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Le cinéma est plus harmonieux que la vie, il n'y a pas d'embouteillages dans les films. Les films sont comme des trains qui filent dans la nuit (François Truffaut)


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Des flingues et du blabla - le cinéma de Quentin Tarantino

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Phil


Admin
Il n'y avait pas encore de sujet consacré à Tarantino ici (vu qu'on avait parlé de Django sur l'ancien forum) - ce que je m'empresse de réparer à l'occasion d'une nouvelle réjouissante :


Quentin Tarantino a déclaré s’être tellement amusé pendant le tournage de Django Unchained qu’il fait de son prochain film son second western. Intitulé The Hateful Eight, le réalisateur aurait déjà approché Christoph Waltz et l’acteur vétéran Bruce Dern pour s’y donner la réplique.

Le tournage pourrait commencer cet été et le film sortirait au plus tard courant 2015.

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Phil


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C'est vraiment pas beau, de bouder ! (ni de cafter, mais bon)

http://www.deadline.com/2014/01/quentin-tarantino-hateful-eight-leak-novel/#more-669066

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Ha ha ha, j'adore, ils étaient 6 et y'a moyen d'avoir une fuite du coup le quentin il boude et veut publier lui-même le script pour mettre fin au scénar

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Phil


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C'est comme pour l'immunité de Dassault au Sénat, va falloir enquêter pour savoir qui a déconné !

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A priori ça viendrait pas des 3 acteurs qui étaient au courant

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Phil


Admin
Et ça continue :
http://www.arretsurimages.net/breves/2014-01-28/Fuite-scenario-sur-Internet-plaintes-de-Tarantino-id16803

(ferait mieux de s'occuper d'écrire un autre scénario - la préquelle de Kill Bill, par exemple et au hasard le plus complet Smile)

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Phil


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Bon, finalement, ça devrait se faire (avec un de ces castings dont QT a le secret) !

http://blogs.indiewire.com/theplaylist/review-quentin-tarantinos-the-hateful-eight-roars-to-life-onstage-with-samuel-l-jackson-kurt-russell-bruce-dern-many-more-20140420

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Phil


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Des infos sur le prochain Tarantino (dont le pitch) :
http://www.premiere.fr/Cinema/Photos/Reportages/Le-casting-officiel-du-western-de-Quentin-Tarantino-est-tombe-Samuel-L-Jackson-Tim-Roth-Demian-Bichir-Jennifer-Jason-Leigh-4081325

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Phil


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Tarantino revient sur 5 scènes coupées (ou plutôt raccourcies) de Pulp Fiction (ce qui est surtout intéressant, plus que les scènes elles-mêmes, c'est les explications sur leur absence du film) :

http://www.lesinrocks.com/2014/11/10/cinema/les-5-scenes-coupees-pulp-fiction-11534613/

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Phil


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Elle est là, elle vient de débarquer, toute fraîche toute belle... la bande-annonce de THE HATEFUL EIGHT !!!

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Phil


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Longue et intéressante interview de Tarantino (en anglais) :

http://www.vulture.com/2015/08/quentin-tarantino-lane-brown-in-conversation.html

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Phil


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Le titre français du prochain Tarantino sera Les 8 Salopards.
Mais toujours pas de date de sortie.

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Phil


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Phil a écrit:Le titre français du prochain Tarantino sera Les 8 Salopards.
Mais toujours pas de date de sortie.

Maintenant y'en a une : 6 janvier ! Laughing

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Phil


Admin
http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Les-Huit-Salopards-de-Tarantino-sortira-en-deux-versions-differentes-4276191

J'espère que la version plus longue sera visible chez nous (mais j'en doute)...

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La version 70 sera bien diffusée en France mais il faudra trouver les salles de cinéma adéquates ...

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Phil


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Spend the holidays with someone you hate Smile
(c'est la police de New York qui a trouvé cette accroche ???)

