Other Worlds - Le forum de The X Phil

Le cinéma est plus harmonieux que la vie, il n'y a pas d'embouteillages dans les films. Les films sont comme des trains qui filent dans la nuit (François Truffaut)


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Steven Spielberg

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26 Re: Steven Spielberg le Dim 1 Avr - 13:04

Phil


Admin
Bon, en guise de truc chiadé, j'arrive pas à faire mieux; pas super content de ça, mais bon... En même temps, je me rends compte que c'est super dur de parler du film (mortel) ! Dnoc voilou...


Ça faisait plus de 10 ans (après La guerre des mondes, en gros) que Steven Spielberg se reposait complétement sur ses lauriers, se contentant d’aligner des films souvent sans grand intérêt (Tintin, Lincoln, Le pont des espions…), au pire nazes (Indy 4, le Big Fucking Giant, Cheval de Guerre). Sans jamais perdre sa maestria technique, sa capacité à emballer un spectacle efficace… mais, pour autant, sans jamais retrouver non plus ce qui faisait le sel de ses films et avait fait de lui la figure fondamentale du cinéma américain qu’il était devenu.
Un état de fait aisément explicable et compréhensible : au milieu des années 2000, qu’est-ce que Spielberg peut encore faire de nouveau, d’impressionnant, de grandiose ? Quel challenge est encore susceptible de réveiller le réalisateur trônant au sommet de la pyramide – maintenant que Kubrick est mort et qu’il a repris le flambeau via A.I. ? Il y a bien 2/3 réalisateurs qui peuvent encore redistribuer les cartes, James Cameron, Peter Jackson – mais les deux ne semblent pas trop savoir alors comment gérer les triomphes de Titanic et LOTR ; et sont de toute façon tellement redevables au cinéma du maître qu’ils ne semblent pas près de lui piquer sa place sur le trône.
Alors, tranquillement, Spielberg se met en pilotage automatique.
Jusqu’à ce que ses deux derniers films débarquent à un mois d’intervalle sur les écrans, en ce début 2018. De Pentagon Papers, j’ai déjà dit à quel point c’était dans la lignée de son cinéma de ces dernières années – pas mauvais mais ronronnant tranquillement dans un film où personne ne semble s’être vraiment fatigué.
De quoi nous endormir ; préparer le terrain pour le choc de son film suivant ? Peut-être.

Quel que soit le niveau de « calcul », ou la part de hasard, aboutissant à la sortie aujourd’hui de READY PLEAYER ONE, à ce moment là de la carrière du réalisateur, une chose est évidente : à 70 ans, Spielberg revient au centre du jeu, pour reprendre la main et montrer à tout le monde une bonne fois pour toutes qui est le boss !
C’est que, depuis 10 ans, justement, la physionomie du blockbuster américain a considérablement été modifiée. L’arrivée des super-héros et les cartons atmosphériques du Marvel Cinematic Universe, l’explosion des franchises, le boom des dystopies « Young Adult » - autant d’éléments qui ont relégué dans l’ombre le cinéma de Spielberg et ses contemporains. Surtout, la génération de réalisateurs qui est arrivée aux commandes, ou celle apparue un peu plus tôt et qui s’est affirmée dans ces années là, se réclame pour la plupart de Spielberg et consorts ; payent sans arrêt leur tribut à leur père à tous… et a peu a peu fini par l’éclipser aux yeux du public. Tu parles de Spielberg à un ado d’aujourd’hui sevré aux Marveleries, il ne comprendra pas ce que celui-ci a pu représenter à sa grande époque.


