Other Worlds - Le forum de The X Phil

Le cinéma est plus harmonieux que la vie, il n'y a pas d'embouteillages dans les films. Les films sont comme des trains qui filent dans la nuit (François Truffaut)


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Rapido films - Ze quick critix 4x4

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 8, 9, 10, 11  Suivant

Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet

Aller en bas  Message [Page 9 sur 11]

201 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Jeu 11 Jan - 12:25

Phil


Admin
Doria Tillier, c'est bien à peu près le seul point qui pourrait me donner envie de regarder le film de son mec (on la voit à poil, en plus, non ?)

#balancetonporc

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

202 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Jeu 11 Jan - 14:16

C'est plutôt chaste  Embarassed

Voir le profil de l'utilisateur

203 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Jeu 11 Jan - 16:08

Phil


Admin
Bon ben je perdrai pas mon temps alors !

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

204 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Lun 15 Jan - 19:46

Phil a écrit:Vu hier (toujours avec Cyrillou) la nouvelle version du CRIME DE L'ORIENT-EXPRESS signé Kenneth Brannagh (qui s'est aussi attribué le rôle de Hercule Poirot). 

Bof... 
En fait, j'ai passé le film à me dire : "ouais, ok... et alors ?" - et je suis pas le seul, vu notre discussion en sortant de la salle. Parce que Brannagh n'apporte rien de nouveau à l'histoire, ne trouve pas d'angle inédit pour l'aborder (il y a de fortes chances qu'il ne l'ait tout simplement pas cherché !), ne pose aucun regard neuf sur le truc. On a donc constamment l'impression de regarder un film qu'on a déjà vu, sur une histoire qu'on a déjà lue - exactement pareil qu'avant. Sans compter qu'on s'ennuie poliment (alors que ça ne dure pas très longtemps). 
Si, il y a bien quelque-chose qui ne vient pas de chez Agatha Christie (ou Sydney Lumet, réalisateur du classique des années 70) : le côté obsessionnel compulsif de Poirot. Manque de bol, ça vient tout droit de la série Sherlock avec Cumberbatch ! On voit bien le brainstroming de la prod : "dis, toto, ça marche bien le truc, dans la série, là; tu vas me faire la même chose". Sauf que, pour le coup, ça tombe comme un cheveu dans la soupe. Pire : les trois quarts des déductions de Poirot dans le film, il les sort de son slip ! On est bien loin de la logique carrée de l'histoire de base (et ses adaptations précédentes). 

Au moins, c'est beau visuellement, et les acteurs et actrices sont bons...

Pas exceptionnel mais bien fait et super bien joué ... bref du Brannagh.

Voir le profil de l'utilisateur

205 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Lun 15 Jan - 19:54

DES HEURES SOMBRES (2018) de Joe Wright


Histoire d'en finir avec ma série de biopic, je me suis laissé tenter par celui sur Churchill, même si biopic est un bien grand mot puisque le film ne relate que la petite dizaine de jours qui a séparé la démission de Chamberlain jusqu'au fameux discours de Churchill au moment de l'opération Dynamo dont on n'aura jamais autant parlé cette année, car curieusement c'est quasiment la même période que le film de Nolan.
C'est bien entendu hyper bavard, très politique, il n'en reste pas moins une mise en scène réussie et surtout un Gary Oldman exceptionnel. Pour peu qu'on aime l'acteur, on appréciera.

Voir le profil de l'utilisateur

206 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Lun 15 Jan - 22:05

Phil


Admin
J'attendrai le DVD pour dormir devant bien tranquilou sur mon canapé (plutôt qu'en salle) Laughing

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

207 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Jeu 18 Jan - 11:22

Phil a écrit:Partout, à Cannes en mai et maintenant au moment de sa sortie, on entend les commentaires les plus dythirambiques sur 120 BATTEMENTS PAR MINUTE, le film sur Act-Up réalisé par Robin Campillo. C'est simple, c'est le nouveau La La Land - sauf que cette fois, le but n'est pas de nous rendre heureux mais de bien nous plomber le moral. Entre cette unanimité suspecte, le passif du réalisateur (Les Revenants, Eastern Boys... beuark !), la durée de 2h20... il y avait donc de fortes chances que le film soit une déception à la hauteur des espoirs placés en lui. 

