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Mon année musicale 2016

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1 Mon année musicale 2016 le Ven 30 Déc - 13:15

Phil


Admin
Bon, je ne vais pas revenir pour la troisième année de suite sur les relatifs changements dans ma consommation musicale. C’est maintenant acté : je n’ai plus la même curiosité que par le passé, et ne suis plus tout au long de l’année à l’affut de la moindre note de musique susceptible de m’intéresser, même vaguement. Préférant me concentrer sur un lot de valeurs sures sur lesquelles je peux plus m’appesantir. Et ne dédaignant quand même pas une ou deux découvertes ou confirmations, si elles se présentent à moi de manière évidente.

Ce qui ne veut pas dire que j’écoute moins de musique de manière générale. Je crois que de ce point de vue là, ça ne changera pas ; et de la même manière que je ne peux pas rester sans voir mon lot de films hebdomadaire, il me faut ma dose de musique quotidienne pour survivre dans un monde qui serait bien plus pauvre sans ça…

Et, donc, au moment de ce traditionnel classement des albums de l’année, je me suis retrouvé dans une situation comparable à mon classement cinéma (voir le sujet approprié). A savoir avec une liste d’albums qui s’est constituée facilement et de manière évidente ; une liste plus importante que la sensation que j’avais d’une année 2016 où l’intérêt des nouveautés musicales avait frisé le néant. L’actualité de 2016 s’étant plus faite en égrenant une trop longue litanie de morts célèbres qu’en fêtant l’arrivée de beaux et bons disques dans les bacs (ou sur les plateformes de téléchargement et de streaming). Finalement, non : j’aurai quand même trouvé ma dizaine d’albums intéressants sortis dans l’année (et sans avoir à tricher, cette fois Smile). Tout juste, mais ils sont bien là. Et quelques motifs de déception, aussi – qui alimentent plus mon flop musical 2016 que de vraies daubasses évidentes à la Jul ou Claudio Capeo que je n’écoute pas de toute façon…

Mais, là encore à l’image de mon top ciné, difficile pour moi de classer les albums de cette sélection dans un ordre de préférence. J’aurais tendance à dire que le troisième opus de Frustration est mon préféré de l’année, quand même. Avec lui, il y a un top 5 qui se détache du reste (et on verra que ce n’est pas l’extase totale et absolue à chaque fois). Puis un autre bloc de 5 autres « bons disques mais un peu moins bons quand même ». Mais ça n’ira pas plus loin…


FRUSTRATION – Empires of Shame



Le troisième album du groupe français, parvenant encore mieux que les anglo-saxons à remettre le post-punk au goût du jour, aura connu une gestation compliquée. Enregistré l’année dernière, présentant plusieurs chansons jouées sur scène depuis (et il y a encore de la réserve) – on peut dire qu'il s’est fait attendre. Mais on peut aussi dire, haut et fort, que cette attente a été récompensée !
Au premier abord, l’album paraît plus brut de fonderie que les précédents, plus âpre, mettant un peu de côté les synthés au profit d’une orientation plus punk et rentre-dedans. Mais, à force de l’écouter, on se rend compte qu’il n’en est rien. C’est juste que les compositions sont peut-être encore plus travaillées que par le passé, et mettent plus de temps à révéler toute leur richesse. Et ces empires se révèlent finalement aussi enthousiasmants que les compositions précédentes du groupe ; montrant l’étendue de leur talent et le foisonnement de leur univers musical. A la fois très influencé, et totalement personnel. Au côté de bombes nucléaires du genre Cos’ you ran away, No Place ou Empires of Shame, on trouve même une étonnante (et magnifique !) Arrows of Arrogance qui ne ressemble à rien de ce qu’ils avaient fait jusqu’alors.
Le seul défaut du disque, en fait, c’est d’être trop court !