Il était temps que ça change, et Ready Player One est le véhicule idéal pour ça.  
Le livre de Ernest Cline à l’origine du film est déjà intrinsèquement lié au réalisateur, et constitue un voyage nostalgique au sein de sa filmographie (réalisations et productions des années 80/90). Spielberg a d’ailleurs hésité à se lancer dans ce film, craignant l’entreprise autocentrée et le trop-plein de références personnelles et d’autocongratulation. Il y a d’ailleurs (semble-t-il, puisque je n’ai pas lu le bouquin, mais c’est commenté par beaucoup de gens) eu un gros effort pour privilégier les références externes plutôt que celles à sa filmographie – d’ailleurs finalement peu nombreuses (il y a plus de clins d’œil à ses potes Zemeckis ou autres qu’à lui-même).

Le résultat de l’adaptation du livre par le seul réalisateur légitime pour le porter à l’écran, c’est ce film de geek, pour les geeks ; finalement assez différent de tous les  autres films de geeks qui règnent sur le cinéma hollywoodien depuis que les geeks y ont pris le pouvoir. Parce que les nombreuses références du film sont bien plus que des coups de coude adressés au public. Ils sont cela aussi – durant les premières minutes, il y a bien un plaisir totalement jouissif à s’amuser à tout repérer aux quatre coins de l’écran. Mais on comprend aussi très vite que le film va bien plus loin. En opérant l’intégration de ces références à la fois dans l’histoire du film, et dans son projet cinématographique. En les dépassant constamment, aussi.
Le summum, et la profession de foi de Spielberg à travers ce film, s’incarnant dans la séquence centrale hallucinante
Spoiler:
en hommage au Shining de Kubrick. Tout le projet de RPO est résumé là : utilisation des références dans le contexte, hommage à un réalisateur culte, mise en abyme, réflexion sur la culture pop… en plus d’être le sommet du film dans son rapport à la fois ludique et réfléchi à ce qu’on voit à l’écran.

Le résultat, c’est aussi un blockbuster expérimental hallucinant- comparable uniquement aux autres rares prototypes de ces 20 dernières années que sont Matrix et Speed Racer des Wachowski, Avatar de Cameron, Mad Max Fury Road de Miller et Pacific Rim de Del Totoro.
Que ce soit dans le spectacle proposé, dans la conception des scènes d’action, dans les idées de mise en scène, ou l’univers proposé, le film a tout de l’expérience sortant des sentiers battus – et de la volonté de proposer autre chose que ce qu’on a l’habitude de voir en termes de divertissement ; tout en se reposant sur des bases connues.

C’est enfin une sorte de film-somme pour Spielberg, une réflexion sur son héritage cinématographique, une récapitulation de plus de 40 ans d’une carrière exceptionnelle à plus d’un titre. En plus de tout l’aspect référentiel, il y a aussi au sein du film un rapprochement constant de Spielberg avec ses personnages – le réalisateur s’incarnant tour à tour dans le jeune héros du film, le démiurge de l’Oasis Halliday, son comparse Morrow, même dans certains aspects du méchant Sorrento… Pour finalement livrer un portrait complexe du réalisateur dans les différentes phases de sa vie, et sous tous ses aspects (entertainer, réalisateur « sérieux », technicien hors pair, référence pour ses collègues, producteur avisé…)
Tout ça dans un film bien loin de toute nostalgie mortifère, mais fêtant au contraire cet héritage dans une orgie de séquences ébouriffantes. Et posant la question de savoir vers quoi va bien pouvoir se tourner maintenant le réalisateur... J'espère juste que ça ne restera pas comme un sursaut ponctuel avant de retomber dans son cinéma pantouflard - et ça serait bien qu’il profite de cette étape pour faire du prochain Indiana Jones quelque-chose qui ressemble plus aux films des années 80 qu’au quatrième !

Il y a bien quelques menus défauts dans le film – une certaine naïveté par moments, la structure générale et certains aspects rappelant la branche young adults du cinéma actuel… Mais le spectacle est tellement enthousiasmant par ailleurs que ça passe finalement sans aucun problème.
 
Spectacle total, retour en grâce d’un réalisateur phénoménal, célébration ultime de la pop-culture érigée au rang d’art majeur, READY PLAYER ONE est tout cela, et bien plus encore.

