cinéma, Régression est malheureusement naze, contrairement aux deux autres), Brad Bird, Edgar Wright (toute la « Trilogie Cornetto » en BR, et c’était mortel !), Jean-Marc Vallée (ses deux merveilles canadiennes et son petit dernier américain), John Mac Tiernan (toujours présent !), et Sam Raimi (les 3 Spider-Man avec les enfants ; ils étaient trop jeunes pour les Evil Dead !)

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13 Re: Statistiques films annuelles le Ven 8 Jan - 17:25

Contagion oblige, je me suis surpris à faire des stats cette année pour la première fois. Je pense qu'en pompant une bonne partie de ton post et en y insérant mes chiffres, ça devrait donner une bonne idée de mon année 2015. J'essaye de faire ça prochainement Wink

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14 Re: Statistiques films annuelles le Ven 8 Jan - 17:31

Phil


Admin
Hahaha, fais gaffe : tu vas voir, on y prend goût ! Laughing

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15 Re: Statistiques films annuelles le Ven 8 Jan - 17:45

C'est bien ça qui me fait peur ....

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16 Re: Statistiques films annuelles le Dim 10 Jan - 14:42

Comme promis, je vais m’atteler à prendre le post de Phil et mettre mes chiffre 2015. Bon, il y a des chances que j’adapte un peu les commentaires tout de même Wink 
 
Ayant pas de référence chiffrée sur les années précédentes, je n’ai honte de rien mais je constate que s’atteler à ce genre d’exercice frise bien la psychiatrie. Depuis que j’ai mis en place mon tableur, je ne pense plus à regarder un film dans le seul but de divertir mais je mets tout de suite un nœud à mon mouchoir pour ne pas oublier de remplir les stats !!
Quoiqu’il en soit, après un premier tour de calendrier, je ne me suis pas fixé d’objectifs chiffrés pour 2016, donc je pense que je suis pas encore dans un état incurable.
 
C’est donc parti pour un tour !

En 2015, j’ai vu 252 films exactement. Beaucoup ou pas, je ne sais pas mais mon « budget » séries étant très élevés, à mes yeux, ça fait une belle moyenne. 
Le nombre de films vus pour la première fois est supérieur au nombre de films revus, 145 contre 107. 

Il est alors tout à fait logique que le nombre de films vus par mois diminue par rapport à 2013 et 2014 (puisque le nombre de films global diminue, faut suivre un peu !). 
Ma pointe de films vus par mois en 2015 se situe au mois de janvier, avec 32 films. A part ça, on distingue une période assez fournie courant de janvier à mars, 23 à 32 films chaque mois et un sursaut en décembre avec 29 films (la digestion des repas de fêtes est un moment propice à rester au chaud derrière son écran). Le reste du temps, on est plutôt dans une fourchette entre 15 et 21 films. Et comme d’habitude, on repère bien le mois de grandes vacances – ici, août, avec seulement 5 films. 

En nombre ou en proportion, je vois en très très grosse majorité des films récents. 156 films datant de 2010 à 2015, 192 films des années 2000… ça laisse moins de 70 films à se partager pour les décennies précédentes. Ca écorne rien du tout sur mon image Wink

Pas de sur-représentation des années 80 qui ne sont ni fétiches ni adorées mais qui comme toutes les époques ont proposé des trucs intéressants avec 22 films. 29 films pour les années 90, ça correspond à rien, comme pour toutes les décennies, il y a eu à boire et à manger. 
0 films datant d’avant 1960 (j’ai pas réussi à regarder Metropolis en entier). 3 pour les années 60 (6 films) et 10 pour les années 70