Eh bien non ! 
Pour une fois qu'un film survendu est bien à la hauteur de la hype, il ne faut pas hésiter à aller le voir. C'est vraiment très très très bon; il aurait juste fallu que ça dure 10/15 minutes de moins (et c'était facile, en enlevant un peu de gras et les scènes inutiles de boîtes de nuit sur fond de techno - juste là pour faire "culture gay") pour être un grand film noté 6/6 par Phil le psyman. 

Outre l'excellence évidente de la réalisation, des acteurs, de l'image, de l'écriture etc, ce qui frappe le plus à la vision du film, ce sont ses aspects documentaires (le film est très précis et renseigné sur l'histoire du mouvement, la maladie, le quotidien des gays et des malades, et plein d'autres trucs). Et surtout son côté frontal. Que ce soit sur les actions d'Act-Up, les réunions hebdomadaires, la sexualité, les ravages de la maladie; le film ose toujours aller jusqu'au bout de ses idées et de ses images, assénant une série de scènes qui vont très loin. Mais ne sont jamais choquantes gratuitement, s'inscrivant toujours dans la logique interne et narrative du film. La scène de la branlette, par exemple, n'est pas là juste pour faire fuir une meuf de la salle (véridique !), mais bien pour illustrer jusqu'au bout ce que le film veut dire à ce moment-là. 

Comme disait Cyrille en sortant de la salle : Campillo a réussi le film de sa vie. Il peut retourner à ses trucs chiants habituels.
Bon je ne connaissais pas les films de Campillo (très bien renseigné puisque c'est un ancien d'act up) donc je ne sais pas si 120 BATTEMENTS PAR MINUTE est mieux ou pas. Pour le coup, ce ne sera certainement pas le film de l'année. La faute à un truc beaucoup beaucoup trop long qui plombe le rythme (même si Campillo avait prévu un film de moins de 2 heures au départ).
J'ai eu aussi que Campillo avait ce scénario dans les cartons depuis pas mal d'années. Il aurait peut-être du le sortir avant car si il y a des éléments de mise en scène intéressant (les débats notamment), l'approche générale "coup de poing" m'apparaît un peu datée. J'ai jamais vraiment réussi à rentrer dedans. Dans un genre équivalent, j'avais largement préféré Pride.

Voir le profil de l'utilisateur

Phil


Admin
L'année cinéma 2018 aura mis du temps à démarrer, mais ça y est, c'est fait - et contrairement à ce à quoi je m'attendais, c'est pas le nouveau Spielberg qui met enfin fin au marasme des sorties depuis le 3 janvier... Mais, sorti une semaine avant, 3 BILLBOARDS (sous-titré Les Panneaux de la Vengeance en français) - le nouveau film américain de l'anglais Martin McDonagh, dont j'avais beaucoup aimé Bons Baisers de Bruges (comme tout le monde).

Evacuons tout de suite le seul inconvénient du film : oui, ça ressemble TRES FORTEMENT à un flm des frères Coen en général, Fargo en particulier - impression accentuée par la présence en tête d'affiche de Frances Mac Dormand qui nous refait son numéro du chef d'oeuvre enneigé de son mari, et la musique (splendide) de Carter Burwell. Et pas que, il y a aussi un ton, une ambiance, une manière d'ironiser sur la violence et les bas-instincts... Mais ce n'est jamais gênant. Parce que le film fonctionne parfaitement du début à la fin, en faisant constamment rebondir son histoire assez abracadabrantesque, qui pourrait tenir sur un timbre poste. En trouvant tout un tas de ramifications, de sous-thèmes, d'idées folles, le film se renouvelle constamment. Et adopte un ton détonnant, l'humour noir et cynique venant sans cesse désamorcer la noirceur de l'ensemble, sans pour autant que ce mélange ne parasite le film. Je ne m'attendais pas à rire autant, au vu de l'argument plutôt plombant... et pourtant on ressent bien aussi tout ce désespoir et cette violence, rentrée ou non. Pareil pour l'émotion, qui nous choppe entre deux éclats de rire, et n'en est que plus forte. La scène de
Spoiler:
la mort de Willoughby
, j'avais pas pris une telle claque et eu les larmes aux yeux comme ça depuis un bon moment au cinéma !