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27 Re: Steven Spielberg le Lun 2 Avr - 13:40

C'est étrange de voir Spielberg, Kubrick, Jackson et Cameron dans la même phrase, au même titre qu'Avatar au milieu de Matrix, Speed Racer, Mad Max et Pacific Rim. Non pas que j'aime pas Cameron, mais Titanic n'a rien d'épique et d'Avatar, une fois les effets spéciaux enlevés, il ne reste plus rien. Tu évoquais un Spielberg "fainéant" cette dernière décennie, et bien Avatar en est un bon exemple Smile
Mais pour revenir à Spielberg, on est en droit d'être gourmand et exigeant mais j'aimerai qu'il y ait plus de réalisateurs qui distraitement arrivent à pondre Tintin, Lincoln, Le pont des espions…même le mal aimé et pas très bon Indy 4.

Quant à Ready player one, ça pourrait presque un film posthume qui résumerait à lui seul toute la carrière de Spielberg et son oeuvre, même si il a mis la pédale douce sur ses références, il a inspiré tellement de monde qu'on arrive toujours à voir sa patte derrière. Le tout en restant très humble (tout en donnant une masterclass de 2h20 Wink). 
Il signe un film quasi parfait, en terme de rythme, d'équilibre, d'action, d'humour. Les deux premières heures passent à une vitesse folle sans aucun temps mort. Seul coup de mou, la fin. Pas ratée mais le souffle épique porté pendant 2 heures s'épuise dans une fin un peu trop convenue ... sauf le dernier plan dans la chambre d'Halliday.
Et ça me parle d'autant plus (comme à toi j'imagine) que toutes les références du film ramènent à des trucs qu'on a vécu réellement (et pas par procuration). 

Y a plus qu'à attendre 4 mois pour le bluray.

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28 Re: Steven Spielberg le Lun 2 Avr - 14:10

Phil


Admin
Ah ben ouais, clairement, dans le genre "film qui me parle", ça se pise là ! D'ailleurs, je l'ai vu avec mon fils à qui ça a moins parlé, justement. Il a plus focalisé sur les références liées aux jeux vidéo. D'ailleurs, à propos de la "holy hand grenade", ça m'a immédiatement évoqué les Monty Python, alors que lui m'a parlé d'un jeu dans lequel c'est réutilisé...

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29 Re: Steven Spielberg le Lun 2 Avr - 14:31

Apparemment dans le bouquin, la troisième épreuve, le personnage doit rejouer des scènes de Monty Python Sacré Graal, j'imagine que ça doit avoir un lien.

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30 Re: Steven Spielberg le Lun 2 Avr - 15:37

Phil


Admin
Ouais, j'ai vu ça aussi

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31 Re: Steven Spielberg le Lun 2 Avr - 21:31

Phil


Admin
Interview de Spielberg à propos du film sur Capturemag :
http://www.capturemag.net/sur-ecoute/le-monde-selon-spielberg/

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32 Re: Steven Spielberg le Jeu 5 Avr - 21:50

Très intéressant ... même si je vais pas me précipiter pour voir sa comédie musicale.

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33 Re: Steven Spielberg le Ven 6 Avr - 0:28

Phil


Admin
Ouais, parmi tous ses projets en cours, s'il pouvait le repousser, celui-là...

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34 Re: Steven Spielberg le Dim 8 Avr - 19:39

Phil


Admin
Deuxième partie du podcast de Capturemag sur Spielberg - 3h20 de Twilight zone à Schindler's List !
http://www.capturemag.net/les-grandes-bouches/capture-mag-le-podcast-episode-23-deuxieme-partie/

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35 Re: Steven Spielberg le Ven 13 Avr - 12:51

Même sans comprendre aucune des références jeux vidéo, j'ai trouvé Ready player one divertissant.