BLOC PARTY – Hymns



Il s’en est fallu de peu pour que le groupe ne survive pas à une énième crise d’ego – qui couvait déjà après le départ de Matt Tong suite à la tournée précédente… Pour éviter de disparaitre, le duo constitué de Kele Okereke et du guitariste Russel Lissack a viré Gordon et la remplaçante de Matt, pour repartir dans l’aventure avec une nouvelle section rythmique. On pouvait tout craindre de ce cinquième album conçu, donc, par une moitié de BP. Que la fougue n’y soit plus, que les nouveaux musiciens ne soient pas à la hauteur, que Kele nous casse les couilles oreilles avec sa musique électro…
Rien de tout ça ! Evidemment, les petits nouveaux ne font pas oublier les musiciens qu’on avait appris à aimer quand on a suivi le groupe depuis ses débuts il y a 10 ans. Bien sûr, les nouvelles orientations imposées par le duo despotique peuvent paraître moins accrocheuses. Et non, l’album ne restera probablement pas comme un des meilleurs du groupe.
Mais, à l’écoute du truc, franchement, on s’en fout ! Parce que c’est particulièrement réussi en soi. On ne pourra pas reprocher au groupe de se reposer sur ses lauriers. Mieux vaut saluer leur mentalité les poussant à toujours aller plus loin dans leurs envies, tout en se reposant sur le socle solides de leurs chansons. Ici, la plupart de leurs expérimentations sont concluantes, que ce soit le gospel de The Good News, la pop de Virtue, l’atmosphère spatiale de Different Drugs et même les délires électro/disco de l’excellent single The Love Within.
Y’a quelques déchets (d’autant plus sur la version longue du disque), mais rien de bien méchant. Y’a surtout du Bloc Party; et, alors qu’on s’attendait à ne plus jamais en entendre, ça fait sacrément plaisir.


DAVID BOWIE - Blackstar



Que dire, au moment du bilan de l’année, sur l’album de Bowie sorti le jour de son soixante-neuvième anniversaire, deux jours avant sa mort ? Il n’y a (presque) plus rien à en dire, justement, après quasiment une année à expliquer en quoi la disparition de ce génie (pour une fois, le mot n’est pas galvaudé) a été une perte immense pour la musique. A décrire en quoi cet album a été conçu comme un testament, une mise en scène réfléchie de la mort prochaine de l’artiste, une dernière pierre aussi sombre que lumineuse sur son chemin, un ultime écho de son talent immense, de son éternelle volonté de défricher, d’aller là où on ne l’attend pas.
Dans les premiers jours d’écoute, j’aimais le disque sans le trouver phénoménal non plus. Trop jazzy pour moi, par moments ; peut-être trop hermétique. Et puis, forcément, je l’ai beaucoup écouté ensuite, dans les semaines qui ont suivi la mort de Bowie. Avec les autres, les grands chefs d’œuvre du passé, les Ziggy Stardust et autres Heroes. Pour y découvrir des splendeurs cachées, des trésors musicaux insoupçonnés. Pour parvenir, aussi, à mettre de côté ce qui pouvait parfois me gêner dans ce mini-album qui n’en est pas un sur la durée.
Difficile d’y voir un « simple album » tant il reste indissociable de la mort de son concepteur et de toute l’histoire qu’il traîne avec lui. Mais tout aussi difficile de nier que c’est un grand disque de toute façon.


MESH – Looking Skyward



Un peu comme pour Bloc Party un peu plus haut, il est clair pour moi que ce dernier album en date de mon groupe chouchou ne figurera pas parmi leurs meilleurs. Mais, là aussi, un Mesh pas totalement concluant vaut toujours mieux que la majorité des autres trucs sortis la même année ! (pour une fois, DM n’a pas sorti d’album au même moment, ça leur évite de se faire ridiculiser encore une fois Wink) C’est surtout une question d’attente, en fait : ce Looking Skyward vient après 2 excellents albums, qui renouaient quasiment avec la grandeur du diptyque magique The Point…/Who Watches…, est conçu dans la même logique, mais s’avère plus faible. Peut-être auraient-ils dû y consacrer le même délai que pour les précédents, histoire de peaufiner le tout. En l’état, le disque est un peu handicapé par sa structure – quelques mauvaises chansons venant de temps en temps casser le rythme des bonnes.
Mais, malgré tout, ce groupe que j’aime au-delà de toute raison parvient toujours à me procurer le même frisson, à me toucher, m’émouvoir – même si, dans le cas présent, c’est de façon plus sporadique que par le passé. Ça commence quand même sur un enchaînement de 6 chansons qui butent bien, jusqu’au sublime instrumental Iris. Ensuite, on ne retrouve ces hauteurs que ponctuellement, mais au moins on les retrouve.
Ce n’est pas encore avec cet album, certes imparfait mais ô combien jouissif, que les anglais délocalisés en Allemagne vont tomber du piédestal sur lequel je les ai placés…


