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Paul Verhoeven - le hollandais violent

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Si c'est du Djian récent, c'est probablement tout à fait évitable. Ce mec n'a pas écrit une ligne lisible depuis 20 ans

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Phil


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Oh oui, ça date de 2012 !

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Phil


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Mad a sorti un Hors Série consacré à Paulo, avec une interview et un retour sur sa carrière film par film. Comme souvent avec leurs HS, c'est très intéressant.
Et çadonne envie de revoir encore ses films, alors que je m'étais fait un cycle Verhoeven l'année dernière ! Je le compléterai avec quelques films pas revus à ce moment là (Soldier of Orange, Total Recall, Showgirls, Black Book probablement)...

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Phil


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Phil a écrit:4 ans plus tard, le réalisateur radicalisera encore le procédé, en filmant une histoire vulgaire de façon vulgaire. Ce sera Showgirls (que je vais probablement me refaire pour ce cycle consacré au hollandais : ça sera pas bien, mais au moins je me consolerai au niveau sesque !), et le ratage du film démontre par opposition la réussite de Basic Instinct.

"Enfin" revu SHOWGIRLS, à l'occasion du second round de mon "cycle Verhoeven"... et ça reste un film totalement déroutant !

Dans les années qui ont suivi son échec critique et commercial (on peut même parler de four total) et ses razzies, le film a été quelque peu réhabilité. Et est même devenu culte auprès de cinéphiles totalement déviants. Sans aller jusque là, cette seconde vision des années après la première m'a amené à le ré-évaluer un tantinet.
C'est vrai que le film a un fond très intéressant. Son côté satirique, son ironie mordante, son radicalisme total, en fond une vision impitoyable de l'american way of life. Le rêve américain selon Verhoeven n'est pas seulement démoli, c'est un cauchemar défoncé brique par brique dans une charge ultraviolente et sans aucune concession. Du pur Verhoeven, quoi - ce qui avait pu passer relativement inaperçu à la sortie du film. Et si le film n'est pas son plus violent graphiquement, c'est parce que la violence y est plus induite que visible, dans des rapports humains et sociaux qui ravalent l'humanité à son niveau le plus primitif. Par contre, niveau cul, c'est probablement le film où il va le plus loin (ce qui n'est pas pour me déplaire).

Reste que tout ça n'est malheureusement pas ce qui ressort principalement à la vision du film. Ce qui ressort, c'est sa vulgarité, comme on le mentionnait plus haut. Le problème du film est d'avoir situé cette histoire dans le monde totalement toc des danseuses de Las Vegas. Et de le faire avec très peu de distance par rapport à son sujet. Verhoeven (et le scénariste Joe Esterhas, tout autant responsable du résultat final que Paulo) filme un monde pathétique et vulgos et s'y vautrant allègrement. Il y a beaucoup trop de séquences liées au monde du spectacle kitsch de Las Vegas pour qu'on n'ait pas l'impression que le film tente de surfer sur les deux tableaux. La critique en sous-marin, mais bien trop camouflée sous un vernis clinquant qui tente d'attirer le client comme une vulgaire pute de bas étage. Et le fait de faire du personnage principal une grosse pouffe sans aucune nuance (si ce n'est, de temps en temps, pour la faire passer en plus pour une grosse naïve sortie de sa cambrousse) n'arrange pas les choses.

Après l'avoir comparé plus haut au film précédent dans la filmographie du réalisateur, on peut aussi s'amuser à le comparer à son film suivant : Starship Troopers. Qui, lui, est constamment ironique et sait proposer toute l'ambiguité qui manque terriblement à ce Showgirls.

Pas aussi mauvais qu'on le dit depuis 20 ans, à mon avis; juste pas à la hauteur et franchement décevant de la part d'un réalisateur dont on sait pertinemment qu'il aurait pu faire quelque-chose de génial à partir d'un tel matériau. 3/6

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Bon, vu Elle. Un poil de too much, et une fin pas très claire, quand Efira vient lui parler

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Mais j'ai bien ri

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Phil


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Ouais, c'est super drôle (dans le genre cynique) !
Le coup du personnage d'Effira, pour moi c'est clair qu'elle est au courant pour son mari...