Cependant, la fin neuneu gâche un peu le plaisir.

Et, comme souvent chez Spielberg, la forme l'emporte sur le fond. Son futur n'est absolument pas crédible (où est le gouvernement ? comment vivent les gens au quotidien ? (par exemple, les scènes où tout le monde vient aider les héros (et où on voit ces gens dan la réalité) sont rigolotes mais complètement ridicules))

Bon, en y réfléchissant, j'ai rien compris aussi au deux créateurs du jeu, leur rapport, etc... Idem avec la fin du jeu, quand le vieux dis qu'il est mort mais pas mort, que ce n'est pas un avatar...

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36 Re: Steven Spielberg le Ven 13 Avr - 14:21

Phil


Admin
Pour le coup (et comme je m'y attendais), j'ai surtout capté les références au cinéma des années 80, moins celles aux jeux vidéo. Mais dans tous les cas, elles sont souvent surlignées ("This is fucking Chucky !", "Waow, the mortorcycle of Kaneda in Akira"...), du coup je pense que personne n'a l'impression de se sentir largué...

Pour le futur, ça arrive qu'il soit bien développé chez Spielberg - dans Minority Report notamment.
Après, ouais, c'est pas le cas ici. Je pense que c'est parce qu'ils se sont surtout concentrés sur l'Oasis Ce qui est assez logique puisque les gens y passent réellement leur vie. S'il y a une suite, il faudra plus s'y attarder, vu la fin de celui-là Very Happy

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37 Re: Steven Spielberg le Ven 4 Mai - 14:28

Phil


Admin
J'ai lu le roman Player One de Ernest Cline, à l'origine du film. Sa principale qualité est de rendre le film encore meilleur !  tongue
Je pourrai résumer ça d'un lapidaire : la différence entre le livre et le film est que Cline est un bien moins bon écrivain que Spielberg n'est un bon réalisateur. Mais, en fait, c'est plus profond que ça. Parce que le livre souligne finalement la plupart des points que les détracteurs du film ont reproché au réalisateur. Notamment le plus important : l'abus de références et de clins d'oeil à la pop culture. Sauf qu'on voit bien à la lecture du livre toute la différence entre un étalage de références, et leur intégration dans un projet global qui cherche à les contextualiser et les réinterpréter. Juste un exemple (parmi des centaines d'autres) : dans le livre, il s'agit pour les personnages de rejouer tel quel des films culte (clin d'oeil basique pour flatter le geek), alors que dans le film, les personnages prénètrent dans Shining pour y trouver du sens dans le cadre du film de Spielberg. 
Idem pour les multiples citations in extenso de films/albums/jeux avec leurs dates de sortie etc... là où Spielberg n'appuie jamais sur les références. 
Après, il y a clairement eu un gros travail d'adaptation sur le scénario du film - qui raconte la même histoire avec les mêmes personnages, mais absolument pas les mêmes péripéties ni la même structure. Et on parlait de la vision du futur plus haut : elle est totalement absente du livre, qui se passe à 95% dans l'Oasis. 

J'aurais lu le livre avant, je serai probablement passé sur ses défauts évidents pour bien m'éclater dans imaginaire qui m'aurait immanquablement rappelé le mien. Après le film, ça ressemble à une version light pour ados - sympa parce que j'aime toujours qu'on flatte mon côté geek, mais totalement anecdotique.

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38 Re: Steven Spielberg le Lun 28 Mai - 10:33

Phil


Admin
En deux jours, revu MINORITY REPORT et LA GUERRE DES MONDES, deux excellents Spielberg aux nombreux points communs : starring Tom Cruise, tous les deux au coeur de sa "période noire", tous les deux avec une fin pas terrible alors que tout ce qui est avant est très bien, tous les deux avec des scènes d'action absolument démentes... Me referait bien Munich, maintenant - histoire de boucler ce mini-cycle de film avant sa période moins intéressante (à laquelle il vient de mettre fin avec RPO) !