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Phil


Admin
Bon, THE HATEFUL EIGHT n'est pas dans mes Tarantino préférés; je l'ai trouvé moins bien notamment que Django Unchained - dont il constitue presque une sorte de suite, et auquel on est presque forcé de le comparer. D'ailleurs, si c'est toujours bourré de références dans tous les sens (les westerns de Sergio Leone, The Thing...), je crois que c'est le première fois que Tarantino fait autant référence à ses propres films. Inglorious Basterds souvent, Réservoir Dogs assez souvent aussi, etc.
C'est un peu le "problème" (guillemets de rigueur) du film, à mon avis. On y sent un côté un peu forcé, le gars qui fait (très bien) ce qu'il sait faire et ce pour quoi on l'admire; qui pousse son style au maximum et finit par s'y reposer un peu trop. Ainsi, pendant 1h45, ça ne fait vraiment que parler. C'est brillant, et formidablement mis en scène, mais c'est un peu facile (pour Quentin). Après, quand la violence explose autant que le scénario (beaucoup plus complexe que ce à quoi on pourrait s'attendre, avec multiples twix), c'est pareil. On est complètement bluffé, mais dans un coin de sa tête, il y a une petite cloche qui résonne et nous dit que Tarantino reste dans sa zone de confort... Le découpage en chapitre, une constante aussi. A un moment, le film balance même un flashback et une voix off commentant l'action, histoire de briser un peu sa continuité très peu tarantinesque.

Mais bon, c'est vraiment histoire de pinailler - et aussi de hiérarchiser, histoire de ne pas dire à chacun des films de QT que c'est une révolution dans son cinéma et dans le cinéma tout court.

Parce que sinon, c'est une tuerie (dans tous les sens du terme) !
Encore une fois, Tarantino essore les styles dont il s'empare, et en tire quelque-chose d'inédit et de référentiel à la fois. On pouvait penser qu'il avait épuisé le western avec son film précédent (et l'intro de IB), donc il en fait ici autre chose. Une successions de huis-clos qui tend vers le film d'horreur. Du théâtre filmé qui n'en est pas vraiment. De l'affrontement psychologique qui s'achève en gerbes de sang et en gueules éclatées. De la critique sociale sur la construction de l'Amérique et son état aujourd'hui, notamment sur les rapports entre les différentes ethnies qui composent le pays (la condition des noirs, le statut des mexicains...).

Comme toujours, c'est bourré d'humour noir, avec notamment des tas de répliques qui resteront. C'est aussi (forcément) hyper-violent et bien gore, lorsque le film passe aux choses sérieuses.
C'est la première fois que le réalisateur fait appel à un compositeur pour une musique originale, et tant qu'à faire, autant sortir de sa retraite le grand Ennio Morricone. Qui nous offre une belle partition, comme à la grande époque (mélange de Leone et de sa musique pour Les Incorruptibles). Et réutilise des compositions de... The Thing, ben tiens ! La bande-son contient aussi quelques morceaux folk des années 70, très tarantinesques encore.
Je n'ai pas vu le film en 70mm Panavision (un seul cinéma le projette en France dans ce format), mais ça n'empêche pas de remarquer l'extraordinaire travail effectué sur l'image. On se dit par moment que c'est dommage d'utiliser de tels moyens pour filmer la majorité du film dans une diligence ou une mercerie, mais le film est constamment magnifique. Et lorsque les images de grands paysages enneigés éclatent, c'est la grosse claque. A ce titre, la première scène du film restera longtemps gravée comme une des plus belles choses vues sur un écran de cinéma.

Et les acteurs - pour la plupart des habitués de Tarantino, est-il vraiment nécessaire de préciser qu'ils sont énormes ? Juste signaler que Samuel L. Jackson est enfin au premier plan dans un film de son ami Quentin, et qu'il se montre à la hauteur. Que Tim Roth donne l'impression que son rôle avait écrit pour Chritoph Waltz. Que la vraie surprise vient de Walton Goggins et Demian Bechir, qui débarquent dans l'univers de Tarantino et y sont tout de suite à leur aise. Et que Jennifer Jason Leigh est peut-être la plus impressionnante de tous ! On l'imaginait naturellement apte à jouer chez le réalisateur, on se rend compte qu'on était encore en dessous d'imaginer qu'elle pouvait se donner à ce point.

Enfin, même quand ça blablate sans fin, on ne s'ennuie pas, au sein de ces 2h47 dantesques.
Et petit jeu : amusez-vous à compter les salopards... il y en a plus que 8 (pas un pour rattraper l'autre) ! Very Happy

Pas la méga claquasse du siècle, donc... mais encore une très belle réussite du réalisateur !