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Ce qui confirme que chez les bourgeois, tout le monde s'encule, tout le monde le sait, mais on n'en parle pas à table

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Phil


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Pire : chez le bourgeois catho !

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Le personnage d'Efira, il est un peu too much

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Je viens de revoir une rediff d'une interview du Petit Journal lors des Manif pour Tous. Et finalement, c'est pas si éloigné de la vérité...

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Oui, vu aussi. Sauf que la nana (celle du PJ) est une caricature en elle-même. Et puis, éternel débat, c'est pas parce que ça existe c'est que c'est crédible

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Phil


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Ouais, mais dans le film aussi, c'est de la caricature. Plus précisément de la satire : tous les personnages sont poussés jusqu'aux limites.
Après, ça peu paraître peu crédible par moments, en effet - c'est le risque de ce genre de truc.

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Phil


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Revu hier TOTAL RECALL en BR.

Ce qui est "marrant", avec le parcours du film, c'est que c'est un peu l'inverse de celui de Showgirls (en moins pire). A sa sortie, le film avait été accueilli très positivement par la critique et le public - je me souviens d'un papier dans Starfix qui le décrivait comme "le futur du blockbuster de SF intelligent". Et, petit à petit, son aura a décru. Les gens se sont mis à insister sur sa lourdeur supposée, sur le fait que ce gros machin avait fini par bouffer ses concepteurs, sur sa "vulgarité", encore et toujours (un terme qui revient souvent, concernant le cinéma de Paulo).

Ben moi, je l'aime toujours autant que lorsque je l'ai vu à sa sortie au ciné !
D'accord, ce n'est pas un grand Verhoeven - clairement pas, même, dans le top de sa filmographie période américaine. Effectivement, il y a un côté "gros blockbuster ampoulé" qui veut trop en mettre plein la gueule et ne développe pas assez loin ses concepts de base (tirés de Dick, mais pas que). Je le comparerai un peu à un autre film avec Schwarzy : le True Lies de James Cameron. Les deux films sont des gros machins qui font plein de bruit et font passer au second plan leur statut de blockbusters d'auteurs. Et dans les deux cas, à mon avis, ce sont deux films fragiles (un comble, quand on voit la débauche des moyens engagés !).

Parce que, finalement, le principal, c'est bien - ici comme un peu tout le temps au sein de sa filmographie américaine - la manière dont Verhoeven pervertit de l'intérieur le gros film de SF de l'époque. La façon dont Arnold surjoue à mort le rôle habituel d'Arnold, avec une ironie et une jouissance communicatives. La violence hyper outrancière et les gerbes de sang excessives des scènes d'action. Le côté grandiose des décors et des images, pour illustrer une histoire qui se passe dans le cerveau du personnage principal (ou pas ?).
Et le fait que cette adaptation de Philip K. Dick pleine de bruit et de fureur, à l'opposé de ses écrits, soit finalement l'une des plus fidèles à son esprit. Un comble, encore, dans un film qui joue sans cesse des oppositions entre l'intime et le spectaculaire.

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Phil a écrit:La façon dont Arnold surjoue à mort le rôle habituel d'Arnold
Pour le coup je trouve que c'est une constante dans sa filmographie. Je ne me rappelle pas d'un rôle dans lequel il joue naturellement... ou alors c'est sa nature ?!
Sauf bien entendu tu fais référence à la scène où il a les yeux qui gonflent   affraid

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Phil


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Oui, entre autres ! Laughing

Sérieusement, là, il grimace et pousse son art de la petite phrase ("Consider it as a divorce") plus loin que d'habitude...
Il est clair que c'est vraiment pas l'acteur le plus subtil du monde, mais ici encore mois !