JACK WHITE – Acoustic Recordings



Pour moi qui ne m’étais pas intéressé plus que ça aux White Stripes à leur grande époque, et qui ne m’étais mis à écouter Jack White qu’à partir du premier album des Raconteurs, ce double-album de reprises acoustiques de son catalogue est apparu comme une vraie nouveauté. Plus que la recréation de chansons connues en versions épurées et sobres, une grosse moitié des disques constituaient donc de magnifiques balades, des morceaux de blues percutants, du rock primal dénudé. Et, sur les chansons que je connaissais déjà, une nouvelle façon de les appréhender – écouter la sublime version de Carolina Drama et se dire que les compositions de White n’ont pas besoin d’arrangements et d’effets pour faire ressentir leur force jusqu’au plus profond de son être.
Après, ça m’a aussi incité à écouter au moins un peu de White Stripes, et tant qu’à faire, autant commencer par leur disque le plus emblématique : Elephant. Et là, j’ai découvert, 15 ans après tout le monde, la puissance du bouzin ! Si le disque était sorti cette année, nul doute qu’il serait apparu ici.
Quant à cet ensemble d’enregistrements acoustiques, il n’aurait pu être qu’une opération commerciale destinée à faire du fric avec du vieux, une compilation racoleuse de versions alternatives de chansons que tout le monde connaît déjà. La réussite de l’album montre au contraire comment on peut encore faire de bonnes choses, sincères et dénuées de calcul, dans le monde de la musique de 2016. Rafraîchissant.



Le reste du top 10 :

JOHN CARPENTER – Lost Themes 2



Il va falloir s’y faire : Carpenter s’est mis en retraite du cinéma (et quand on voit The Ward, on se dit que c’est pas plus mal !) et c’est bien du côté de la musique qu’il va continuer de nous donner des nouvelles. Aucune surprise dans cette seconde livraison d’instrumentaux électroniques très connotés « années 80 ». On est dans la pure lignée du premier album du désormais musicien, qui nous balance ici une nouvelle bande-son rêvée pour un film qui n’existe pas dans sa filmographie. A mon avis, ce second opus est même encore meilleur que le premier : il ne contient pas de morceaux aussi géniaux que Vortex ou Night, certes, mais l’ensemble est plus cohérent est solide.


LES FATALS PICARDS – Country Club



Pour leur dernier album studio, les Fataux ont fait appel au crowdfunding via une campagne Ulule qui a explosé tous les compteurs. Au-delà du plaisir à participer à l’aventure, des goodies, de l’album délivré en mains propres par le groupe et d’un excellent concert en novembre dernier, il reste la galette en elle-même. Un album qui n’est pas ce qu’ils ont fait de mieux, contient quelques chansons pas bien et présente un léger passage à vide à un moment. Mais qui a aussi son lot de chansons qui pètent bien, de paroles hilarantes, d’idées délirantes. Le groupe continue de creuser son sillon, s’éloignant toujours de la parodie pure sans pour autant la renier, accentuant encore on côté punk-rock dans des compositions décapantes.
En bonus pour les ululeurs, le mini-album de Paul le Valeureux, pour le coup typiquement dans le style des Fatals Picards des débuts, complètement débile et à mourir de rire.

LA FEMME – Mystère



J’avais bien aimé le premier album du groupe (sans en être gaga pour autant), écouté après les avoir découverts en concert. Là encore, j’ai eu l’occasion de les voir à Rock en Seine avant la sortie de ce second album. Et là encore, j’ai été emballé et complètement emporté ans leur univers bariolé et fou. A la suite de ça, l’écoute de ce Mystère m’a parue bien plus concluante que celle de leur premier essai. C’est évidemment en gros la même chose… mais en mieux. Avec une diversité plus importante encore dans les sources et influences, donnant à l’arrivée un gros patchwork de musiques et de sensations diverses. Reste encore au groupe à passer outre une attitude qui peut agacer, un côté bons élèves chtarbés juste comme il faut, qui plaisent forcément à la critique bobo et intello. En gros, à se lâcher définitivement sur disque comme ils le font sur scène.