En 2015, je n’aurai pas réussi à passer en dessous du seuil de la moitié des films vus en provenance des Etats-Unis (mais je n’ai pas non plus cherché). 158 films américains sur 252, ça ne laisse plus beaucoup de place aux autres pays mais ça correspond aussi aux films que je voulais voir. Les plus gros dégâts se ressentent du côté des films français avec 39 mais bon, force est de constater que ce n’est pas le cinéma qui m’attire le plus ! Notre cinéma, qui se partage souvent en ce qui me concerne entre des bons films (en 2015 : L’affaire SK1 et  l’enquête) et gros navets (Les Profs 2 …enfin la première moitié car je n’ai pas vu la fin) ne m’a pas tellement attiré l’année dernière. Le cinéma anglais atteint 18 films. Pour ce qui est du reste de l’Europe, l’Espagne trouve des couleurs (ou pas) avec 4 films vus, la Norvège 3 films, l’Allemagne (3 films), le Danemark (2 films), l’Italie (1 film) et la Belgique (1 film) sont moins bien lotis, mais ce n’est pas (trop) honteux. 
Pas de dégringolade du cinéma asiatique qui n’a jamais été un trip. Donc 4 films en provenance de Chine et Hong Kong, 2 coréens (même si ce cinéma a explosé depuis le début de la décennie), et 1 film pour l’IndonésieLe Japon avec 0 film fera peut-être mieux en 2016 … ou pas.
Par contre, je me réjouis encore de voir représentées des cinématographies « originales » et plus rares chez nous, même si à chaque fois, c’est seulement avec un ou deux films. Ça change de l’ordinaire, et ce cinéma exotique en provenance d’Afrique du sud, d’Argentine, du Paraguay, fait du bien, au milieu de films plus formatés. 
On trouve aussi dans ma liste une bonne représentation de l’Australie et la Nouvelle Zélande –cette fois, pas grâce à George Miller mais essentiellement à Peter Jackson. Et du Canada, qui pourrait faire mieux que ses 4 films, mais est toujours bel et bien là (y’a surtout pas eu de Xavier Dolan et pas de Cronenberg cette année, et Vallée a fait son film aux states, faut dire). 

Je continue de voir ces films étrangers (surtout américains, ouais, je sais !) en Version Originale pas assez mais les offres de diffusion à la télé ne sont pas toujours au rendez-vous : seulement 43 films dans la langue de Shakespeare, Goethe, entre autres.

Pas de duel classique chez moi (juste un constat) entre les Comédies et les Drames, ce sont les films pas rigolos qui s’en sortent juste au-dessus en 2015. Prenant même la première marche du podium, avec 46 torrents de larmes contre 44 secouages de zygomatiques.
C’est beaucoup plus que pour le cinéma Fantastique (14 donc, pour ceux qui sont arrivés jusque là et suivent encore). Auxquels on peut toujours ajouter les films d’Horreur (7) et de Science-Fiction (32) – tous ces genres pas toujours dissemblables qu’on regroupera sous la catégorie de « cinéma de l’imaginaire ». Et sont toujours mes types de spectacles privilégiés. 
Tout comme son privilégiés les films Policier et espionnage (17), de Thriller (34) et les films d’Action (24) ; là aussi des genres aux frontières floues et pas très bien définies (même par moi lorsque je les catégorise ainsi).
Dans le genre hybride des Comédies Dramatiques arrivent péniblement à 5 films. En 2015, les films que j’ai vus avaient choisi leur camp (enfin, disons que je les ai choisis pour eux). 
Le cinéma d’Animation 9 films. 
Pour le reste : 5 films d’Aventures, 0 Documentaire (qui reviendront … ou pas), encore 10 films de Guerre, 2 films Musicaux, et 4 Western.

J'ai vu 39 films au cinéma en 2015 soit pratiquement autant que pendant les 10 dernières années. J’ai profité de mon célibat géographique temporaire pour m’enfermer dans les salles obscures. Le rythme risque de chuter en 2016 même si on essaye de s’atteler à 2 à 3 séances par mois en famille. Pas de location ou prêt de DVD. Pas beaucoup de Divx, avec 36 films compensés par 30 films en streaming. Et, en fait, tout ça s’explique aussi par une forte hausse des DVD revus dans ma collection personnelle.


