Other Worlds - Le forum de The X Phil

Le cinéma est plus harmonieux que la vie, il n'y a pas d'embouteillages dans les films. Les films sont comme des trains qui filent dans la nuit (François Truffaut)


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MAD MAX - Fury Road (et par extension, le cinéma post-apocalyptique)

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Phil


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Phil a écrit:Je pense que je vais le revoir la semaine prochaine...

Oui, demain ! Rolling Eyes

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Phil


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Bon ben ça méga-tue toujours à la seconde vision !

L’avantage, c’est que si on en prend encore plein la gueule, c’est moins violent, parce qu’on sait à quoi s’attendre. Et on peut donc mieux appronfondir ce qui n’était que pressenti la première fois.
Par exemple, la narration par le biais de l’image - qui revient à l’essence même de ce qu’est le cinéma. Une notion de base évidente, qu’on avait pourtant oubliée à force de film surexplicatifs, filmés et montés paar des bourrins qui se contrebranlent de la grammaire cinématographique... (voir la scène de baston à 3 - une leçon !)

Comme l’a tweeté (entre autres) le réalisateur de Looper Rian Johnson (pour le coup, un gars doué qui n’est pas un de ces bourrins incultes de l’image) : "George Miller nous renvoit tous à l’école"

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Phil


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Phil a écrit:Mais surtout, Miller développe un monde dont il nous balance des éléments épars sans les expliciter plus que ça; à nous de compléter tout ça. Et ça fonctionne totalement, parce qu'on n'a pas besoin d'être pris pour des cons à base d'explications lourdingues pour saisir comment l'univers du film fonctionne. Et c'est bourré d'idées directement venues de la littérature de SF notamment.

Un exemple, auquel j'ai pensé ce midi durant ma lecture de L'adjacent de Priest :
dans ce livre, entre autres détails foisonnants, l'Angleterre du futur est ravagée par des tempêtes auxquelles on a donné des noms d'artistes. C'est typiquement le genre de petits trucs qui définit un monde dans la SF littéraire, qui n'a pas besoin d'être explicité, et crée des associations d'images et d'idées chez le lecteur.
Dans le film, ça fonctionne pareil, sur ce genre de petits trucs. Tout ce qui tourne autour du culte des War Boys, par exemple, est super bien vu.

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Une véritable bombe, un très grand moment de cinéma, bourré d'idées de plans inouïs, d'une intensité rate. Si Miller ré-invente le cinéma d'action (dont il est un des précurseurs), il invente aussi un nouveau concept de suite, ni prequel, ni sequel, no remake, un truc quelque part entre les trois ou un mélange des trois. Et il n'oublie pas au passage de truffer son film de référence aux trois précédents, ce qui ravit le très grand fan qui est en moi.
A noter que la 3D est extrêmement bien exploitée.

Sur la liste des bluray à acheter prochainement.

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Phil


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Cbyt a écrit:il invente aussi un nouveau concept de suite, ni prequel, ni sequel, no remake, un truc quelque part entre les trois ou un mélange des trois.

Là dessus, j'ai lu une idée intéressante dur le forum de Mad Movies. Comme quoi ce serait une sorte d'aventure de Max qui serait racontée comme une légende bien longtemps après sa mort - d'où les arrangements avec la réalité de ce qu'on connaissait dans les trois films précédents.


Cbyt a écrit:Sur la liste des bluray à acheter prochainement.

Idemn évidemment !
(mais pas en BR 3D)

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Phil


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ça n'a (presque) rien à voir, mais j'en parle ici parce que :
à l'occasion de la sortie de Fury Road, Mad Movies a sorti un hors série plutôt bien foutu (comme souvent leurs hors série, contrairement au torchon qu'est devenu le magazine) sur le cinéma post-apocalyptique. Qui m'a donné envie de voir ou revoir certains vieux machins.

