Other Worlds - Le forum de The X Phil

Le cinéma est plus harmonieux que la vie, il n'y a pas d'embouteillages dans les films. Les films sont comme des trains qui filent dans la nuit (François Truffaut)


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"Chose life" - les films de Danny Boyle

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Phil


Admin
J'avais déjà mis le lien sur la bande annonce du nouveau Danny Boyle sur l'ancien forum; je la recolle ici :



Un mec sur le forum de Mad l'a vu en avant-première et l'annonce parmi les meilleurs films du réalisateur. Ce qui place la barre plutôt haut, pour le mec qui a fait Trainspotting, Sunshine et 28 jours plus tard !
(et, étonnamment, la musique déchire. Elle est signée du leader de Underworld, qui avait déjà bossé avec Boyle en duo avec John Murphy)

Sortie le 8 mai.



Dernière édition par Phil le Mer 3 Fév - 10:38, édité 2 fois

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Phil


Admin
Bon ben c'est super bien... du Danny Boyle, quoi ! (enfin, même pour lui, c'est bien tordu).
En plus, les fans de Rosario Dawson ne perdront pas leur soirée en voyant leurs années d'attente récompensées par 2 magnifiques "Full Frontals" à la hauteur de ce qu'on en imaginait Embarassed (le plus beau, c'est que c'est (presque) même pas gratuit - ça sert dans l'histoire Smile)

Critique plus constructive demain (devrais à nouveau avoir le temps)

Note = 5/6

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Phil


Admin
Une fois n’est pas coutume le magazine UGC a publié un article intéressant ce mois-ci, sur Danny Boyle (y’en a un par mois, en fait, en avril une comparaison bien vue entre The Impossible de Bayona et Schindler de Spielberg) – dingue ! On peut y lire que le réalisateur n’a jamais fait de « grand film » au sens où on peut l’entendre en termes de critique cinématographique ; mais qu’il n’en a pas moins défini un style qui lui est propre et qu’on peut le qualifier d’auteur à part entière. Mieux : (quasiment) tous ses films sont de petites réussites, qui lui garantissent un socle de fans assidus auprès desquels il apparaît comme un réalisateur culte dont les films sont très aimés.
Faisant partie de ce socle de fans indéfectibles, ayant une tendresse particulière pour le cinéma de Danny Boyle, et comptant dans sa filmographie un paquet de films cultes qu’on ne se lasse pas de revoir chez les DianoPhil (Trainspotting, 28 Jours plus Tard, Sunshine – principalement), je ne peux qu’abonder dans ce sens !

Et à ce titre, TRANCE, son petit dernier, est tout à fait représentatif du cinéma de Danny Boyle tel qu’on peut l’aimer. Ce n’est pas ce qu’il a fait de mieux, je ne pense pas qu’il restera comme les films précités… mais j’ai pris un super pied à sa vision, et y ai bien retrouvé tout ce que j’aime chez le réalisateur. D’entrée de jeu, par exemple, les 10 premières minutes sont bien représentatives du style Boyle avec ce rythme endiablé qui nous plonge instantanément dans l’action, la voix-off, le montage hyper nerveux, la musique indissociable électro-pop des images, le second degré et la violence, etc. Tout au long du film ensuite, on retrouvera les ingrédients habituels des films du réalisateur, et ses trouvailles visuelles.

Après, même pour du Danny Boyle, c’est particulièrement tordu !
Le scénario, signé de son vieux complice John Hodge multiplie les embrouilles, les chausse-trapes, les mystères et s’amuse à complexifier à outrance une histoire finalement assez simple quand on en découvre toutes les ficelles à la fin (après quelques twix dont j’avais pas vu venir certains comme toujours, mais d’autres si). On a souvent l’impression d’assister à une sorte de Inception light et ludique, une version du film de Nolan qui ne se prendrait pas la tête et aurait décidé de tout miser sur le fun. Ca ne marche pas toujours, le scénario s’avérant finalement être un peu concon. Tout n’est pas crédible ni très cohérent dans cette histoire d’un commissaire-priseur qui a oublié où il avait planqué un tableau volé et dont ses commanditaires essaient d’extraire l’information de son cerveau à l’aide d’une thérapeute hypnotiseuse. Oui, je vous avais prévenu, ça a l’air débile, vu comme ça. Et ça l’est – sauf que très vite, ça n’a plus aucune importance, tant on se prend au jeu des péripéties abracadabrantesques de l’histoire, et de l’exercice de manipulation mis en place par Hodge et Boyle.