En plus de Mac Dormand, impériale, Woody Harrelson est lui-aussi au sommet, et Sam Rockwell impressionne en flic bas-du-front (qui, à la fin du film... vous verrez bien !). Les autres seconds rôles sont à la hauteur, belle galerie d'acteurs.trices qui s'éclatent à jouer une partition au poil (la nouvelle copine nunuche de l'ex-mari Laughing)

Il l'a pas volé, son Golden Globe !
(mais bon, pour les Oscars, vous déconnez pas, hein, c'est pour Guillermo; vous aurez qu'à filer un ou deux prix de consolation à celui-là...)

(après, y'a aussi 2/3 problèmes de scénar - genre l'absence de sanction contre le flic joué par Roswell - mais là encore rien de gênant)

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

Phil


Admin
Trois films du week-end critiqué rapidement ici :

PROPRIETE PRIVEE de Leslie Stevens (1960) : un film réédité en vidéo l'année dernière et que je voulais voir depuis un moment, trouvé par hasard à la médiathèque de la ville... et ça valait le coup d'oeil ! Petit film méconnu qui ne vaut pas ses modèles avoués ou non (Hitchcock évidemment, Fritz Lang...), sorte de précurseur de Funny Games et du cinéma de De Palma (dans sa manière de pervertir le gros Hitch en se vautrant dans la vulgarité); le film raconte comment deux petites frappes observent puis agressent une femme seule vivant dans une maison isolée. C'est assez hallucinant pour l'époque, dans sa violence rentrée, dans sa tension sexuelle, dans ses écarts de langage et ses éclairs de violence; tout comme dans son atmosphère bien glauque. Sorti aux states la même année que Psychose, le film de Stevens incarne de la même manière la libération du cinéma qui entraînera le Nouvel Hollywood et ses excès.

Revu SWIMMING WITH SHARKS de George Huang (1994) - parce qu'on parlait de Kevin Spacey récemment avec Diane et que j'ai eu envie de me refaire ce film où il incarne un de ses premiers rôles marquants. Un pré-Frank-Underwood, sauf qu'il incarne là un producteur exécutif hollywoodien totalement hallucinant. C'était le premier film du réalisateur, qui avait traîné dans ls coulisses des studios quelques années, et jetait là sur l'écran tout ce qu'on préfère nous cacher des humiliations quotidiennes et des mesquineries dans le secteur. Même s'il pousse la démonstration très loin, nul doute que ce qu'il décrit là à un fort fond de vérité, et ça fait froid dans le dos. D'ailleurs, Huang n'a pas fait grand-chose par la suite, se grillant auprès de la profession (on dit que son producteur tyran était très inspiré de Joel Silver ou Jerry Brucheimer). Spacey, par contre, livrait là une performance démente, qui à la revoyure aujourd'hui avec ce que l'on sait, gagne encore en force. Ce n'est pas le seul atout de ce film méconnu mais scotchant, à revoir.

Et on finit par GEOSTORM de Dean Devlin, parce qu'il faut aussi savoir se faire plaisir avec de grosses daubes amerloques, parfois ! Enfin, là, le plaisir est amoindri... Parce que, oui, on s'attend à ce que ce soit très con, et ça l'est (bon point). Oui, on s'attend à ce que les acteurs jouent comme des patates, et ils le font (Gerard Butler toujours aussi inexpressif, le mec qui joue son frère (beau gosse interchangeable), Abbie Cornish en mode bouboule, Alexandra Maria Lara qui se mochise, Andy Garcia et Ed Harris qui ont des impôts à payer...). Oui, on s'attend à ce que Devlin, vieux comparse de Roland Emmerich dont c'est ici le premier film en tant que réalisateur pour le cinéma, ne soit pas capable de mettre en scène quoi que ce soit (et il ne l'est pas). Par contre, on s'attend aussi à une orgie de scènes de destructions massives complètement débiles histoire de rigoler, et on en a trop peu - au détriment d'un drame familial et d'un complot americano-centré dont on se branle complètement. On n'en attendait rien en tant que film, on est même déçu en tant que daube.
(à noter, l'intervention de Lilith, 10 ans : "C'est quand même un peu exagéré, là". Voilà, même les gosses le voient !!!)