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2h47... Ouh là, je crois que je vais m'abstenir

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Phil


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Ouais, d'autant que je suis pas sûr que ça te plaise !
Django était aussi long et t'avais aimé; mais là c'est vraiment du Tarantino pur jus.

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Pourquoi quand Dolan fait un film de 2h48, c'est du génie et que pour tous les autres réalisateurs, c'est déjà une purge avant de l'avoir vu ?

(bien entendu ce commentaire n'appelle pas spécialement de réponse, c'est juste une question existentielle)

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Phil


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La question ne s'adressant pas à moi, elle restera existentielle en ce quu me concerne ! Smile

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Phil


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Le classement des films de Tarantino selon Première - genre de truc complètement subjectif, avec lequel on n'est jamais d'accord (et là, ils font très fort ! voir par exemple la place de leur premier chez moi...), mais qui est toujours marrant à lire (jusque dans sa mauvaise foi) :

http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Les-films-de-Quentin-Tarantino-classes-du-pire-au-meilleur

Et, donc, forcément, le mien :

1/ Kill Bill (vol 1 + vol 2)
2/ Pulp Fiction
3/ Reservoir Dogs
4/ Django Unchained
5/ Inglorious Basterds
6/ Les Huit Salopards
7/ Boulevard de la Mort
8/ Jackie Brown

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J'ai pas encore vu les Huit Salopards et j'aurai beaucoup de mal à faire le classement à part pour le dernier, Jackie Brown étant celui que j'ai le moins aimé des 7.

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Phil


Admin
Super texte de Joan Sfarr sur le film (attention, plein de spoilers) :