Il y a bien quelques chutes de rythme au cours du film ; et surtout des moments où on est à deux doigts de décrocher tellement c’est gros et qu’on n’y croit plus. Mais l’intérêt du spectateur est toujours maintenu grâce à plusieurs choses. Le savoir-faire de Boyle, principalement, qui continue donc à chaque film de nous trousser de petits objets immédiatement jouissifs et attirants. Les acteurs, ensuite, avec ici un trio composé de James Mac Avoy, Vincent Cassel et Rosario Dawson, tous les trois excellents et visiblement ravis de s’amuser sur ce film. La musique signée Rick Smith, du groupe Underworld, collaborateur de longue date de Boyle. La promesse, enfin, même si l’histoire est toute embrouillée, que tout ça se dénouera dans les dernières séquences pour révéler un plan finalement solide et machiavélique au-delà de cette structure chaotique et stupide en apparence.
Et, cerise sur le gâteau, la sublime Rosario en mode sesque avec quelques apparitions mémorables dans le plus simple appareil (pour les amateurs de l’autre sexe, les deux gars sont peu avares de leurs charmes itou).

En somme, et pour terminer comme j’ai commencé cette critique, le film est clairement à l’image de son réalisateur. Nul doute que ceux qui n’aiment pas sa réalisation pompière et bourrée d’afféteries gratuites n’aimeront toujours pas celui-ci. C'est du cinéma bourrin, qui ne s'embarrasse pas de subtilité, et qui fait tout pour produire une réaction immédiate et forte chez le spectateur. Pour les amateurs de Boyle, par contre, ça sera donc l’extase habituelle. En gros, si vous avez aimé Petits Meutres entre amis, Trainspotting et 127 Heures, courez-y ; sinon, allez voir autre chose (mais pas Stoker, c’est pareil – une surcharge visuelle qui prend le pas sur tout le reste Smile)



Dernière édition par Phil le Ven 10 Mai - 18:58, édité 1 fois

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Phil


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Lu sur le forum de Mad : "(j'aurai jamais cru qu'un jour je verrais un film avec des poils pubiens comme twist)", excellent (car c'est tout à fait ça) !

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Phil


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Voilà, à l'occasion de la sortie en DVD du film, le plus beau plan-ciné de l'année ! Embarassed 
(à égalité avec le robot échoué sur la plage de Pacific Rim. L'intégralité de 2001 est hors concours)

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Phil


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On a revu ce week end 2 films réalisés par Danny Boyle à ses débuts.

A commencer par son tout premier film (rediffusé sur Arte pendant les ouacances), après quelques panouilles à la télé anglaise : PETITS MEURTRES ENTRE AMIS. Film qui avait fait sensation à sa sortie grâce à son style enlevé, sa réalisation dynamique, ses effets de style ostentatoires, ses acteurs frais (un tout jeune Ewan Mac Gregor qui n’a pas grand-chose à voir avec Obi Wan Kenobi !), son utilisation de la musique électronique et pop, son cynisme, son humour méchant et ses accès de violence… Tout le style de Boyle, quoi, qu’on découvrait à l’époque.
En 2014, c’est forcément moins percutant, d’autant que Boyle se montre ici brouillon et se lâche avec la fougue du débutant qui veut en foutre plein la vue. Il saura par la suite canaliser cette fougue pour livrer des films plus maîtrisés, toujours sous ce vernis reluisant et tape-à-l’œil. Ca fait quand même sacrément plaisir de revoir le film aujourd’hui, et ça fonctionne toujours très bien – dommage qu’on y distingue trop facilement maintenant les grosses ficelles.

Après ce premier film et évidemment le choc Trainspotting, Boyle est appelé par les américains pour injecter dynamiter un peu les cinéma indépendant US lénifiant du moment. Il part donc avec son jeune acteur fétiche (ce sera leur dernière collaboration), son scénariste, toute son équipe, et même ses producteurs de Channel 4 – pour un film qui n’aura d’américain que le vernis. C’est UNE VIE MOINS ORDINAIRE – que même beaucoup de fans hardcore du réalisateur ne portent pas dans leur cœur ; ne parlons même pas de la critique qui méprise joyeusement l’anglais. Moi, j’avais adoré le film en le voyant au ciné en 1997, moins ensuite à la revoyure en DVD… Ce re-visionnage lui donne sa juste place : c’est loin d’être un des meilleurs films de Boyle, clairement, mais c’est tout aussi loin d’être un naufrage. Ce qui est le plus intéressant, c’est que le réalisateur s’empare effectivement du genre typiquement américain (à ce moment là – depuis, son pays de naissance a malheureusement donné plus que son content de « fleuron du genre ») qu’est la comédie romantique. Et en fait quelque chose de totalement « Boyle-esque » à grand coup de mise en scène nerveuse, d’idées farfelues (les interventions des anges et de Gabriel…) et d’humour noir. On reconnaît typiquement les schémas de ce qu’on regarde, on se doute bien de ce qui va se passer, mais c’est transcendé par la manière dont Boyle digère et recrache tuot ça, dans une ambiance pop survoltée. En plus, c’est là que j’ai découvert la splendide version alternative du Leave de R.E.M., et rien que ça, ça bute.

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Revu le premier il y a un mois ou deux avec beaucoup de plaisir.
Et ça fait une paie que je veux revoir le suivant que j'avais aussi bien aimé à sa sortie. T'as bien fait de me le rappeler.