Restent les films vus à la télévision, avec 124 films. Mes abonnements Canal et Canal Sat y contribuant beaucoup. Je ne reviendrai pas sur le peu d’intérêt des programmations des chaînes hertziennes, qui n’incitent pas forcément à la découverte, la curiosité, l’envie. Sauf Arte, bien sûr, qui se distingue toujours avec 7 films ! Pour le reste, c’est la misère concernant France Télévision (4 films). Beaucoup plus sur la TNT avec 24 films qui s’expliquent que les six premiers mois de l’année m’ont vu privé de Wifi et de Satellite m’obligeant à me rabattre sur des supports moins prestigieux. Et j’ai même vu 2 films sur TF1 ! Bon, mais ça valait le coup, c’était Astérix : Mission Cléopâtre (un peu moins pour Expandables 2). Et rien sur M6, faut pas exagérer non plus !

Enfin, en ce qui concerne la qualité des films vus, les tendances décrites jusque-là aboutissent logiquement à une bonne représentation des notes élevées dans mon classement (belle proportion de films revus – je suis pas maso au point de me retaper un maximum de merdes, piochage dans ma vidéothèque perso etc). On se retrouve donc avec plus d’un tiers de films notés 8 et 9 (sur 10) (92), seulement 6 films à 10/10, la seule production en 2015 atteignant la note maximum étant Fury Road (qui est aussi mon premier film 2016). Le nombre de films « bien, agréables à regarder)  (noté entre 6 et 7) arrive 116 films. 
Sur les notes basses, peu de films que j’ai estimés complètement nuls – 2 – avec Les profs 2, cité plus haut et l’infâme Under the skin ! Pour les films « mauvais » (de 3 à 5 sur 10), j’arrive à 36, sachant que je ne me force pas à voir des films qui vont à l’avance me faire chier.



Pour terminer, la catégorie des réalisateurs dont j’ai vu plus de trois films dans l’année
En 2015, c’est Peter Jackson qui profite de la sortie de la version longue du dernier volet du Hobbit. J’en ai donc profité pour enchaîner les 2 trilogies, agrémentées de King Kong et du très moyen Créatures Célestes (que je voyais pour la première fois).  PJ remporte la palme, réalisateur dont j’ai vu 8 films, dont évidemment 7 des 8 dernier.
Autres réalisateurs qui montent sur le podium : Denis Villeneuve, avec qui j’avais accumulé du retard, compensé par 5 films en 2015. Robert Zemeckis avec 4 films qui profitent de l’anniversaire de sa saga des Retour vers le futur, à égalité avec Richard Donner, et sa quadrilogie de l’Arme Fatale, Tony Scott (hasard de la programmation de la TNT mais qui a fait de bons films) revus cette année). Au rang 3 films dans l’année, on retrouve en vrac Walter Hill, Simon West, Sam Peckinpah, Phil Lord, Neill Blomkamp, Clint Eastwood et l’excellent Bennett Miller.

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17 Re: Statistiques films annuelles le Dim 10 Jan - 22:19

Phil


Admin
Haha, c'est marrant de lire ça venant de quelqu'un d'autre Smile

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18 Re: Statistiques films annuelles le Lun 11 Jan - 13:55

L'exercice était très amusant mais aussi très fastidieux. Comme quoi pompé le travail des autres et bien, c'est beaucoup de travail Smile

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19 Re: Statistiques films annuelles le Jeu 5 Jan - 19:26

Phil


Admin
Au moment d’entamer mon compte-rendu annuel des films vus dans l’année et confirmer à nouveau mon statut de psychopathe atteint de TOC sévères, j’ai comme à chaque fois re-parcouru ce que j’avais écrit l’année dernière au même moment. Et me suis rendu compte que j’aurai pu écrire à nouveau (en gros) la même chose. Du coup, plutôt que de commencer bille en tête par ce petit speech introductif, j’ai d’abord écrit tout le corps du texte, le décorticage des chiffres, l’analyse des tendances, les normales saisonnières et le cours du baril de Brent de la Mer Noire. Pour constater, bis repetita, qu’il y avait beaucoup plus de points communs que de différences dans ma consommation cinématographique de 2016 par rapport à 2015 (et les années précédentes).