Dont celui-ci :




L'AGE DE CRISTAL (Logan's Run) est un classique du cinéma de SF dystopique alarmiste des années 70, qu'on a beaucoup vu à la télé étant enfants, dans les Dossiers de l'écran et autres Avenir du futur avec des Soleil Vert et autres du même acabit.

Evidemment, le film a plutôt vieilli; certaines visions naïves peuvent faire sourire, les effets spéciaux pré-numériques sont à chier, la musique pré-synthétique fait pitié... Pourtant, le film fonctionne encore. En partie sur la nostalgie d'un type de cinéma "adulte" qui s'emparaît de thèmes de la SF littéraires pour donner des produits de qualité qui n'infantilisaient pas les spectateurs (suivez mon regard vers le même cinéma de SF américain de ces 30 dernières années). En partie parce que c'est bourré de bonnes idées, bien interprété et bien mis en scène. Mais surtout parce que c'est terriblement attachant et que ça reste encore solide 40 ans après sa réalisation, malgré les maladresses, les pyjamas des personnages et les couleurs psychédélico-kitsch.

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Revu il y a quelques mois avec pas mal de nostalgie. Pour être franc, c'est peut-être le moyen qui fait que ce soit supportable à regarder.

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Phil


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Il y a quelques films de SF des années 60-70 qui tiennent encore parfaitement la route (me viennent en tête La Planète des singes, THX 1138 ou Soleil Vert, par exemple) - pas sûr en effet que celui-là en soit... Mais j'ai passé un bon moment en le revoyant.

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Phil


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Cinéma post-apocalyptique, suite, avec deux séances du week end.

Avec tout d'abord un film qu'il ne viendrait jamais à l'idée de quiconque normalement constitué de voir une fois dans les années 80; alors pour ce qu'il en est de le revoir en 2015, je vous laisse imaginer !
Il s'agit de 2019, APRES LA CHUTE DE NEW YORK de Sergio Martino. Dans les années 80, le cinéma bis/z/d'exploitation italien vit ses derniers feux en pompant allègrement tout ce qui a du succès sur le continent américain. Et plus particulièrement la sainte trinité Mad Max 2 / New York 1997 / Terminator. On verra ainsi quantité de bandes complètement barrées, tournées avec trois lires et demi dans des terrains vagues de la banlieue de Naples, suçant honteusement les idées de Miller, Cameron et Carpenter, sans jamais en avoir ne serait-ce qu'un millième de l'inspiration.
Parmi ces trucs pitoyables, déjà à l'époque, ce 2019... se taille une jolie réputation de "film réussi". Ce qui, à l'époque, signifiait qu'il était seulement un peu moins mauvais que les autres. J'en avais le souvenir de quelque-chose de pas mal dans son genre, en effet. Et il y a toujours un certain plaisir coupable à revoir ces films matés sur des VHS pourries ou lors de soirées sur M6 ou La Cinq.
Mais bon... là, c'est quand même bien pourri ! Très drôle au quinzième degré, mais dans ce cas précis, ça ne compense pas la réalisation inexistante, les acteurs et actrices ridicules, les effets spéciaux amateur, les idées débiles, la musique atroce, la laideur de l'ensemble. J'avais envie de m'en refaire un ou deux autres (genre Atlantis Interceptors de D'amato, et/ou Les Nouveaux Barbares d'Enzo Castellari), mais je sens que ça va pas être possible (comme chante Zebda) !


Beaucoup mieux, même si c'est pas super, LE MONDE, LA CHAIR ET LE DIABLE est un des premiers films post-apo réalisé aux Etats-Unis, en 1959, en pleine guerre froide et avec le traumatisme d'Hiroshima encore bien ancré dans les esprits. Le film commence sur le schéma qui deviendra classique dans le genre du "dernier survivant" - ayant survécu à l'apocalypse nucléaire en étant enfermé dans une mine en profondeur. Et la première partie du film, où le personnage erre dans une ville déserte dévastée, est superbe. ça se gâte un peu lorsqu'il tombe sur une autre survivante, dont il va évidemment tomber amoureux. Et ça se transforme en trio lors de l'arrivée d'un troisième homme.
Le problème du film, est qu'une fois passé l'argument SF qui tient une demi-heure, il s'oriente ensuite vers un film à thèse(s) très démonstratif. Il faut dire que le personnage principal est incarné par Harry Bellafonte, célèbre acteur et crooner noir de l'époque. Producteur du film, il y voit surtout un véhicule pour exposer des idées progressistes sur l''émancipation des noirs, le racisme, l'amour interracial... Tant de sujets qui prennent le pas sur l'intrigue, illustrés par des dialogues parfois lourdingues et des situations appuyées. L'apocalypse ne servant alors que de prétexte à un film qui aurait très bien pu se dérouler pareil dans un environnement réaliste.

La conclusion du film parvient néanmoins à relier son côté SF et ses thématiques - et dans l'ensemble ça se regarde bien. D'autant plus que l'image en scope noir et blanc est superbe, et les trois acteurs très bien.

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Phil


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Pas de cycle "Cinéma post-apocalyptique" possible sans revoir AKIRA de Katsuhiro Otomo. Au bout de la dixième vision, j'ai toujours pas compris la fin du film Shocked mais c'est toujours aussi génial !

Et je terminerai un de ces quatre par LA PLANETE DES SINGES, l'original de 1968, le sul le vrai l'unique, avec Mr NRA à genoux qui hurle "les fous, ils l'ont fait !!!"

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Phil


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Héhé, BR du film du siècle récupéré ce midi ! Laughing

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En même temps, vaut mieux arrêter sur un coup de génie que de tenter une suite vulgaire à des seules fins commerciales.

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Phil


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Ouais, mais ces premiers projets pour Mad Max Wasteland laissaient présager du meilleur !
Bon, il se contentera d'écrire et produire, ça sera déjà pas mal... (d'autant que je le vois pas suivre ça vaguement de loin sans se mêler de la réalisation)

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Phil


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Phil


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Tiens, le double Blu Ray Fury Road + Black and Chrome Edition est à 15 euros en ce moment un peu partout - ça vaut le coup ! 
(et j'ai évidemment sauté dessus)

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Phil


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Vu l'édition Black & Chrome... qui est bien plus qu'un gadget pour nous refourguer ujne deuxième fois ce qu'on a déjà acheté avant ! 
Evidemment, çà ne change pas fondamentalement le film, qui est toujours ce monument grandiose du film d'action et de cinéma avec un C majuscule en police 227. Mais il est vrai que de le revoir en noir et blanc accentue encore son côté abstrait et conceptuel. Là où l'image de la version couleur est ultra-travaillée à grands renforts de filtres de toutes les couleurs, cette version joue sur les contrastes et repositionne tous les éléments de l'image sur le même plan. Il en ressort un Fury Road plus onirique encore, qui perd un peu de sa sauvagerioe mais la remplace par un côté brut du plus bel effet. 

Je pense que j'alternerai les deux versions lors des futures visions du film, qui ne manqueront pas dans les années à venir (comme depuis sa sortie) !

(Et puis le voilà, le grand blockbuster féministe de ces dernières années - à des années-lumière de Wonder Woman dans lequel on pense plus à mater le cul et les boobs de Gal qu'à faire avancer la condition de la femme !)

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Faudra que j'essaye ça. En attendant, j'ai acheté la double édition de Logan Couleur/NB en 4K mais pas encore eu le temps de regarder.

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Phil


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Vu en pas-4K, et c'est déjà très bon !

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La qualité du travail en NB est assez exceptionnel, chaque plan ayant fait l'objet d'un travail attentionné, spécialement sur la lumière et les contrastes. C'est assez impressionnant. Difficile d'oublier la version couleur qui bénéficiait elle aussi d'un travail exceptionnel sur la couleur et sur les tonalités, les couleurs du désert australien donnant un texture toute particulière à l'image. 
Donc une préférence à la version couleur même si comme toi, je pense que c'est loin d'être un simple gadget commercial dans le cas présent.

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