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

210 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Lun 29 Jan - 11:07

J'avais adoré Swimming with sharks et vu plusieurs fois à l'époque. Faut vraiment que j'arrive à remettre la main dessus.

Voir le profil de l'utilisateur

211 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Lun 29 Jan - 11:09

Phil


Admin
(c'est facile Very Happy)

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

212 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Lun 5 Fév - 23:19

Phil


Admin


Me suis rendu compte après-coup que j'avais pas trop aimé L'attentat, film précédent de Ziad Doueiri... mais L'INSULTE est vachement mieux ! Et même très bien en soi, sans comparaison.
Le film prend pourtant la forme du "film de procès", ce qui n'est jamais une bonne idée. Mais ça fonctionne néanmoins parfaitement - parce que les scènes de procès sont entrecoupées d'événements extérieurs, et parce que la mise en scène traite ça comme si c'était un film d'action, et c'est constamment tendu et stressant. à travers l'affrontement entre un chrétien et un palestinien dans le Liban d'aujourd'hui, c'est toute la situation du Proche Orient qui est disséquée à la loupe. Et ça fait froid dans le dos. En confrontant deux types de souffrance l'un à l'autre, le film renvoie tout le monde dos à dos dans un cercle vicieux et une escalade de la provocation qui sont le reflet des tensions politiques de la région. Le retournement concernant le personnage principal, passant de gros connard d'extrême droite à victime au même titre que son adversaire, est attendu mais bien vu.

à voir (et c'est bon pour la diversité dans mes stats Very Happy)

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

213 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Mar 6 Fév - 10:41

Vu hier soir sur Canal, BELKO EXPERIMENT. Film d'horreur américain plutôt sympa qui raconte l'histoire de 80 employés se retrouvant pris en otage dans un immeuble high-tech ultra sécurisé. Seul moyen d'en sortir, s'entre-tuer. 
Certes c'est pas une thèse sur la vie en entreprise et les rapports avec ses collègues mais c'est bien foutu avec une histoire un peu originale puisqu'il n'y a ni virus, ni zombie, ni tueur-en-série-qui-a-eu-une-enfance-difficile.

Vu également (sur OCS) UNDER PRESSURE, road movie avec Ryan Reynolds et Ben Mendelsohn (en mode sérieux) qui campe deux joueurs invétérés, le premier joue par la frime, le deuxième en mode maniaco-dépressif du jeu. Ça fonctionne très bien, le duo est efficace et Anna Boden + Ryan Fleck à la réalisation s'éloigne de l'habituelle mise en scène "tapageuse" des films de casino. 
Sobre et efficace.

Voir le profil de l'utilisateur

214 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Mar 6 Fév - 11:01

Phil


Admin
Vais tester le premier, tiens...

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

215 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Mar 6 Fév - 13:32

Vu Gaspard va au mariage, un film assez étonnant par l'ambiance qui s'en dégage, assez malsaine (je pense que c'est voulu)

Une sorte de "ce qui nous lie" en moins lisse. Pas mal

Voir le profil de l'utilisateur

216 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Mar 6 Fév - 16:28

Phil


Admin
Faut espérer que ce soit voulu Smile
Je le note pour la sortie DVD...