Est-ce à dire que l’exercice ne sert à rien, et que je peux remballer mes beaux tableaux et mes beaux graphiques pour reprendre une vie normale et saine (d’esprit) ?
Houlà, malheureux, que nenni !
Rien que le fait que ça m’amuse, déjà, justifie d’y revenir chaque année.
Et puis, je ne vais pas arrêter alors que j’ai réussi les années précédentes à contaminer Cédric (et le frangin, si on remonte plus loin et différemment) :lol :

Alors voilà, n’hésitons pas un instant de plus, et plongeons dans l’enfer des chiffres et l’univers filmique de Psyman en 2016 !



Le nombre total de films vus en 2016 est quasiment identique à 2015, seulement deux de plus, donc 292. Comme je l’expliquais l’année dernière, je me suis relativement calmé sur mon côté boulimique, ne « m’obligeant » plus à voir des films sans arrêt. Notamment pendant les périodes de vacances et/ou de fêtes, que je ne cherche plus à compenser à d’autres périodes. Et puis, il y a toujours les soirées consacrées aux séries, une semaine intensive de concerts en novembre Very Happy… et, peut-être un peu plus cette année, un assagissement général sur ce point, l’envie de faire d’autres choses, parfois. Heureusement pas souvent, mouarf ! Comme je le pressentais lors de mon compte-rendu de 2015, il s’agit bien d’une tendance de fond, qui devrait donc certainement se poursuivre encore à l’avenir.
Comme d’habituuuuuuuuudeuuuuu, l’avantage tourne du côté des films vus pour la première fois, mais cette année la différence est plus importante que jamais : 186 films inédits contre 106 revisionnages divers. A mon sens, c’est lié à la relative baisse du nombre de films vus : lorsque je ne cherche pas à tout prix à me faire un truc le dimanche après midi ou un soir de vacances à minuit, je vais moins rechercher mes films cultes dans ma DVDthèque…

Du côté du nombre de films vus par mois se dégage là encore un schéma qu’on retrouve à peu près à l’identique chaque année. Une année qui commence fort, avec toujours la même pointe au mois de février, comme s’il fallait compenser la durée plus courte du mois par une surcharge de films ! En l’occurrence, 30 films, même pour une année bissextile, c’est pas mal. Plus probablement, l’hiver, les jours plus courts, l’envie de se barricader chez soi au chaud sur le canapé, l’absence de moments festifs une fois passés les fêtes… expliquent ce démarrage en force. Ensuite, évidemment, la période de vacances est beaucoup moins chargée. 18 films en juillet et ce que je pense être un record de minimum en août : seulement 8 films ! Comme pour compenser ça, j’ai enchaîné avec 33 films en septembre, soit mon record de l’année. Retour à des moyennes plus basses pour les trois derniers mois, 22 ou 23 films par mois. A opposer aux chiffres entre 25 et 30 de la première moitié de l’année.

Ça me désole toujours autant (en même temps que c’est toujours aussi logique), de voir l’écrasante proportion de films récents que je vois, au détriment des classiques ou même des films de mes périodes de prédilection situées juste avant… Là, 185 films datant de 2010 ou plus, c’est aussi un nouveau record ! Si on y ajoute les 27 films datant des années 2000, il ne reste plus grand-chose pour les plus anciens. Comme à chaque fois, je me dis qu’il va vraiment falloir que je mate ou re-mate des films plus anciens ; mais il est vrai que ce n’est pas le plus facile ; il faut fournir plus d’efforts pour ça, et je deviens trop vieux pour ces conneries. Je remarque néanmoins que j’ai plutôt bien commencé cette nouvelle année 2017 sur ce point précis – à voir si l’effort ne va pas s’émousser dans les mois qui viennent.
Après, forcément, même mes glorieuses années 80 en prennent plein la gueule, avec seulement 20 films, ce qui les fait passer en dessous du nombre de films des années 90 (23), et c'est quand même la teuhon ! Tout comme le peu de films des années 60 (8, quand même 2 de plus qu’en 2015) et des années 70 (14, exactement autant qu’en 2015), autres décennies que j’apprécie particulièrement. Avant, c’est toujours un peu honteux pour quelqu’un qui se prétend cinéphile, mais pas tant que ça grâce au fait que le Psyman se prétende cinéphile : 8 films datant d’avant 1950 (dont les plus anciens sont deux muets de 1926) et 7 des années 50. Moins qu’en 2015, mais bon, là aussi, c’est pas ce qu’il y a de plus facile à voir aussi !