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39 Re: Steven Spielberg le Jeu 7 Juin - 15:51

Phil


Admin
J’étais plutôt curieux envers Jurrasic World Fallen Kingdom – au point d’aller le voir le jour de sa sortie, alors que ça ne m’arrive plus forcément pour les gros blockbusters qui sortent ces derniers temps. Pourquoi ? Pas par amour pour la franchise à base de dinos reconstitués via leur ADN – j’aime les deux premiers films signés Spielberg (peut-être même plus le mal aimé The Lost World que le premier), mais pas follement non plus ; et je me fous des autres. Certes pas non plus parce que c’est la suite du Jurassic World de Colin Trevorrow de sinistre mémoire…
Mais tout simplement parce que le film est signé de l’espagnol Juan Antonio Bayona, le réalisateur surdoué des géniaux L’Orphelinat, The Impossible et Quelques Minutes après Minuit. Non seulement le gars a aligné les merveilles jusque là, mais il est aussi celui que beaucoup (dont moi) considèrent comme le meilleur héritier du cinéma de Spielberg aujourd’hui. Il était donc intéressant de voir ce qu’il allait faire de ce film, produit par son idole et mentor, qui l’a lui-même choisi pour la tâche (ingrate).
 
Est-ce que cette suite jurassique allait être le premier film raté de sa carrière ? Ou parviendrait-il à faire un film purement personnel, dans la lignée de ses précédents ?
Ni l’un ni l’autre, en fait. Le film est loin d’être aussi catastrophique que le précédent. Et tout aussi loin d’être aussi bon que les autres Bayona.
 
Ce qui est « marrant », c’est que le film est clairement coupé en deux parties, à peu près égales.
La première moitié est du pur Jurassic World, totalement la suite de l’autre, qu’on pourrait croire réalisée par Trevorrow. Du moins, s’il avait pris quelques cours de mise en scène, parce que ça a quand même plus de gueule que son truc. Sans grand intérêt, le film se suit gentiment jusqu’à la scène centrale, qui pourrait être le climax de n’importe quel film de divertissement, et qui est bien spectaculaire. Cette scène, sur laquelle la bande-annonce est presque entièrement axée, marque une rupture dans le film, qui change alors complètement de ton et de style.
La deuxième moitié devient alors un pur film « bayonesque », un genre de film d’horreur familial plus proche de L’Orphelinat que de Jurassic Park. Une course-poursuite dans un manoir gothique avec une grosse méchante bébête en guise de tueur, qui réserve quelques superbes moments. De ces moments où on reconnaît la patte du réalisateur, qui parvient souvent à s’extraire de chemins balisés de ce type de produit pour proposer quelque-chose de personnel. Ça n’atteint jamais le moment où on pourrait se dire que l’espagnol s’est déjoué de tous les pièges pour transformer le film et le faire sien ; mais il y a suffisamment de bonnes choses à se mettre sous les yeux pour ne pas être déçu.
 
Sauf quand il se met en tête de remaker quasiment au plan près le film original de Steven Spielberg (et sa suite, d’ailleurs).
A moins que ce ne soit un problème de scénario. Parce que, s’il y a bien un truc problématique à montrer du doigt, finalement, c’est bien le scénario. Assez concon, sans aucune surprise, totalement balisé… comme le premier JW, ce qui n’a rien d’étonnant puisqu’il est signé Colin Trevorrow, lui !
Par contre, un truc surprenant : Chris Pratt est très supportable ici – se limitant à quelques vannes de temps en temps plutôt qu’en balancer à chaque phrase. Ce qui fait que, saupoudré comme ça de temps en temps, l’humour arrive à être drôle au lieu d’être lourdingue. En face, Bryce Dallas Howard est pas exceptionnelle (euphémisme), mais on s’en fout puisqu’elle est à l’écran et c’est toujours ça de pris. Les autres acteurs.trices sont bien. Ah, sauf Jeff Goldblum, 3 minutes au début et à la fin du film, juste venu là pour sortir deux/trois aphorismes du Docteur Malcolm et repartir avec son chèque.
 