IGGY POP – Post Pop Depression



D’un côté, l’iguane, qui n’a plus rien à prouver, est revenu de toutes les guerres, et vient de perdre son ami/mentor/sauveur Bowie. De l’autre, Josh Homme, traumatisé par l’expérience Eagles of Death Metal et le concert du Bataclan. Ensemble, les deux hommes exorcisent leur démons et se livrent comme rarement, dans un disque sincère, hanté, qui retrouve l’essence primitive du rock et aligne les perles. On pourra trouver qu’Iggy s’est assagi, ou que Josh se révèle souvent plus puissant au sein de Queens of the Stone Age. Mais aussi que cet album retrouve la grâce des grands disques à la Raw Power ou The Idiot. Ce qui n’est pas peu dire.


LOUISE ATTAQUE – Anomalie



Sur le papier, la reformation du groupe phénomène, 10 ans après un troisième album qui apparaissait déjà un peu comme « le disque de trop », avec un membre de moins, alors que seul Gaétan Roussel a vraiment réussi à convaincre loin du groupe… ça ressemblait surtout à une belle opération commerciale destinée à renflouer le compte en banque de Louise. Eh ben non, même pas ! (enfin, ça leur a rapporté plein de thunes, hein Cool). Le disque n’est certes pas du niveau des deux premiers albums, mais est néanmoins très réussi. Plein d’arrangements et de recherches qui éloignent les compositions de celles des débuts, mais qui conservent toujours vivant l’esprit de Louise Attaque.


RADIO ELVIS – Les Conquêtes



L’exemple type d’un début de carrière parfait, ce groupe autour duquel le buzz est monté progressivement, via des prestations scéniques remarquées et quelques chansons d’une efficacité sans failles. Comme beaucoup de monde, je les ai découverts sur scène, et ai instantanément pensé que quelque-chose d’intéressant se passait, enfin, dans le paysage du rock français. Un rock lyrique et abrasif à la fois, où texte et musique ont autant d’importance, qui convoque en même temps Noir Désir et Dominique A (notamment via le timbre de son chanteur). Et ce premier album n’a pas démenti tous les espoirs placés en eux : Radio Elvis est bel est bien LE groupe français à suivre ces prochaines années.


+ 2 E.P. qu’il est impossible de passer sous silence (et qui auraient probablement figure dans le top si ça avait été des albums complets conservant cette qualité sur le double de chansons !)

NINE INCH NAILS – Not the Actual Events



Fin 2015, Trent Reznor avait annoncé des nouveautés signées NIN pour 2016. Début décembre, on commençait à se dire qu’il s’était un peu foutu de notre gueule… Jusqu’à l’arrivée surprise de ce maxi 5 titres en téléchargement dans la dernière semaine de l’année ! Fracassante, la surprise : un retour à la période industrielle de NIN, du gros son bien lourd, de la violence, de la noirceur. Non pas la « nouvelle orientation » annoncée par Trent et son complice désormais inséparable Atticus Ross, mais une nouvelle façon d’agrémenter les ingrédients de la musique du groupe. ZE bombe nucléaire de cette fin d’année, le truc qui va vous éclater les tympans et vous vriller le cerveau. Et qui est sacrément prometteur pour la suite !


SLEAFORD MODS - TCR



Bien que le duo anglais existe depuis un certain temps, et que mon pote Lionel m’en ait souvent parlé avant, je ne m’y suis intéressé que cette année. Suite au concert terrible donné par le groupe avec mes chouchous de Frustration à la Villette, je me suis mis à l’écoute de leurs albums, et ai complètement plongé dans ce rap/electro ne ressemblant à aucun autre, plongées époustouflantes dans l’univers des mods anglais, avec de vrais bad boys qui ridiculisent instantanément leurs congénères. Si ce maxi est un peu frustrant de par sa durée réduite, il contient deux de leurs meilleures chansons (TCR et I Can Tell). Et constitue surtout un apéritif qui permet de patienter jusqu’à leur prochain opus qui sortira en mars 2017.