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Phil


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La sortie de BLACK BOOK en 2006 était déjà un petit événement cinématographique en soi, le fait qu’il se soit écoulé ensuite 10 ans pour que Paul Verhoeven refasse un film le rend rétrospectivement encore plus important dans sa filmographie.
A l’époque, Paulo ressortait de l’échec sur tous les plans de Hollow Man (que je me suis décidé à revoir aussi, pour terminer ce cycle consacré au hollandais violent - quitte à en souffrir encore une fois). Un échec personnel, certes, mais qui lui permettait à l’époque de porter un regard lucide et sans concession sur l’évolution du cinéma hollywoodien. De l’avis du réalisateur (qu’on peut aujourd’hui encore plus partager), le cinéma américain avait définitivement basculé du côté du divertissement, rendant impossible la réalisation de gros films « adultes » - sans même parler de la charge subversive, la violence et le sexe de ses films précédents. Ne lui restait plus qu’à revenir en Europe pour continuer à faire le cinéma frondeur qui a toujours été le sien.
10 ans plus tard, rien n’a changé : devant le frilosité des producteurs et des actrices américaines, il a dû se tourner vers la France pour réaliser Elle. En dehors d’un système hollywoodien qui ne peut plus tolérer les écarts d’un Verhoeven (ou d’un De Palma, d’un Cronenberg, ou d’autres).

Et, quitte à revenir vers sa Hollande natale, autant le faire avec un projet purement hollandais, retrouvant par la même occasion son scénariste complice Gerard Soeteman. Les deux hommes reprennent les choses quasiment là où ils les avaient laissées 20 ans auparavant. Et même plus que ça, Black Book pouvant être vu comme une sorte de prolongement au Soldier of Oranje de 1977. Comme lui, Black Book nous replonge au sein de la résistance hollandaise pendant la seconde guerre mondiale et l’occupation du pays par les nazis. Cette fois, via le destin d’une jeune fille juive contrainte de s’engager face à l’ennemi, et de devenir la maîtresse d’un lieutenant allemand. Situé vers la fin de la guerre, le film s’attache à décrire la déroute allemande vue de l’intérieur, et aussi les premiers jours de la libération, avec son cortège d’espoirs et de rancoeurs. Toute la dernière partie du film, en demi-teinte, montre des personnages qui ne savent pas s’ils doivent accueillir la libération avec joie ou inquiétude, loin de tout manichéisme.
Et le fin très sombre, à rapprocher de celle du Munich de Spielberg (un fondu au noir sur une attaque de kibboutz en Israël, 10 ans après la fin de la guerre / un plan sur le World Trade Center en construction chez Spielberg) vient accentuer la noirceur de l'ensemble.

Ce qui avait frappé à la sortie du film en 2006, c’était de voir Verhoeven revenir à la quintessence de son cinéma. Pour ceux qui avaient suivi le début de sa carrière, c’était comme retrouver un vieil ami perdu de vue depuis longtemps. Pour tous, c’était le soulagement de voir qu’il ne s’était pas définitivement perdu dans les renoncements de son Homme Creux de sinistre mémoire. Verhoeven redevenait ce jeune homme fougueux qui nous terrassait avec sa violence frontale, sa vision du sexe sans concession, sa misanthropie, sa description pointilleuse de la guerre et de ses ravages, sa volonté de brouiller toutes les pistes psychologiques, historiques, visuelles et morales.
C’était aussi la découverte d’une actrice formidable (et pas seulement excitante, même si ça jour beaucoup !), Carice Van Houten, qui n’a pas eu une grande carrière par la suite, mais qu’on est toujours heureux de revoir de temps en temps – comme en ce moment dans GoT. Entourée d’autres acteurs européens solides, des « gueules » et des jeux qui nous changent de ce dont on a l’habitude.

10 ans après, on est toujours pris dans ce tourbillon complètement scotchant, qui s’avère constamment stimulant sous tous ses aspects.
Mais je crois que ce qui est le plus impressionnant, c’est à quel point Black Book est une sorte de « film ultime » de Verhoeven ; la façon dont il condense à peu près tout son cinéma en 2h20 qui filent comme un éclair. On y trouve ses interrogations très européennes sur les hommes et la guerre, son sens de la provocation, sa vision du monde, ses excès et ses retenues. Et tout ça est enrobé dans une sorte de « film d’aventures » très américain dans la forme, avec moult rebondissements et retournements de situation, des tas de scène d’action, un sens du rythme et du timing parfaits. C’est à la fois profond dans son contenu, et totalement réjouissant dans sa forme.