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

217 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Mer 7 Fév - 15:23

Phil


Admin
C'était LA grosse surprise des trailers/teasers/publicités diffusés lors de la final du Super Bowl dimanche soir : l'annonce de la mise à disposition sur Netflix le soir même de CLOVERFIELD PARADOX de Julius Onah. En fait, il s'agit bien de God Particle, troisième volet de la franchise créée par JJ Abrams et Matt Reeves dont la sortie cinéma avait été un temps annoncé. Que s'est-il passé, quelles tractations ont eu lieu en coulisses pour qu'il débarque finalement sur le réseau payant sans que personne ne s'y attende ? On ne le saura probablement jamais... Toujours est-il que, vu le produit fini, ça ressemble plus à un direct-to-video ou à un des "téléfilms de luxe" de la chaîne qu'à un gros film de cinéma; ceci explique peut-être cela.

L'autre sujet d'interrogation à propos du film est de savoir comment il s'intègre auprès des deux autres films, sachant que 10 Cloverfield Lane était déjà rattaché à Cloverfield uniquement via sa scène finale, de manière totalement artificielle (ce qui n'empêchait pas le film avant d'être très bien). Ben là, en fait, c'est encore plus fort : seul le plan final rattache le film au Clover-verse ! Les fans les plus hardcore ont bien repéré d'autres références et points communs, mais plus proches du gadget et du clin d'oeil que de l'univers étendu. Quant à essayer de recoller les morceaux entre les trois films après coup, à moins de trouver des trucs encore plus alambiqués que les explications de Lost, c'est mission impossible. 

Du coup, autant voir le film comme se suffisant à lui-même, hors de tout contexte en carton. 
Qu'est-ce que ça vaut, alors ? Bof. à l'image, un film de SF un peu cheap, plutôt bien joué par un casting international long comme le bras, pas trop mal foutu. Du point de vue de l'histoire et de la narration, le film est plein de bonnes idées sympathiques... et très mal exploitées ! On dirait que tout le monde a mis de côté toutes ces bonnes idées pour se concentrer sur une narration des plus classiques, avec des péripéties convenues, des personnages 100 fois vus et les rebondissements les plus attendus possible. Du coup, tout ce qui pourrait relever la sauce est abandonné à peine exposé, et engendre une cetraine frustration chez les spectateur. 

Pour autant, ce n'est pas mauvais... Juste totalement quelconque. 
Vu les premieères critiques vues sur le net, qui descendent le film en flèche, je m'attendais à une sombre merde; ça vaut quand même mieux que ça. On peut regarder le film avec un certain plaisir, plus comme un épisode géant de série télé, ou un de ces produits de consommation dont je parlais au début. Mieux vaut revoir les deux autres Cloverfield (et espérer que les gens derrière la franchise se foutront un peu moins de notre gueule la prochaine fois).

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

218 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Lun 12 Fév - 14:04

Phil a écrit:L'année cinéma 2018 aura mis du temps à démarrer, mais ça y est, c'est fait - et contrairement à ce à quoi je m'attendais, c'est pas le nouveau Spielberg qui met enfin fin au marasme des sorties depuis le 3 janvier... Mais, sorti une semaine avant, 3 BILLBOARDS (sous-titré Les Panneaux de la Vengeance en français) - le nouveau film américain de l'anglais Martin McDonagh, dont j'avais beaucoup aimé Bons Baisers de Bruges (comme tout le monde).

Evacuons tout de suite le seul inconvénient du film : oui, ça ressemble TRES FORTEMENT à un flm des frères Coen en général, Fargo en particulier - impression accentuée par la présence en tête d'affiche de Frances Mac Dormand qui nous refait son numéro du chef d'oeuvre enneigé de son mari, et la musique (splendide) de Carter Burwell. Et pas que, il y a aussi un ton, une ambiance, une manière d'ironiser sur la violence et les bas-instincts... Mais ce n'est jamais gênant. Parce que le film fonctionne parfaitement du début à la fin, en faisant constamment rebondir son histoire assez abracadabrantesque, qui pourrait tenir sur un timbre poste. En trouvant tout un tas de ramifications, de sous-thèmes, d'idées folles, le film se renouvelle constamment. Et adopte un ton détonnant, l'humour noir et cynique venant sans cesse désamorcer la noirceur de l'ensemble, sans pour autant que ce mélange ne parasite le film. Je ne m'attendais pas à rire autant, au vu de l'argument plutôt plombant... et pourtant on ressent bien aussi tout ce désespoir et cette violence, rentrée ou non. Pareil pour l'émotion, qui nous choppe entre deux éclats de rire, et n'en est que plus forte. La scène de
Spoiler:
la mort de Willoughby
, j'avais pas pris une telle claque et eu les larmes aux yeux comme ça depuis un bon moment au cinéma !