Je ne poste jamais d'avis sur le cinéma, ou alors pour défendre des artistes que j'aime. Je voudrais cependant partager quelques idées au sujet de The Hateful Eight.
Surtout ne lisez pas si vous n'avez pas vu le film car je vais spoiler beaucoup de choses.
Je suis allé voir ce film le jour de sa sortie, dans l'une des cinq salles en France qui le proposent en 70 mm, avec huit minutes supplémentaires, avec l'entracte au milieu, avec l'écran qui scintille et les sous-titres que l'on voit mal du fait de cette technique de projection.
Et comme beaucoup de spectateurs je suis ressorti groggy. Je ne comprenais pas bien ce que je venais de voir.
Après tout, la première fois où j'ai vu un film de Tarantino, c'était Reservoir Dogs et là aussi, je me suis dit "qui est ce type? Qu'est-ce qu'il vient de me faire? Est-ce que j'aime ça ou pas?". J'ai ressenti quelque chose de semblable lorsque j'ai découvert les Cohen Brothers ou Kurozawa, je crois qu'on n'aime pas voir une chose à laquelle on ne s'attendait pas...dans un premier temps. Et ensuite on ne peut plus s'en passer.
J'ai refusé de parler à l'issue de la projection. J'étais entouré d'une foule qui disait sa déception sur le ton de "Django au moins c'était excitant", ou bien "ses personnages ne sont vraiment pas marrants". On ne les "aime" pas.
Moi, je ne savais pas ce que j'éprouvais.
Tarantino a choisi le format d'écran le plus spectaculaire au monde, une image encore plus horizontale que du cinémascope, pour filmer pendant trois heures...huit bonshommes qui causent enfermés dans UNE pièce.
Techniquement, c'est époustouflant, mais ça n'est pas le sujet.
Ce n'est pas un film de plaisir, ce n'est pas un défouloir, le coeur ne bat jamais aussi joyeusement que dans les autres films de Tarantino.
Je ne peux pas m'associer à l'armée de spectateurs et surtout à l'armée de critiques de cinéma qui s'imaginent que c'est "raté". je veux dire que je n'ai pas envie de discuter avec ceux qui s'imaginent que Tarantino ne fait pas exprès d'offrir ce qu'il offre.
Je crois qu'il faut prendre au sérieux ce que nous raconte un film. Chaque film dépeint une vision du monde et de ses conflits.
Chez Tarantino depuis toujours, c'est la fable qui vient soigner le réel. Ce qui nous a rendus heureux dans Django, ou dans Inglorious Basterds, c'est la victoire de héros imaginaires sur les tragédies du vrai monde. Inglorious Basterds montrait un régiment de juifs qui réussissent à assassiner Hitler en le faisant brûler dans le la pellicule cinématographique.
Django racontait un esclave noir qui devient Zorro, et qui rend la justice, et finalement, ces deux films racontent que l'imaginaire peut soigner les blessures du monde. Ce sont des visions enfantines et optimistes, voilà pourquoi elles nous font tant de bien.
Spike Lee en voulait beaucoup à Tarantino pour cet optimisme. Moi pas. Moi je voyais qu'il s'agissait de rêves et le cinéma peut servir aussi à cela.
Hateful Eight raconte autre chose. D'habitude, chez Tarantino, quand le mot "nègre" est prononcé, c'est du troisième degré, ça fait partie d'une panoplie surjouée. Pas dans The Hateful Eight. Dans ce dernier film, chaque mot fait mal. Met vraiment mal à l'aise. Qu'est ce que ça raconte? Huit bonshommes enfermés. Obligés de rester entre eux. Avec une haine terrible entre chacun d'eux. Avec un racisme indépassable. Avec une détestation des femmes. Avec une envie de massacre constante. Et la certitude dès le début que personne ne s'en sortira, qu'il n'y aura pas de héros. Que ça va finir en massacre et que la mort n'aura rien ni d'héroique ni de jolie. Et la seule lueur d'espoir? la seule chose que chacun semble respecter? Une lettre du président. On attend le rêve et le salut de l'état. Et on finit par s'apercevoir que cette lettre n'est qu'une fable. Cette lettre est fausse, comme si Tarantino nous disait "tout ce que je vous ai dit dans mes films d'avant, c'étaient des fables pour vous faire rêver. Je vous ai offert de grands espaces et des épopées pour que chacun mette sa sauvagerie dans un lieu enfantin. La réalité est différentes. Nous sommes, comme chez Hobbes, des loups les uns pour les autres. Nous sommes enfermés dans les mêmes conflits raciaux, politiques, territoriaux, qu'à l'époque de la guerre civile. Nous sommes dans la même merde qu'il y a cent cinquante ans. Et voilà. S'il appartient parfois au cinéma de vous faire rêver, j'ai souhaité cette fois-ci vous montrer le monde dans l'état où je le vois. Ca vous fait pas plaisir? A moi non plus."
Ce film sort au moment ou tarantino s'implique dans la défense des noirs américains. ca n'est pas un hasard si c'est justement cette année qu'il manifeste dans les rues de New York.
J'ai lu trop de saloperies depuis quelques jours sur le film de Tarantino. Y compris émanant de réalisateurs de cinéma qui jamais ne feront un plan qui arrivera à la cheville du plus mauvais plan de Tarantino. Je me demande pour qui ils se prennent, à regarder Tarantino de haut. Pas grave. C'est le jeu.
La réalité, c'est qu'on ne peut pas prendre plaisir à The Hateful Eight, car c'est un film grave, fait pour blesser. Si cette blessure pouvait susciter une réflexion, plutôt qu'une moue d'enfant qui n'a pas eu la sucrerie qu'il attendait, ça serait formidable. J'ai l'impression qu'une partie du public a compris ce film, qui est en phase avec les temps très sombres que nous vivons. Je ne crois pas que les critiques aient voulu prendre au sérieux ce que raconte Tarantino. Je me demande combien de siècles il faudra pour qu'on accepte l'idée que les cinéastes sont aussi des écrivains, et qu'en général, un cinéaste d'envergure fait exprès de raconter ce qu'il raconte.
Aller voir un film d'un auteur que j'aime, pour moi, ça n'est pas dégainer un couteau en cherchant si c'est "bon ou pas bon". Je me demande simplement ce que cet auteur veut nous dire. Je crois qu'au même titre que tous ses précédents films, le dernier long métrage de Tarantino "dit" beaucoup.
Lorsqu'on réfléchit encore à un film près d'une semaine après l'avoir vu, c'est qu'il s'agit d'un grand film

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Phil


Admin
DVD/BR du film le 11 mai (déjà)

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