De quoi désespérer à la vue de tous les projets avortés qui ont suivi, desquelles Verhoeven aurait pu tirer des projets tout aussi fous et enthousiasmant (notamment son film sur Jésus, dont il aurait évacué tous les aspects religieux pour le considérer uniquement sous l’angle politique)

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Phil


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Me suis donc forcé à revoir HOLLOW MAN - dernier film de la période américaine de Verhoeven, datant de 2000. J'en avais un souvenir mitigé - sachant que c'était pas terrible, mais pas forcément aussi mauvais qu'on le dit. Eh ben si, c'est vraiment, mais vraiment, pas bien.

Il a déjà été dit beaucoup sur le côté frustrant du film, qui ressemble à une pâle copie du cinéma de Paulo. Et c'est vrai que ça handicape fortement. Sur le thème de l'homme invisible, on imaginait le hollandais livrer un brulot subversif, violent, gore et plein de cul. Et c'est tout sauf ça. Pire encore : le film s'amuse (??) constamment à contrecarrer tout ce qu'on s'attend à y voir.
Par exemple, par trois fois, on pense que le personnage de Kevin Bacon va profiter de son invisibilité pour assouvir ses penchants... et que dalle ! Il caresse les seins (enfin, un seul, vaguement) de Kim Dickens endormie, paf, elle se réveille; il s'introduit chez sa voisine qu'il épie depuis le début du film, juste pour lui mater les seins (refaits) et lui faire un peu peur, et vlan, ça coupe et passe à autre chose; il commence à déshabiller Elizabeth Shue, et bim, c'était un rêve d'icelle !
Pareil pour la violence, très standardisée. Ou pour le gore, qui ne choquera personne.

Mais, est-ce que le problème du film réside juste dans l'oeil et l'esprit du spectateur, qui en attendait beaucoup plus, et se retrouve frustré dans ses bas instincts ?
Que nenni ! Si, au moins, le film était intéressant au delà de ça, on s'en contenterait.
Mais c'est quand même très très con - dans les réactions des personnages, dans les idées pourries de scénario, dans les dialogues, les péripéties. Hollow Man, c'est un film qui démarre sur de bonnes prémisses, et vire très vite au truc banal tel qu'on en voit beaucoup trop en deuxième partie de soirée des chaînes de merde de la TNT. Un film de monstre crétin et bateau, où un groupe de gens se retrouve pourchassé dans un lieu clos comme dans le premier nanar fantastique venu, sans aucune once d'originalité ni de recherche.

Après, c'est mieux joué et mieux réalisé qu'un téléfilm de HD1. Et les effets spéciaux sont absolument hallucinants, réservant malgré tout quelques séquences et images belles et spectaculaires.
Mais ça reste un gros Z friqué, totalement honteux de la part d'un réalisateur qui a abandonné là toute velléité artistique.

Cette daube aura au moins servi de déclic pour Verhoeven, qui quittera alors les Etats-Unis et réalisera bientôt le génial Black Book. C'est bien la seule utilité de ce truc.

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Phil


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Le CNC a choisi Elle pour représenter la France aux prochains Oscars Very Happy

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Phil a écrit:Revu hier TOTAL RECALL en BR.

Ce qui est "marrant", avec le parcours du film, c'est que c'est un peu l'inverse de celui de Showgirls (en moins pire). A sa sortie, le film avait été accueilli très positivement par la critique et le public - je me souviens d'un papier dans Starfix qui le décrivait comme "le futur du blockbuster de SF intelligent". Et, petit à petit, son aura a décru. Les gens se sont mis à insister sur sa lourdeur supposée, sur le fait que ce gros machin avait fini par bouffer ses concepteurs, sur sa "vulgarité", encore et toujours (un terme qui revient souvent, concernant le cinéma de Paulo).

Ben moi, je l'aime toujours autant que lorsque je l'ai vu à sa sortie au ciné !
D'accord, ce n'est pas un grand Verhoeven - clairement pas, même, dans le top de sa filmographie période américaine. Effectivement, il y a un côté "gros blockbuster ampoulé" qui veut trop en mettre plein la gueule et ne développe pas assez loin ses concepts de base (tirés de Dick, mais pas que). Je le comparerai un peu à un autre film avec Schwarzy : le True Lies de James Cameron. Les deux films sont des gros machins qui font plein de bruit et font passer au second plan leur statut de blockbusters d'auteurs. Et dans les deux cas, à mon avis, ce sont deux films fragiles (un comble, quand on voit la débauche des moyens engagés !).

Parce que, finalement, le principal, c'est bien - ici comme un peu tout le temps au sein de sa filmographie américaine - la manière dont Verhoeven pervertit de l'intérieur le gros film de SF de l'époque. La façon dont Arnold surjoue à mort le rôle habituel d'Arnold, avec une ironie et une jouissance communicatives. La violence hyper outrancière et les gerbes de sang excessives des scènes d'action. Le côté grandiose des décors et des images, pour illustrer une histoire qui se passe dans le cerveau du personnage principal (ou pas ?).
Et le fait que cette adaptation de Philip K. Dick pleine de bruit et de fureur, à l'opposé de ses écrits, soit finalement l'une des plus fidèles à son esprit. Un comble, encore, dans un film qui joue sans cesse des oppositions entre l'intime et le spectaculaire.

Revu hier sur TCM. Un film que j'avais beaucoup apprécié à sa sortie ... beaucoup moins à sa revoyure. Côté scénario, rien à redire, je partage plutôt ton avis. Par contre, ça a super mal vieilli et pourtant ça date de 1990. Les effets spéciaux piquent les yeux. 
Je parlais juste avant des remakes ratés. Voilà un film qui aurait pourtant mérité d'être dépoussiéré visuellement. Le petit quart d'heure que j'ai pu voir de la version 2015 m'a encouragé à rester sur l'original ... dans 20 ans peut-être, on aura le droit à quelque chose digne de ce nom.

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Phil


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Pour rejoindre la discussion sur les remakes (en effet un sujet moins simple qu'il en a l'air)... j'ai envie de dire, tout simplement, pourquoi ?
OK, les effets piquent les yeux, ok, ça a vieilli, ok, c'est daté.
D'accord.
Mais pourquoi, alors, faudrait-il forcément le refaire, pour le mettre à la disposition d'un nouveau public ? Total Recall existe en soi, ancré en 1990, et c'est très bien comme ça.
Si des producteurs veulent faire un nouveau gros film de SF un peu violent et gore, adapté de Dick, ils font autre chose - adapté aux années 2010.
Ah, c'est sûr, ça demande un peu plus d'efforts et de prises de risques (on la connaît, la réponse à mon "pourquoi" !)

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Je ne dis pas qu'il faut absolument le refaire, d'ailleurs vu le résultat ...(bref)... mais si je devais en choisir un, je prendrais plutôt celui-là (visuellement) dont l'histoire est ancrée dans un futur "non daté" et finalement sans rapport avec son époque de tournage. 

Mais pour le coup, autant le western est hyper codé et c'est assez difficile d'en sortir, autant la SF ouvre les portes sur un imaginaire infini et devrait donner lieu à des milliers (ou au moins des centaines) de scénarios originaux plutôt qu'à des remakes.

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Phil


Admin
Finalement, Elle n'apparaît pas dans la shortlist pour l'Oscar du meilleur film étranger...
Mais devrfait apparaître dans d'autres catégories, notamment celle de la meilleure actrice pour Huppert.

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Trop subversif pour les oscars ! Les américains ne sont pas encore prêts !

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Phil


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Ça devient une habitude avec Paulo !

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