Et ce n’est toujours pas en 2016 que la part des films américains aura baissé dans mes statistiques, puisqu’ils représentent encore plus de la moitié des films vus : 153. Je me souviens m’être régulièrement dit l’année dernière qu’il fallait que je vois d’autres trucs, et m’être souvent désolé d’accumuler les trois lettres USA dans la colonne correspondante, mais bon… Par contre, j’ai noté une nette remontée des films français, au niveau des années d'avant 2015 (qui avait été dramatique dans cette catégorie) avec 63 films bien de chez nous. Principalement du côté des daubes, d’ailleurs, puisque je note très peu de belles réussites ressortant dans mon top annuel. Comme toujours, la troisième place du top revient au Royaume Uni – oui, cette année, j’ai amalgamé les films anglais, écossais et irlandais (pas vu de film gallois). Mais ce n’est pas pour ça que les films de sa gracieuse majesté sont si haut ; plutôt parce que c’est tout le temps le cas. J’en ai quand même moins vus que l’année dernière, 22 films contre 31, mais il y avait du bon dans le lot (notamment le dernier Ken Loach) !
Au-delà du trio de tête, on retombe sous la barre des 10 films par nationalité (forcément, vu la place prise par les amerloques, les steak-frites et les angliches). Surprise, néanmoins : c’est le Japon qui prend la quatrième place avec 8 films vus, principalement des films d’animation (et principalement en fin d’année). L’empire du soleil levant est d’ailleurs redevenu la locomotive d’un début de regain d’intérêt de ma part pour le cinéma asiatique. Qui n’est pas remonté au niveau des années fastes mais retrouve des couleurs qu’il avait perdues depuis un moment chez moi. On a beaucoup dit que ça avait été une année exceptionnelle pour le cinéma coréen (du sud, évidemment) ; ça se traduit par les 6 films apparaissant dans mes stats (dont deux dans mon top 10 !). 4 films hong-kongais et 3 chinois (+ 1 indonésien), c’est pas top, mais ça participe quand même au mouvement d’ensemble.
Sinon, au niveau européen, c’est comme souvent l’Espagne qui s’en sort le mieux - merci les films d’horreur concoctés par mes chouchous ibériques de ces dernières années – avec 7 films. Puis viennent la Belgique (4 films), l’Italie (3 films), l’Allemagne/la Hongrie/la Norvège (2 films chacun) la Hollande (1 film) et la Grèce (1 film itou, le même que l’année dernière Rolling Eyes).
Et… que vois-je, mais qu’est-ce que c’est que ce bordel… un seul film canadien ??? Une de mes cinématographies préférées ramenée au rang de pays « exotique », c’est à peine croyable. A propos de cinématographie exotique, je n’ai pas fait très fort en 2016 non plus, d’ailleurs, puisque j’ai noté seulement un film arabe et trois en provenance de l’Argentine ou du Mexique.
Je le dis à chaque fois, mais là, vraiment, il va falloir faire un effort supplémentaire pour m’ouvrir toujours plus à d’autres cinémas. Y compris à nos amis de la Belle Province !

Ce grand nombre de films étrangers est toujours vus principalement en version originale sous-titrée (ou non, dans le cas du dernier Alex de la Iglesia) : le nombre de films où il faut lire pour comprendre ce qu’ils disent baisse en nombre (de 191 en 2015 à 171 en 2016), mais comme il y a plus de films francophones (60), ça s’équilibre finalement. Et j’ai vu à peu près autant de films étrangers en VF (souvent avec les enfants, ou lorsque c’était le seul moyen de voir un film que j’avais envie de voir) – 61.


Chaque année, le duel pour la première place des genres les plus représentés dans mes stats se joue entre les drames et les comédie. En 2016, c’est bien connu, on n’aura pas beaucoup rigolé ; on a suffisamment dit à quel point c'était une année de merde dans bien des domaines. Eh bien, ça se répercute même au niveau des résultats : les films « hahaha » se font terrasser par les films « ouin ouin ouin » sur le score de 31 Comédies contre 39 Drames. Les films à mi-chemin entre les deux, à savoir les Comédies Dramatiques, stagnent à 18 films vus.
Pour autant, les films qui te font chialer ne ressortent pas sur la première place du podium, puisque le grand vainqueur de l’année est le genre Policier/Suspense, avec 43 fiers descendants de Sherlock au compteur. Et le cinéma Fantastique fait jeu égal avec le drame, 39 films lui aussi. Auxquels il faut ajouter 14 films d’horreur et 30 films de science-fiction. Au sens le plus large, le cinéma de l’imaginaire a bien toujours la première place dans mon cœur (et dans mes habitudes de visionnage). Au rayon des genres indémodables chez un Phil vieillissant qui continue de voir les mêmes choses que quand il était jeune et c… fou, on notera encore 16 films d’action et 20 films d’aventures.
Que ce soit avec les enfants ou non, j’ai encore augmenté le nombre de films d’animation vus en 2016 avec 30 films. Ce qui amène les petits Mickeys au rang de n’importe quelle autre catégorie, et n’est que justice. (et c’est pas fini, puisque même Melvil s’y met sérieusement et qu'on a commencé à le traîner au ciné)
Restent 5 Westerns (le genre qui fait le yoyo d’une année sur l’autre), 4 Comédies Musicales et 3 Documentaires pour compléter le programme.


Je continue de me maintenir dans les mêmes eaux en matière de films vus au cinéma, un peu plus qu’en 2015, 67 films sur grand écran cette année. On est loin des années sans enfants à 80 films, mais ça reste encore très honnête (et c’est pas demain que je vais rendre ma carte UGC). Côté DVD empruntés/loués/volés, belle hausse à 46 items, contre à peine une trentaine l’année précédente. La réouverture de la médiathèque du boulot n’y est probablement pas pour rien, mais en même temps, celle de Val de Fontenay (où je travaille depuis octobre) est toute pourrite. Donc je ne m’explique pas cette hausse. Comme je ne m’explique pas la hausse du nombre de films vus en Divx, au gré des envies ponctuelles et autres cycles improvisés – 80 quand même.
Si ces chiffres augmentent, il y en a forcément d’autres qui diminuent. Ce sont notamment ceux des films puisés dans ma collection personnelle (entre autre pour les raisons évoquées en début d’article), qui descendent à 62 films vus. J’ai un peu freiné la reconstitution de ma DVDthèque en Blu-Ray cette année, ce qui explique aussi en partie ce nombre.

Mais ce qui prend cher, surtout, c’est le nombre de films vus à la télé – qui chute au niveau historiquement bas de 37 films ! Quoique, finalement, je me demande encore comment ça arrive à rester même à ce niveau assez minable, quand on voit le peu d’intérêt des programmations des chaînes. Et surtout le fait que j’ai en général vu tout ce qui m’intéresse avant la diffusion télé. Il faut alors miser sur la curiosité des chaînes, là où elles pourraient jouer le rôle de contre-programmation qui me permettrait de combler certaines lacunes évoquées jusqu’ici. En passant des vieux films, des curiosités, des films étrangers de pays qu’existent pas… Tout ce qu’elles ne font plus, évidemment (et ce ne sont pas les chaînes merdeuses de la TNT qui ont changé la donne) !
Sauf Arte, comme toujours, qui squatte 25 des 37 films du lot. Ne reste plus aux autres qu’à se partager les miettes, à l’avantage de France 3 (mais bon, 4 films, y’a pas de quoi pavoiser), vaguement de France 2 (2 films, mouarf), un film sur Canal à un moment où je l’avais, un autre sur France 4, un sur Gulli (un égarement avec les enfants !)… Et rien pour les autres chaînes ! Y compris M6 et surtout TF1 – pour laquelle j’avais craqué l’année précédente et qui revient à sa place de chaîne du néant total (que ce soit en matière de film comme de tout autre type de programme, d’ailleurs).