La fin du film prépare évidemment un troisième volet à venir (vous n’êtes pas obligés de rester jusqu’à la fin pour la scène post-générique : elle fait bien pitié et n’apporte rien)… Espérons que ce soit encore confié à un réalisateur de cette trempe. En attendant, contrairement à la daube précédente, ce film là est plutôt recommandable : on y passe un bon moment, avec quelques éclairs de toute beauté, malgré ses défauts.

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40 Re: Steven Spielberg le Dim 10 Juin - 20:10

J'ai bien aimé, mieux que son prédécesseur, plutôt quelconque. 
Quant à la trilogie originale, je crois que je n'ai vu que le premier (sans sauter au plafond).
C'est vrai que côté scénario, ça vole pas très haut mais c'est presque une caractéristique des blockbusters. 
Et moi, j'ai beaucoup aimé Bryce Dallas Howard  Embarassed

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41 Re: Steven Spielberg le Dim 10 Juin - 21:10

Phil


Admin
Ah ben moi aussi.
Visuellement.

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42 Re: Steven Spielberg le Jeu 21 Juin - 23:27

Phil


Admin
Quatrième et dernier épisode du podcast-fleuve de Capturemag sur Spielberg mis en ligne demain à 11h Very Happy

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43 Re: Steven Spielberg le Jeu 18 Oct - 14:58

Phil


Admin
Revu Ready Player One le week-end dernier en BR (et en VF avec les enfants Sad).
Sur la longueur, les quelques défauts du film ressortent; certaines remarques des détracteurs (mais pas celles sur l'utilisation de références ! Plutôt des trucs sur la tâche de naissance du personnage de Olivia Cooke loin de la défigurer, ce genre-là...) sont pas connes.
ça reste un très grand film, et le retour de Spielberg à un niveau qu'il avait déserté depuis trop longtemps. Mais ça sera clairement pas mon film de l'année (il est passé de 1er ex aequo à 3ème dans mon classement provisoire Rolling Eyes )

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44 Re: Steven Spielberg le Jeu 18 Oct - 14:59

Je l'ai revu en BR il y a 2 ou 3 semaines avec le même plaisir qu'en salle.

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45 Re: Steven Spielberg le Ven 26 Oct - 14:41

Phil


Admin
Prochain hors-série du magazine Rockyrama consacré à Spielby... Rien moins que 3 volumes prévus ! Le premier sortira le 7 novembre et couvrira la période de débuts jusqu'à 1989.
ça risque de faire double-emploi avec le podcast à rallonge de Capturemag en début d'année (et être moins bien), mais ça devrait valoir le coup.

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46 Re: Steven Spielberg le Jeu 8 Nov - 12:42

Phil


Admin
Phil a écrit:Prochain hors-série du magazine Rockyrama consacré à Spielby... Rien moins que 3 volumes prévus ! Le premier sortira le 7 novembre et couvrira la période de débuts jusqu'à 1989.
ça risque de faire double-emploi avec le podcast à rallonge de Capturemag en début d'année (et être moins bien), mais ça devrait valoir le coup.

Feuilleté à la Fnac : ça a en effet l'air très intéressant; en effet doublon avec Capture (d'autant qu'on retrouve des journalistes communs). Après, ça coûte 20 balles - est-ce que ça vaut le coup de mettre au final 60 balles dans le bouzin ? Me tâte... mais devrais au moins prendre çui-là, pour commencer.

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47 Re: Steven Spielberg le Ven 9 Nov - 18:07

Phil


Admin
Rockyrama Spielberg tome 1 acheté (avec carte Fnac, 1e de moins Smile)

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