En plus de Mac Dormand, impériale, Woody Harrelson est lui-aussi au sommet, et Sam Rockwell impressionne en flic bas-du-front (qui, à la fin du film... vous verrez bien !). Les autres seconds rôles sont à la hauteur, belle galerie d'acteurs.trices qui s'éclatent à jouer une partition au poil (la nouvelle copine nunuche de l'ex-mari Laughing)
Excellent ! Tout pareil que toi !
Y a tout de même une différence notable par rapport à FARGO/COEN, c'est qu'il n'y a pas vraiment de bons ou de méchants. L'histoire avançant, on découvre petit à petit la vraie nature des personnages à commencer par celui joué par Frances qui a peut-être le plus mauvais fond.
Et un tout petit manque de rythme dans le dernier qui aurait pu facilement se corriger en racourcissant 2 ou 3 scènes mais rien de bien gênant.

Voir le profil de l'utilisateur

219 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Lun 12 Fév - 15:11

Phil


Admin
Oui, le film dure trop longtemps et aurait gagné à être raccourci; mais ce n'est pas vraiment préjudiciable...

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

220 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Mar 13 Fév - 0:04

Phil


Admin
Il y a un petit buzz qui monte, lentement mais sûrement, en ce moment, autour de JUSQU'A LA GARDE de Xavier Legrand. Un premier film français tiré d'un court-métrage du même réalisateur, avec les mêmes acteurs, qui avait remporté il y a quelques années une flopée de prix dont le César du meilleur court-métrage.
Buzz amplement mérité : c'est en effet super bien ! Un premier film, disais-je, mais d'une maîtrise incroyable, qui en remontre à des tas de réalisateurs plus expérimentés. Un film qui commence comme un drame social autour du divorce et monte sans cesse en pression pour s'achever dans une longue scène angoissante digne de Shining. ça faisait longtemps que je n'avais pas été aussi stressé au cinéma ! Denis Menochet trouve là le rôle de sa vie; Léa Drucker est tout aussi impressionnante; même les gosses sont bien. Je ne veux pas trop en dire sur cette bonne grosse claque, sinon que c'est mortel, et à voir !

(décidément, après un début d'année vraiment pas terrible, ça commence sérieusement à ressembler à quelques chose au niveau des sorties, là...)

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

221 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Mar 13 Fév - 12:44

Avant de m'emballer, j'attends ta critique sur 50 nuances plus claires Smile

Voir le profil de l'utilisateur

222 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Mar 13 Fév - 12:51

Phil


Admin
Ah bah tu vas attendre quelques années, alors (voire une prochaine incarnation) ! Laughing
(on s'est arrêté au premier en DVD et c'est bien suffisant !)

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

223 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Mar 13 Fév - 13:56

Phil


Admin
(je précise quand même que c'est pas juste un emballement habituel à la Phil pour un film qui n'intéresse que moi - Cyrille était là aussi, et on est d'accord sur le fait que c'était vachement bien !)

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

224 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Mar 13 Fév - 16:31

50 nuances ?

Voir le profil de l'utilisateur

225 Re: Rapido films - Ze quick critix 4x4 le Mar 13 Fév - 17:23

Phil


Admin
Voilà !
Nan, on va y aller demain avec Diane pour la Saint Valentin, histoire d'épicer nos prochaines semaines... Wink

Voir le profil de l'utilisateur http://thexphil.forumactif.org

Contenu sponsorisé


Revenir en haut  Message [Page 9 sur 11]

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 8, 9, 10, 11  Suivant

Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum