Other Worlds - Le forum de The X Phil

Le cinéma est plus harmonieux que la vie, il n'y a pas d'embouteillages dans les films. Les films sont comme des trains qui filent dans la nuit (François Truffaut)


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Nous aussi, on sait faire des films d'horreur

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Phil


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... en tout cas, on essaie !

Et si j'avais pas été convaincu par le premier film de Bustillo et Maury A L'Intérieur, et encore moins par le très mauvais Livide, leur prochain effort titré Aux Yeux des Vivants a l'air carrément plus prometteur :

http://cinema.jeuxactu.com/news-aux-yeux-des-vivants-la-bande-annonce-du-film-22859.htm

(sortie le 30 avril)

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Phil


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En cette période de Coupe du Monde de foot, plutôt que de se taper un Togo-Bhoutan sans intérêt, mieux vaut se faire les deux « mi-temps » de ce GOAL OF THE DEAD fort sympathique !

Comme beaucoup (la plupart, en fait) de petits films d’horreur français fauchés nés ces dernières années, c’est loin d’être une franche réussite. Mais contrairement à la plupart, les intentions du projet suffisent à emporter l’adhésion et à faire oublier les lacunes du film(s). Conçu comme un double programme (un peu à la Grindhouse) autour de 2 moyens métrages d’une heure, il s’agit donc d’une sorte de Shaun of the Dead français(en beaucoup moins bien, faut pas abuser) ; comédie horrifique geek avec des zombies autour d’un improbable match de foot entre une grande équipe parisienne et une équipe en division 25 d’un bled paumé au cœur de l’Aveyron. Les deux parties du film sont réalisées par un gars différent, Benjamin Rocher (La Horde) pour la première, et Thierry Poiraud (Atomik Circus) pour la seconde. Pour autant, les deux parties se ressemblent fortement et le film se regarde comme un tout qui semble issu de la même équipe.
Présenté dans quelques salles et dans des festivals, le film y a reçu un bon accueil, mais pas suffisant pour justifier une véritable sortie nationale. Il se rattrape en DVD, où il se taille un succès d’estime auprès des amateurs de cinéma d’horreur déjanté.

Le gros point positif du film, donc, est de faire plaisir au spectateur en lui offrant ce qu’il veut voir ici. A savoir des footeux débiles qui se bastonnent avec des zombies crétins, du gore, du gros délire, des répliques qui font mouche, des situations marrantes, des personnages chtarbés. Et même une visions cynique et critique du milieu du foot professionnel qui ravira ceux à qui les matches actuels au Brésil (entre autres) donnent des boutons. Dans le rôle principal, Alban Lenoir (surtout connu pour son rôle de Klaus dans Hero Corp) est vachement bien.
Après, c’est trop long à se mettre en place, pas toujours très solide du point de vue de la réalisation, pas toujours très bien joué (globalement ça va, mais bon, y’a aussi des gens du calibre de Bruno Salomone, quoi), ça souffre de plein de petits défauts… Mais rien qui n’empêche de passer un bon moment devant un petit film qui se prend pas la tête et ne prend pas la tête.
(à regarder éventuellement avec des bières et des cahouettes, comme un match de foot, mais en mieux).

Note = 4/6

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Phil


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Phil a écrit:Et si j'avais pas été convaincu par le premier film de Bustillo et Maury A L'Intérieur, et encore moins par le très mauvais Livide, leur prochain effort titré Aux Yeux des Vivants a l'air carrément plus prometteur :

http://cinema.jeuxactu.com/news-aux-yeux-des-vivants-la-bande-annonce-du-film-22859.htm

(sortie le 30 avril)

Finalement vu ce soir... Bon, c'est pas terrible, comme d'hab' (mais bien mieux que Livide). Et c'est bien dommage parce que, comme d'hab' itou, on aurait vraiment envie de saluer l'effort de passionnés essayant de faire de bons films d'horreur dans notre pays. Et il y a quelques bonnes choses, notamment toute une séquence "home invasion" très violente et stressante et très réussie. Mais malheureusement, il y a aussi deux tares insurmontables. Le scénario et le rythme du film, déjà, très mal foutus. Et le manque de moyens et de volontés de l'entourage des réalisateurs - si eux y croient, on a l'impression qu'ils sont bien les seuls. Et quand il faut lutter sans arrêt pour essayer de faire son film contre vents et marées, c'est évident qu'on n'a pas trop le temps de peaufiner le produit final.
Encore un coup pour rien, donc, même si cette fois-ci c'est pas honteux. Alexandre Aja et Pascal Laugier se sentent toujours bien seuls dans un cinéma de genre hexagonal sinistré...

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Phil


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PYRAMIDE est le premier film réalisé par le français Grégory Levasseur, qui n'est pas pour autant un inconnu des amateurs de cinéma d'horreur, bien au contraire. Il s'agit en effet du grand pote d'Alexandre Aja, co-scénariste avec lui de Haute Tension ou La Colline a des yeux, les deux inséparables constituant un duo qui a déjà prouvé ce dont il était capable.
Pour son premier film derrière la caméra, produit par Aja, il hérite d'un tout petit budget, et se lance sur le terrain très balisé du found footage. Enfin, c'est vite dit, puisque le film s'émancipe régulièrement du procédé, assez arbitrairement. Un coup c'est filmé via les caméras du groupe de personnages, un coup de "l'extérieur", sans qu'on sache pourquoi.

Ce qu'il ressort du film, surtout, c'est que ça doit être Aja le gars doué du duo, parce que là, on est loin d'atteindre le niveau de ses films ! A travers les tribulations de 5 têtes à claques antipathiques dans une mystérieuse pyramide mise au jour près du Caire, on a surtout l'impression de voir un pompage de The Descent sans aucune inspiration. Qui plus est servi par une réalisation plate, aux images moches, et aux acteurs pathétiques.
On se fout poliment de ce qu'il peut bien se passer, ça se traîne, et le film n'intéresse jamais. Enfin, il y a quand même 3-4 scènes assez réjouissantes, des morts dégueus et inventives, quelques moments qui valent le coup d'oeil. Mais beaucoup trop peu.

Plutôt que de perdre son temps sur les projets sans intérêt de ses collaborateurs, Aja ferait mieux de bosser sérieusement sur Cobra...

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S'il faut en croire la rumeur issue de présentations événements dans plein de festivals et la bande-annonce diffusée aujourd'hui, l'événement 2017 en matière de cinéma d'horreur pourrait bien être français !

ça s'appelle Grave et c'est un premier film signé Julia Ducournau :

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Phil


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C'est tombé aujourd'hui, Grave sera interdit au moins de 16 ans.
ça risque de pas être super facile de le voir, mais il y aura bien des petits cinés indépendants prenant la carte UGC qui le joueront...
(et ça évite déjà au fachos de s'attaquer au film pour durcir l'interdiction !)

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Vu ce soir en avant-première SEULS de David Moreau - dont on avait subi il y a quelques années le premier film au titre ressemblant, Ils, qui était tout pourri. Mais bon, je continue de militer en faveur du jeune cinéma de genre français... et là, c'était quand même vachement mieux que ce coup d'essai (qui avait laissé des traces chez les DianoPhil).

Là, le "problème" principal, c'est que je suis pas la cible. Le film est adapté d'une BD pour ados dont j'avais jamais entendu parler, met en scène 5 djeun's qui se retrouvent tous seuls un matin sans savoir ce qu'il s'est passé et alors qu'un étrange brouillard empoisonné entoure la ville. Ils vont essayer de survivre en découvrant la raison du truc étrange qui leur arrive, et en apprenant à se connaître, à faire fi de leurs différences, à s'entraider, blablabla.
A vu de nez, j'ai au moins 20 ans de trop. Mais mes gosses vont kiffer (ce que je leur ai tetoté en sortant de la salle).

Evidemment, l'intérêt du bouzin est que les 5 ados ne sont pas vraiment seuls. La résolution progressive des mystères amène à un twist bien vu (je ne sais pas si ça vient directement de la BD) même si on commence à en percevoir l'idée un peu à l'avance. Et à une scène finale que je dévoilerai pas, qui ouvre évidemment la porte à d'éventuelles suites, et au développement d'une franchise à la Hunger Games. Mais en français, donc avec une ambition largement moindre.

Mais, puisqu'on parle d'ambition, il faut noter que le film est nickel à ce niveau là. Il ne pète pas plus haut que son cul, mais en même temps s'efforce de livrer un produit bien fait et attrayant.
Ce qui fait que, malgré tous ses handicaps et alors que je suis pas le coeur de cible, j'ai plutôt bien aimé. C'est sans prétention, bien foutu, pas toujours bien rythmé mais on lui pardonne. Et les gosses, bien qu'ils soient dans leurs rôles archétypaux, ne sont pas énervants - ce qui est rare !

Sympa et frais; valant bien mieux que pas mal de merde qu'on doit se taper dans le genre quand on veut soutenir "notre" cinéma déviant.

(ah, et contrairement au titre du topic, ce n'est pas un film d'horreur ici. Mais il appartient bien à la même mouvance de réalisateurs biberonnés à Mad et traumatisés par les VHS qu'ils mataient sur le magnétoscope de papa et maman)

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Phil


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Phil a écrit:S'il faut en croire la rumeur issue de présentations événements dans plein de festivals et la bande-annonce diffusée aujourd'hui, l'événement 2017 en matière de cinéma d'horreur pourrait bien être français !

ça s'appelle Grave et c'est un premier film signé Julia Ducournau :



Vu en avant-première ce soir (en présence entre autres de la réalisatrice et son actrice, arrivées en retard parce qu'elles étaient à Quotidien juste avant, et de la productrie et première dame de Fance pour encore deux mois)

... c'te claquasse !!!
En effet, on a bien là un premier film, signé d'une jeune réalisatrice française, et qui est un vrai bon gros film d'horreur qui va en scotcher plus d'un !

Cela dit, j'ai trouvé le film moins définitif et moins génial que ce à quoi je m'attendais. Attention, c'est une vraie grosse réussite, hein... mais il y a quelques petits défauts par-ci, par-là. Et puis, une impression étrange : c'est vraiment un pur film de genre, bien gore, bien agressif, jusqu'au-boutiste, qui utilise à fond les codes du genre et déroule son manuel du petit Cronenberg illustré (celui de la grande époque) avec brio. Et, en même temps, le film s'égare aussi un peu dans une tendance très française à vouloir intellectualiser son propos, livrer un constat social, discourir de grands sujets. Heureusement, les deux aspects du film ne se paralysent pas, mais ils diminuent parfois l'impact qu'aurait pu avoir une pure série B d'horreur plus directe.

Mais ce n'est pas gênant, tant le film chope son spectateur, lui assène son lot de scènes-choc, de séquences de pure fascination, déploie une atmosphère putride et morbide. Si le film est si éprouvant, ce n'est pas tant parce qu'il déroulerait du gore qui tâche à tous les étages, mais plutôt parce qu'il touche à l'intime et à des aspects réellement dérangeants du corps humain. On pense évidemment à Cronenberg, je l'ai déjà dit, et la réalisatrice ne s'en cache pas. Mais aussi au superbe (et méconnu) Dans ma Peau de Marina De Van (2002), ou à tout un pan de cinéma français et belge récent ayant recours à l'horreur viscérale (A l'intérieur, Calvaire, Martyrs...). Jusqu'à un twist à la Shyamou et un plan final particulièrement jouissif.

La réalisation et l'image sont superbes. Et l'actrice principale Garance Marillier est phénoménale. Ses partenaires sont aussi pas mal du tout; et ça fait toujours plaisir de revoir Laurent Lucas dans ce type de petit film français déviant, en dehors du système.

En d'autres termes, le film est bien fidèle à sa réputation grandissante depuis sa présentation à la Semaine de la Critique à Cannes. Et c'est clairement pas tous les jours qu'on à l'occasion de voir un OVNI d'une telle force; encore moins dans notre beau pays, pas vraiment habitué à de tels débordements (même justifiés par un sous-texte appuyé) !

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Phil a écrit:... Jusqu'à un twist à la Shyamou et un plan final particulièrement jouissif.
Tu veux dire une scène dans un troquet avec BFM en fond sonore ??

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Pas du tout !

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Vu en avant-première ce soir, REVENGE de Coralie Fargeat - qui sort mercredi prochain sur nos écrans. Et sera présenté demain en compétition à Gerardmer, après avoir créé la sensation dans tout un tas d'autres festivals dans le monde entier.

Dans les milieux fantasticophiles (et même en général), le film est déjà "vendu" comme le Grave de 2018 - et c'est vrai que c'est assez facile de le voir comme ça : un film d'horreur français, un premier film, qui s'est fait remarquer dans les festivals, fait par une femme, qui sort de la Femis, avec une jeune fille énervée en tête d'affiche... Après, les deux films n'ont finalement pas grand-chose à voir, au-delà de leur manière commune de bousculer le ronron du cinéma français. Celui de Fargeat est beaucoup plus frontal, moins conceptuel et intellectuel, plus tourné vers le pur cinéma d'exploitation.

Et pourtant, c'est pas faute d'essayer, d'y mettre du "fonds". On y a encore eu droit lors de la présentation par la réalisatrice avant la projection : Revenge serait un film féministe, qui tombe particulièrement bien en ce moment, même si elle l'a pas fait exprès. En fait de féminisme, c'est un peu comme dans Wonder Woman : il ne suffit pas de prendre une héroïne qui fout la raclée à des mâles pour faire un film féministe. Et alors que l'héroïne de DC était une bonnasse qui faisait fantasmer l'hétéro moyen dans ses tenues moulantes, celle présente ici est une pétasse dont la réalisatrice cadre le cul à longueur de temps. Et en fait de "proposition de cinéma" présentée aussi avant la projection, le film est un simple "Rape and Revenge" où la femme violée et laissée pour morte va passer la projection à se venger violemment de ses agresseurs.
à la limite, l'aspect le plus féministe du film n'est pas dans ce qu'il montre ou raconte, mais dans ce qu'il est. Ce film furieux, pas différent de ceux réalisés par des mecs (et pas très éloigné du Tarantino de Kill Bill, en fait) - abolissant tout simplement l'idée du genre de la personne derrière la caméra pour être juste "un film d'horreur".

Parce que, oui, la force de Revenge, finalement, c'est bien de passer au-dessus des intentions de ses concepteurs, de s'en foutre complètement pour s'affirmer comme un pur film de genre terriblement efficace. Bien réalisé, avec une photo superbe, des bons acteurs - dont la révélation Matilda Lutz. Et surtout, très violent et très gore - ce qui est quand même ce pour quoi on est entré dans la salle ! Sauf mes deux voisines, qui se sont caché les yeux tout le long du film, mais passons... De ce point de vue, le film remplit parfaitement son contrat; on pense même dans ses meilleurs moments à La Colline a des Yeux version Aja. Sur plusieurs scènes dans le désert, et lors du final dans la maison aux murs couverts de sang, notamment.

Un (autre) pétit bémol néanmoins, même en restant juste sur le terrain du survival horror : on a quand même du mal à croire aux capacités de survie de l'héroïne (balancée du haut d'une falaise, embrochée par un arbre auquel elle met le feu pour se dégager, etc...); encore plus quand elle court et se bat alors qu'elle devrait être morte 12 fois. Ok, c'est un film d'horreur fantaisiste, mais ils poussent très loin la suspension d'incrédulité sur ce point.

Mais ce n'est pas bien grave, tant le film - quand il ne se prend pas la tête avec des thèmes artificiellement rattachés à l'histoire - fait plaisir à voir. Décidément, il se passe de belles choses au sein du cinéma de genre en France en ce moment... raison de plus pour aller soutenir ce bon Revenge dès la semaine prochaine !

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Vu GRAVE hier soir sur Canal.
Très bien en effet. Déroutant au départ car ça met beaucoup de temps à se décanter et même quand on commence à comprendre, ça n'explose pas dans tous les sens jusqu'à une fin apocalyptique. 
Au-delà du côté cannibale, j'aime bien ce côté culotté de la réalisatrice de ne pas reprendre à la lettre les codes du film de genre mais de le mêler dans un mode plus dramatique. Certes c'est typiquement français mais c'est aussi intéressant de sortir des stéréotypes enfoncés à coup de masse par les studios américains.


Rafraîchissant !

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Phil


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Oui, clairement, le film se détache du lot par son mélange de film de genre et de film d'auteur. 
(ce que certains lui reprochent, évidemment)

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Phil


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Interview très intéressante de Pascal Laugier... dans Télérama !
http://www.telerama.fr/cinema/pascal-laugier-cette-interview-pour-telerama-est-la-preuve-que-les-choses-commencent-a-bouger-pour,n5527763.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1521045932

(y'en a aussi une, bien longue, dans le Mad Movies du mois, évidemment - faudra que je la lise)

Et vais Voir Ghostland demain; j'espère que ça sera aussi bon que les 2 précédents ????

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Phil


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Voir un film de Pascal Laugier, c'est toujours une expérience extrême sans comparaison avec ses petits collègues, notamment français (ou quasiment, on trouvera bien quelques autres films du même acabit, genre La Colline a des Yeux version Aja; mais ils sont rares). à chaque fois, le réalisateur continue d'affirmer son style rentre-dedans, sa fidélité à un cinéma d'horreur viscéral au premier degré, assénant ses coups de boutoir au spectateur à grands renfort d'effets chocs et de questionnements sur la nature même du genre.

Son quatrième opus, GHOSTLAND, ne déroge pas à la règle.

C'est, encore une fois, une plongée en enfer sans concessions. Un film très violent, gore, traumatisant, qui flirte constamment avec les limites, tente des trucs - au risque de se vautrer (ce qui n'arrive que très rarement). La maîtrise de la mise en scène de Laugier est encore une fois impressionnante. Et, évidemment, il joue à merveille avec les nerfs du spectateur. Cette fois, le twix est situé presque exactement au milieu du film, plutôt qu'à la fin. Et la seconde moitié du film prend alors une saveur plus amère; d'autant que le concept introduit à ce moment là sert à relancer encore l'histoire vers la fin, à un moment où on se demande ce qu'il va pouvoir se passer jusqu'à la fin.

Après, ça reste à mon avis un peu en dessous de ses deux films précédents - tout en restant meilleur que Saint Ange, son premier film.
Simplement parce que, même très réussi et d'une efficacité à toute épreuve, Ghostland est "juste un film d'horreur". Loin de moi l'idée de dénigrer le genre - on sait bien que ce n'est pas le style de la maison. Mais je veux dire par là que ce film finalement très simple dans ce qu'il raconte est loin de la puissance métaphysique de Martyrs et du retournement totalement remuant de The Secret. Le discours sur la fiction (d'horreur) et la réalité élève le film au dessus du premier Conjuring venu, mais pas à la hauteur des deux... Lié à ce côté "horreur primaire", il y a aussi quelques facilités malvenues et inhabituelles chez le réalisateur - pas gênantes, mais qui handicapent le film dans son ambition.

Rien de bien grave; le film est réussi, et constitue une nouvelle grosse baffe de la part du réalisateur.
Et les actrices sont excellentes (même Mylène !), dans des rôles très physiques pas évidents du tout.

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