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Phil


Admin
De rien Smile

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Phil


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On s'est fait un petit plaisir ce soir... enfin, plutôt un très très grand plaisir : on s'est refait 28 JOURS PLUS TARD. Qu'on n'avait pas vu depuis presque 3 ans - merci les supers tableaux Excel de Phil. Etonnant, alors que ça doit être le plus culte des films cultes des DianoPhil.
Confirmé à cette vision encore, comme aux précédentes : grand film d'horreur, grand film fantastique, grand film de zombies. Grand film tout court.

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Phil


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La bande-annonce de EX MACHINA, premier film réalisé par Alex Garland, scénariste (entre autres) de 28 jours plus tard et Sunshine :

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Phil


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La ba du prochain Boyle sur Steve Jobs, qui ne devrait pas avoir trop de mal à être mieux que le truc avec Ashton Kutcher :

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Phil


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Après Jobs, le prochain film de Boyle devrait être... la suite de Trainspotting !

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J'ai lu ça hier !  Yesssssss !

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Phil


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Je vais pas donner d'avis définitif dès la vision (en avant-première, ce soir) de STEVE JOBS... parce qu'il faut laisser murir le truc et voir comment ça évolue ! (pour tout dire, je lui ai pas encore mis de note dans mon fichier, dingue !!! Smile)
Très intéressant, dans son procédé, notamment. Acteurs impeccable, super réalisation de Danny Boyle... Et une belle progression dramatique, avec l'émotion qui te cueille à la fin du film sans que tu l'aie vue venir.
Mais tout autant plein de défauts, et un peu longuet et répétitif par moments. Un peu "facile", aussi, avec quelques conventions hollywoodiennes malvenues.

Ce qui est clair, c'est que c'est pas un biopic bateau comme on en a vu 1000. Mais que c'est moins bien que The Social Network ! (même si Cyrillou va pas être d'accord Very Happy)

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En fait, je trouve ça plus chiant que The Social Network (déjà pas mal chiant), mais le sujet m'interesse un peu plus.

Après une nuit dessus, je reste quand même sur mon impression que c'est un film pénible

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Hahahaha, la vraie personne jouée par Kate Winslet a pris sa retraite en 1995, et n'a donc pas pu assister au lancement de l'iMac en 1998. Un biopic inventé, c'est vraiment un nouveau concept !

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Phil


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Mouarf...

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Bien aimé... parce que le sujet m'intéresse. Je veux bien croire qu'une fois enlevé le thème central, même si il reste beaucoup de qualités dans ce film, certains puissent trouver ça chiant. 
Si la prestation de Fassebender est bluffante (mais on en attendait pas moins), notamment parce qu'il ne cherche jamais à faire du copier-coller mais ré-interprète Jobs, c'est Danny Boyle qui m'a le plus surpris avec une mise en scène assez inhabituelle. Déjà parce qu'il abandonne (avec succès) sa mise en scène "tapageuse" et colorée (et ce n'est pas un reproche dans ma bouche le concernant) même si il arrive à sortir quelques plans dont il a le secret (le remplissage des salles par exemple) et surtout l'idée de filmer ce biopic d'une façon totalement théâtrale - vu des coulisses puisque le Boyle ne perd jamais vu son sujet : Steve Jobs et non une campagne marketing pro Apple. 
Certes on pourra trouver le procédé répétitif mais le personnage est complexe et c'est la succession de ces échecs et son abnégation/entêtement qui le mèneront à son statut de "génie", c'est d'ailleurs ce qui démarque également Steve Jobs des biopics habituels qui narrent souvent des ascensions fulgurantes suivies de longues déchéances. 

Et pour le coup, j'ai également trouver assez futé l'idée de garder Kate Winslet à l'écran puisque c'est en grande partie à travers son personnage qu'on comprend ce qui se passe dans la tête de Jobs et nous évite les sempiternelles voix off.

Des longueurs certes, imposées par le parti pris de la mise en scène mais aussi des scènes monstrueuses (l'échange Jobs-Woz dans l'amphi où on se retrouve, à l'instar des collaborateurs Apple, presque gêné en tant que spectateur d'assister à ce règlement de compte).

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Phil


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Pour le coup, j'aurais préféré que Boyle continue de filmer en mettant les pieds au mur; ça uarait dynamisé le truc !
(voir Fincher et The Social Network...)

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Phil


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Sortie de Trainspotting 2 le 1er mars 2017 :

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Phil


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Première bande-annonce de Trainspotting 2 !!!



ça m'a foutu des frissons tout partout.
La promesse d'une claque aussi énorme qu'il y a vingt ans, avec un bonus lié à la nostalgie du truc (qu'ils semblent avoir bien intégré dans le film). Tout le monde est là, plus vieux, mais apparemment pas vraiment assagis !

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Je ne sais pas si le film sera comme ça tout du long mais le nombre de référence à T1 est monstrueux. Ca m'a donné envie de le revoir ... en attendant la suite.

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Phil


Admin
Je pense que je me le referai juste avant la sortie du 2...

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Je dis ça mais vu le nombre de films que j'aimerai bien revoir, c'est peut-être ce qui va se passer, sachant que je viens juste de terminer l'intégrale Tarantino débutée en janvier.

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