A ce top, je veux aussi ajouter le dernier album de Dionysos – Vampire en pyjama et celui du retour de Mickey 3D – Sebolavy. Pas exceptionnels ni l’un ni l’autre, ils sont quand même plutôt réussis, totalement dans la lignée de ce à quoi les deux groupes nous avaient habitués.



Au rayon des déceptions de l’année 2016, je tiens à citer en premier le dernier album de Radiohead – A Moon Shaped Pool. Pourquoi ? Parce qu’il était hyper attendu, parce qu’on nous a bassiné avec, parce qu’il va apparaître dans tous les tops de la critique Inrocks/Libé/Mémérama, parce que ça avait été annoncé par le biais d’un excellent single et que le reste n’est pas à la hauteur, parce que c’est leur deuxième album décevant de suite et que je commence sérieusement à m’inquiéter pour le groupe, etc. Honnêtement, j’ai pas trouvé ça si mauvais ; il y a même quelques très bonnes chansons et de beaux moments. Mais c’est noyé dans un amas sans grand intérêt, qui ne (me) provoque aucun frisson et me laisse de marbre + les expérimentations prise-de-tête du groupe tournent maintenant carrément en rond. Pour un groupe qui a su provoquer tant d’émotions par le passé, c’est juste douloureux.

Comme est douloureux le 148ème retour de The Pixies dont le Head Carrier m’a paru bien naze (je préfère encore Indie Cindy, qui n’était pourtant pas exceptionnel !). Comme chez Thom York & Co, il y a quelques bonnes chansons qui dépotent comme il faut, de bons éclairs où on retrouve tout ce qu’on a pu aimer chez les Pixies. Mais dans l’ensemble, la mayonnaise ne prend pas. C’est laborieux, mou du genou, sans aucune originalité. Ça semble surtout toujours forcé (« on a une nouvelle bassiste remplaçant celle, historique, des origines ? mettons là en avant pour cacher la misère »), de la part d’un groupe qui court après sa gloire en s’essoufflant sans parvenir à la rattraper.

Dans une moindre mesure, l’autre déception notable de l’année est le second album du français Lescop, Echo. Dont j’avais beaucoup aimé le premier, qui parvenait à ressusciter une certaine new wave française à la Taxi Girl dans un miracle d’équilibre et de puissance. Sauf qu’un miracle, par définition, ça ne se reproduit pas. Et qu’à vouloir forcer et pousser trop loin les éléments du premier album, le chanteur finit par tomber dans la caricature de lui-même et accoucher d’un disque pathétique.

Et j’ai même pas écouté le dernier Archive ! Comme je le disais l’année dernière, je crois que j’en suis arrivé au stade où je n’arrive même pas à trouver un minimum d’intérêt aux nouvelles productions du groupe anglais.
Au rayon des gens dont je n’ai plus rien à battre, on peut aussi mettre Miossec ; sauf que lui, j’ai écouté (une fois) son Mammifères. Dont je n’avais rien à battre.


Enfin, je terminerai sur mes concerts de l’année, une dizaine, comme les années précédentes. Qui auront surtout été marqués par le grand retour à Paris de THE CURE à Bercy !!! Alors, ok, ce n’était pas leur meilleur concert dans la capitale, les autres dates françaises étaient plus intéressantes, on a pu être déçu par l’absence de surprise de la setlist blablabla. Mais bon, un concert de la bande à Robert, c’est quand même toujours du bonheur en barres. Et comment ça te booste une année musicale, de suivre sur le net et en vrai les événements liés au groupe…
Et quand tu finis la même semaine par le dernier concert de la tournée de Hubert Félix Thiéfaine au Zénith bounce Un concert identique aux autres de la tournée au niveau de la setlist, mais en mode « plus » : avec une orchestre en plus, plus de folie, plus d’ambiance, plus de gros son qui tâche… Un des meilleurs concerts d’Hubert, en ce qui me concerne !
L’autre(s) grand(s) moment(s) live de l’année, ça aura été les 2 concerts de Frustration : celui à la Villette avec Sleaford Mods en complément, et le premier des deux concerts de lancement de l’album à la Maroquinerie (le second était apparemment encore meilleur, mais je pouvais pas y aller !). Deux grands moments de folie, de furie punk contagieuse, à l’image de mon « album de l’année ».


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