Concernant la qualité des films vus (totalement subjective, je le rappelle toujours Shocked), on note une tendance générale à la baisse. Tout à fait explicable au vu de ce que j’ai écrit jusque là : plus de films inédits, moins de prises de risques mais moins de bonnes surprises, plus de supports propices à la daube…
Ça ne se voit pas au niveau des films notés 5/6 – comme les années précédentes la catégorie la mieux représentée, avec un total égal à celui de l’année précédente : 111 films. Le nombre de 6/6, par contre, est en forte baisse, de 38 films en 2015 à 22 en 2016 (mais j’en ai déjà vu un en 2017, niark). Ça stagne du côté des 4/6 oubliés aussitôt vus et à ne pas revoir, avec 63 films.
Ce qui nous laisse un beau passage pour les films pas biens, d’autant que les « moyens » notés 3/6 stagnent aussi à 46 films. M’ont donc à la fois fait rire, navré, énervé, bousillé les yeux et cassé les oreilles 11 films jugés totalement nuls (0/6), 9 très mauvais (1/6) et le beau score de 29 films notés 2/6 (sachant que c’est peut-être de la pure bonté ou un ou deux trucs qui valaient le coup sans sauver l’ensemble, qui les empêchent d’être notés encore plus mal) !

Enfin, la dernière des catégories, presque aussi subjective que la précédente : les réalisateurs dont j’ai vu trois films ou plus. Je dis « presque », parce que ça peut quand même souvent être lié à l’actualité ; une sortie qui me donne envie de me refaire un cycle de tel ou tel réalisateur, une programmation consacrée à untel ou untel, etc. Et « presque », aussi, parce que la plupart des noms qui apparaissent chaque année dans cette sélection sont rarement des surprises quand on connaît mes goûts, coups de cœur et chouchous à propos desquels je vous bassine sans arrêt !
Et j’écris ça exprès parce que je sais bien qu’il manque plein de monde sur le podium cette année, les Kubrick, Hitchcock, Cronenberg, Del Toro et autres, que j’ai un peu délaissés. Va falloir que ça change, mais en même temps, on peut pas se refaire toute la filmo de tous les grands réalisateurs chaque année !
Je dis ça exprès aussi parce que le grand gagnant cette année est justement… une (presque) surprise ! Il s’agit de Robert Guédiguian, dont j’ai vu 6 films. Tout ça parce qu’on a décidé à un moment avec Diane de compléter la filmographie de son réalisateur national avec ceux qu’on n’avait jamais vus. Enfin, l’honneur Philesque est sauf : le marseillais se retrouve quand même à égalité Brian de Palma, qui a fait l’objet d’un petit cycle en début d’année, durant lequel j’ai revu du (très) bon et du (beaucoup) moins bon.
Juste derrière, une autre égalité à 5 films vus positionne sur la même marche Steven Spielberg (qui est là à peu près tous les ans) et Paul Verhoeven. Concernant le hollandais, la sortie de son premier nouveau film après 10 ans d’absence m’a donné envie de compléter le cycle que je lui avais déjà consacré en 2014.
Avec les réalisateurs dont j’ai vus 4 films, on revient dans ma « zone de confort » puisque s’y cotoient Alex de la Iglesia et David Fincher. Plus Ridley Scott (logiquement présent avec Fincher du fait que dans le lot, il y avait l’intégrale Alien que je me suis refaite en début d’année).
Enfin, la liste des réalisateurs dont j’ai vus trois films en 2016 propose à boire et à manger, suivant les convenances, les programmations et les envies du moment : Andrew Stanton (avec la sortie de Dory, j’ai revu Némo + Wall-E), François Ozon (un nouveau film + d’autres), Joe Dante (idem), Nicolas Boukhrief (itou), Shane Black (pareil), Tim Burton (même chose)… Et, complètement par hasard, Jon Favreau (y’a 2 Iron Man revus dans le lot, déjà). Moins par hasard, on notera pour finir la présence de Wilson Yip, qui est là tout simplement parce que j’ai revu (vu, pour le dernier) ses trois Ip Man.

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